Pour terminer, j'ai tourné un petit vidéo explicatif de cette montagne:
23 septembre 2013
Snæfellnes, la montagne de neige
Pour terminer, j'ai tourné un petit vidéo explicatif de cette montagne:
14 septembre 2013
Les Reykjanes, péninsule au sud-ouest de l’Islande
C’est l’heure d’un petit repas à Grindavík, dans un restaurant près d’un port de pêche, bien protégé des vagues violentes de l’Atlantique nord. Ça fait drôle de penser que le fameux Blue Lagoon fait partie de cette ville, même si le lagon est situé de l’autre côté des montagnes, éloigné de l’océan.
Finalement, le voyage s’est terminé avec le pont qui relie les deux continents. La région étant à l’intersection entre les plaques de l’Amérique et de l’Europe, on a profité d’une petite faille, non loin de l’océan, pour bâtir un pont, assez peu joli. Avouons qu’après avoir vu la plaque européenne s’effondrer, et apercevoir vingt-trois kilomètres plus loin le mur de la plaque américaine, lors de notre visite à Þingvellir, je n’étais pas impressionnée. Surtout que l’être humain étant si petit, j’ai du mal à croire que cette petite fissure est vraiment le lieu de la séparation entre les deux plaques. J’ai plutôt tendance à croire que toute la région entourant ce lieu est la réelle division tectonique: les solfatares de Gunnuhver, le phare Reykjanesviti et le champ de lave alentour. Mais il serait difficile de faire un pont aussi grand…
09 septembre 2013
Le milieu du voyage et attention au Blue Lagoon
Le rythme des visites a ralenti: j’ai commencé les cours à l’université la semaine dernière. L’éducation est un monde fascinant : quand on ouvre la boite des connaissances, elle n’a pas de fin. J’ai toujours trouvé étrange que la curiosité soit un défaut dans les mythes de la Grèce antique (la boite de Pandore) ou même dans la description de la féminité d’antan (femme discrète, pieuse, obéissante : j’ai lu ça dans un vieux roman…) Pour moi, c’est une qualité importante, celle que j’ai nommée quand on m’a demandé ce que je souhaitais pour mon enfant : la curiosité. Car la vie n’est jamais ennuyante, elle trouve toujours le moyen de nous émerveiller quand on possède cette richesse.
Deux choses à mentionner avant de vous quitter. D’abord, notre mini-album « Inspiration » est maintenant disponible sur iTunes! On y a mis des chansons en japonais et en français. Pour 3,96$, voilà un échantillon de nos compositions!
Ensuite, depuis le Blue Lagoon, mes cheveux ressemblent à de la laine d’acier. Et ce n’est pas une blague : la partie qui a subi l’eau salée et pleine de silice du lagon était complètement abîmée. J’ai eu beau les laver, les revitaliser, les traiter… Rien à faire: je ne pouvais même pas passer ma brosse dedans!
04 septembre 2013
Le Blue Lagoon, symbole de la richesse islandaise
Le Blue Lagoon est relié à une centrale géothermique qui puise de l’eau bouillante à 2000 mètres sous ces pierres volcaniques. Elle en sort à 240 degrés et fait tourner des turbines qui créent l’électricité dont on ne sait plus que
On se sert aussi de l’eau chaude pour faire fondre la neige sur des trottoirs trois fois plus large que les nôtres! Je l’avoue, je suis jalouse! Ma poussette, qui a tant de mal à se trottiner sur entre les poteaux électriques de ma ville (inexistants en Islande puisque l’électricité est enfouie) et les bacs de poubelle/récupération/compost n’a jamais le moindre problème sur les trottoirs de Reykjavík.
Terre d’extrêmes, l’Islande a su transformer l’énergie volcanique en richesses. Le Blue Lagoon, c’est un peu le symbole de l’utilisation ingénieuse qu’en ont fait les Islandais: énergie électrique, eau miraculeuse, spa luxueux…
P.-S. Les enfants y trouvent aussi beaucoup d’agréments. Léo en a fait le tour, pouvant marcher à plusieurs endroits. Il a voulu essayer la boue, la cascade, les petits ponts. C’est aussi agréable pour eux que pour nous. Et la préparation tout comme le départ se passent bien car les vestiaires sont très bien organisés: bracelet à puce, séchoirs et bancs partout, gel douche et revitalisant… Le grand confort, même pour le billet minimum!
31 août 2013
Le Cercle d'or grandiose
Il y avait longtemps que le cadran avait sonné à 6h30 chez nous. Mais ce matin de vacances était un peu spécial: un minibus viendrait bientôt nous chercher pour nous amener vers le Cercle d’or, une série de beautés naturelles islandaises à ne pas manquer. C’est LA chose à faire en Islande, et même si c’est infiniment touristique, ça en vaut le déplacement.
D’abord, ça fait infiniment de bien de sortir de la capitale. Comme nos pieds sont les seuls agents de déplacement (avec les bus), nous n’avons rien vu d’autres de l’Islande que la ville et les dessins délicats des montagnes environnantes, à travers la brume. Ça faisait du bien de s’approcher enfin de ces monts pour les voir clairement! Et comme il avait neigé la veille dans les hauteurs, le paysage était encore plus fantastique.
Premier arrêt: la « petite » chute de Faxi. C’était notre premier regard sur les rivières sauvages islandaises et nous n’avons pas été déçus! On croyait pourtant que ce n’était que la plaine, mais il y avait une telle merveille cachée dans ses plis…
Évidemment, il était temps de comparer avec la « grosse » chute, la deuxième plus puissante d’Europe (la première étant dans le nord de l’Islande): Gullfoss. C’est une rivière qui tire ses eaux du glacier Langjökull, qu’on peut admirer au loin. Pour honorer son nom, « les chutes d’or » se sont offertes sous le soleil et n’ont pas manqué de nous mouiller de leurs bouillons. En entrant dans le canyon, le chemin menant vers la chute est bien balisé par des barrières, car, vous le devinez, une chute serait fatale.
Après l’eau qui tombe, visitons maintenant l’eau qui monte: le geyser toujours en activité, Strokkur. Le site lui-même abrite l’ancien geyser Geysir (qui a donné son nom au phénomène, c’est un des seuls mots islandais intégrés au français) et d’autres émanations de vapeur. J’ai pu toucher à la terre rouge, près d’une sortie de vapeur: on dirait que la terre respire. La croute terrestre est ici toute mince… Et voir le geyser jaillir du sol après s’être empli d’eau est indescriptible… « De l’eau qui souffle », dit Léo.
Si nous avons trouvé que les arrêts à Faxi, Gullfoss et Geysir étant suffisamment long, le prochain parc aurait mérité une visite plus attentive. Le parc national de Þingvellir (thingvellir), site mondial de l’UNESCO, est situé exactement entre les plaques tectoniques européenne et américaine qui s’éloignent l’une de l’autre. Au centre de ces sombres falaises, Þingvellir offre un regard sur le plus grand lac d’Islande, le premier parlement du monde Alþing, la chute Öxarárfoss qui ressemble aux chutes Montmorency, des creux rocheux remplis d’une eau cristalline et de quelques plongeurs… Un site exceptionnel qu’on n’a pas eu le temps d’explorer à notre goût… J’y passerais bien une journée complète!
En résumé, le tour qu’on surnomme le Cercle d’or porte bien son nom. C’est la première fois que je comprends vraiment pourquoi les beautés de l’Islande attirent autant les touristes. Ces terres qui fument l’eau, la crache, la roule, la boue fascinent l’œil et l’imaginaire. On y voit la puissance de la planète à la fois lente (glacier, tectonique des plaques) et rapide (chute, volcan, geyser). Inoubliable! Je prépare bientôt des fonds d'écran pour apprécier tout le paysage! À très bientôt!
Premier arrêt: la « petite » chute de Faxi. C’était notre premier regard sur les rivières sauvages islandaises et nous n’avons pas été déçus! On croyait pourtant que ce n’était que la plaine, mais il y avait une telle merveille cachée dans ses plis…
En résumé, le tour qu’on surnomme le Cercle d’or porte bien son nom. C’est la première fois que je comprends vraiment pourquoi les beautés de l’Islande attirent autant les touristes. Ces terres qui fument l’eau, la crache, la roule, la boue fascinent l’œil et l’imaginaire. On y voit la puissance de la planète à la fois lente (glacier, tectonique des plaques) et rapide (chute, volcan, geyser). Inoubliable! Je prépare bientôt des fonds d'écran pour apprécier tout le paysage! À très bientôt!
28 août 2013
Duo cathédrales
Je ne saurais dire si l’église de Hallgrímur est jolie. Mais le point de vue vaut le coût. On voit les 360 degrés de Reykjavík, ce qui est intéressant quand on a commencé à découvrir la ville: on aperçoit alors ce qu’on a visité et ce qu’il nous reste à voir. Les cloches de midi se sont mises à sonner quand les nuages se sont écartés et que la vue est devenue splendide, avec une mer très bleue.
Pour se rendre à Hallgrímskirkja, il faut traverser le centre-ville touristique: des centaines de petites boutiques qui vendent souvent la même marchandise. C’est un peu partout pareil, et ce n’est jamais dans mes quartiers préférés. Même si j’y ai trouvé un joli manteau de laine et que je compte me ramener un bijou de lave.
26 août 2013
Le soleil islandais, juste pour vous
Après une longue journée de voyage et d’attente, nous sommes enfin arrivés et installés dans notre « maison islandaise », comme le dit notre Léo. L’appartement est très éclairé, les fenêtres sont partout, les pièces sont grandes et propres. Le propriétaire a même pensé à sortir des jouets, ce qui fait le bonheur du petit bonhomme, vous imaginez…
Après avoir fait quelques achats pour se nourrir, nous sommes revenus à la maison. La nuit fut longue et bienvenue ! Mais la proximité du cercle polaire se fait sentir, car même en cette fin d’août, le soleil s’est couché en même temps que nous: à 21h30…
Ce matin, nous sommes allés au centre commercial Kringlan pour trouver une épicerie qui ne soit pas un « dépanneur piège-à-touristes ». Les centres commerciaux se ressemblent dans plusieurs pays : on y trouve des boutiques connues (Body Shop, Aveda, Domino Pizza), la fameuse marque islandaise de manteaux 66º North (faits en Chine : avez-vous besoin d’autres commentaires à propos de ces doudounes qui coûtent 1000 dollars?) et un grand Hagkaup bien pourvu en fruits et légumes (vendus au kilo, alors tout paraît hors de prix au début!) et autres nécessités pour faire un sauté!
19 août 2013
Islande : 5 dodos avant le jour J
Étonnamment, la superbe météo prévue pour cette semaine a facilité la préparation des vêtements : j’ai pu mettre bas, pantalons et chandails à manches longues dans les valises sans crainte de devoir les ressortir avant le départ! Le décalage ne sera pas qu’horaire : nous passerons à une température d’été à un temps d’octobre en quelques heures de vol...
Les professeurs qui étudient les congés parentaux, et tout particulièrement l’implication du père islandais, m’ont déjà contactée : je les rencontre le lendemain de mon arrivée! J’ai aussi mon horaire de cours à l’université : le lundi et le jeudi, j’y serai pour assister aux séances sur la littérature et la société islandaise.
Mais j’ai aussi arpenté les guides touristiques pour préparer une liste des choses à faire, voir et entendre à Reykjavík. Étant donné que nous avons avec nous un enfant de deux ans et demi, nous nous en tiendrons à la région de la capitale et ses environs. Ce qui semble déjà fort intéressant, je vous assure!
De toute façon, je n’avais pas l’intention de tout voir. Parce que pour apprivoiser le pouls d’une ville, il faut aussi avoir des journées pour flâner, décanter les découvertes de la veille... Et vous écrire des billets régulièrement! Le blogue Nomadesse redeviendra donc très actif, j’ai hâte de vous emmener avec moi!
Við sjáumst!
(au revoir)
24 juin 2013
Jardins Quatre-Vents, Charlevoix
Sauf aujourd’hui. Et trois autres samedis de l’été.
Ne vous battez pas, tous les billets sont vendus longtemps d’avance. On réserve au début de l’année, sur le site du Centre écologique de Port-au-Saumon, un lieu cher à ma mémoire car j’y aie passé tous les étés de mon enfance. Mon grand-père avait construit un chalet en bois rond, qui appartient maintenant au Centre. Mon nom est toujours gravé sur le mat du drapeau, c’était le seul mot que je savais écrire…
Tout près des champs, un petit pavillon de musique attend les artistes. Quand la guide a demandé si quelqu’un voulait y chanter quelque chose, Philippe et moi avons interprété « Sakura sakura ». La petite salle de merisier servait d’amplificateur naturel. Magnifique petit moment pour nous!
Tous les profits de ces visites sont des dons pour le Centre écologique. Alors profitez-en pour mettre cela à votre liste des choses à faire dans Charlevoix…
Bonne Saint-Jean à tous! Je nous souhaite de ne pas oublier (des fois, je ne suis pas sûre qu’on a la bonne devise…)! ;)
04 juin 2013
Le féminin n’inclut pas le masculin
Les couleurs
Bébé a trois mois. Déjà, vous n’en pouvez plus du bleu, du noir et du vert. Vous visitez un magasin de vêtements et demandez à la dame si les modèles de pyjama pour fillettes ont la même coupe. Elle vous confirme que c’est effectivement la même chose, sauf pour les couleurs. Heureuse, vous choisissez un pyjama mauve et rose, orné d’un gros chat. La vendeuse vous regarde étrangement: « Mais… Ça ne dérangera pas le papa de voir son garçon habillé comme ça? »
C’est malheureusement une histoire vraie. Je suis restée bouche bée et j’ai fini par répondre que non, papa ne s’en formaliserait pas, car il porte aussi des chemises roses. Tout comme ses deux grands-pères…
Dès la naissance, il faut marquer le genre de notre bébé. La chambre est souvent bleue ou rose. Les couvertures, les vêtements, les toutous, tout nous rappelle qu’un garçon, ce n’est pas la même chose qu’une fille.
Or si on permet maintenant aux fillettes de porter du bleu, du vert ou du noir (sans camion dessus toutefois! :P), je vous mets au défi de chercher un chandail, un polo ou une chemise rose ou mauve. Il faut être déterminé. Très déterminé.
Les jouets
Bébé a deux ans. Il s’amuse avec des camions, des casse-têtes et des blocs. Un jour, en arrivant à la garderie, vous remarquez que votre petit garçon adore par-dessus tout la mini-poussette qu’il promène joyeusement en parlant au bébé dedans. Oseriez-vous lui en acheter une pour son anniversaire?
Il y a toujours une hésitation quand on s’aventure avec un bébé masculin dans la section « fillettes » des magasins: celle décorées de cœurs roses, de princesses et d’instruments de cuisine. On se fait regarder étrangement quand on demande à son petit garçon: Quelle poussette te ferait plaisir? Tu veux cette poupée ou celle-là? Quel nom vas-tu lui donner?
Pourtant, s’aventurer dans la section « garçon » avec une fillette n’est plus aussi difficile. Une fille qui s’intéresse aux jouets des garçons, ça se peut. Je ne dis pas qu’on l’encourage à cent pour cent, mais ce n’est pas mal vu. Au lieu de se dire qu’elle deviendra « masculine », on se dit plutôt qu’elle sera une fille forte, comme la princesse Mérida, héroïne de Rebelle de Disney.
Oups! C’est vrai que la renommée compagnie n’a pas hésité à charcuter ce personnage pour le rendre davantage « princesse », C’en est fini de la taille normale de Mérida, de ses cheveux naturels un peu ébouriffés, de son allure guerrière: elle devient maintenant anormalement mince, aux cheveux volumineux, bien habillée… Une pétition réclamant le retour de la vraie Mérida a même été lancée en ligne!
Les livres
Bébé a cinq ans. Il adore les livres, surtout les histoires avec les loups. Il a alors ce délicieux petit frisson de peur, juste suffisant pour créer une tension, un stress, une émotion. Vous croisez un superbe livre qui s’appelle La petite fille et les loups à la librairie. Oserez-vous l’acheter même s’il met en scène un personnage féminin? Et si votre garçon ne s’identifiait pas au personnage?
Les fillettes pourront pourtant lire Flûte de flûte, Victor! et les plus âgées pourront aborder la Cartographie pour jeunes apprentis. Les filles peuvent lire tous les livres, peu importe que ce soit pour un public féminin ou masculin.
Mais le pauvre garçon devra se contenter de ce qu’on a créé pour lui et qui exclut bien évidemment les fées, les cœurs et les héroïnes. Même les chevaux sont pour les filles, selon ce texte d’une libraire jeunesse!
La libération des femmes
La fillette peut porter du rose ou du bleu.
Elle peut aussi jouer avec des camions ou des superhéros.
Elle peut surtout lire ce qu’elle veut, même si le personnage est un garçon. Le masculin n’inclut-il pas le féminin en français?
Grâce au féminisme, on a permis à la femme d’être l’égale de l’homme. De choisir sa vie, sa carrière, le nombre d’enfants. Dans une large part, nous avons donc permis aux femmes de faire aussi ce qui était auparavant réservés aux hommes. C’est une remarquable avancée pour l’égalité. Et il faut continuer de solidifier ces droits.
Mais nous n’avons parcouru que la moitié du chemin.
Le garçonnet ne peut porter du rose ou du mauve.
Il ne peut jouer avec une poussette, bercer une poupée.
Il ne peut pas à s’identifier à un personnage féminin, ce qui lui exclut quantité de livres…
Avons-nous oublié de permettre aux hommes de faire ce que les femmes font? Ou est-ce trop difficile de permettre au « sexe fort » de copier le « sexe faible »?
Or en ne permettant pas au petit garçon d’expérimenter les jouets, les couleurs, les héroïnes, on lui dit déjà à quel point son statut de mâle est précieux, doit être préservé de toute attitude féminine, ce qui l’associerait à un homosexuel… On lui montre déjà ce qu’est la virilité, qui exclut le « prendre soin » d’une poupée, la tendresse, l’émotion.
Après tout, on le sait, les grands garçons ne pleurent pas.
Mais ils se suicident beaucoup, malheureusement.
C’est malheureusement une histoire vraie. Je suis restée bouche bée et j’ai fini par répondre que non, papa ne s’en formaliserait pas, car il porte aussi des chemises roses. Tout comme ses deux grands-pères…
Dès la naissance, il faut marquer le genre de notre bébé. La chambre est souvent bleue ou rose. Les couvertures, les vêtements, les toutous, tout nous rappelle qu’un garçon, ce n’est pas la même chose qu’une fille.
Or si on permet maintenant aux fillettes de porter du bleu, du vert ou du noir (sans camion dessus toutefois! :P), je vous mets au défi de chercher un chandail, un polo ou une chemise rose ou mauve. Il faut être déterminé. Très déterminé.
Les jouets
Il y a toujours une hésitation quand on s’aventure avec un bébé masculin dans la section « fillettes » des magasins: celle décorées de cœurs roses, de princesses et d’instruments de cuisine. On se fait regarder étrangement quand on demande à son petit garçon: Quelle poussette te ferait plaisir? Tu veux cette poupée ou celle-là? Quel nom vas-tu lui donner?
Oups! C’est vrai que la renommée compagnie n’a pas hésité à charcuter ce personnage pour le rendre davantage « princesse », C’en est fini de la taille normale de Mérida, de ses cheveux naturels un peu ébouriffés, de son allure guerrière: elle devient maintenant anormalement mince, aux cheveux volumineux, bien habillée… Une pétition réclamant le retour de la vraie Mérida a même été lancée en ligne!
Les livres
Les fillettes pourront pourtant lire Flûte de flûte, Victor! et les plus âgées pourront aborder la Cartographie pour jeunes apprentis. Les filles peuvent lire tous les livres, peu importe que ce soit pour un public féminin ou masculin.
Mais le pauvre garçon devra se contenter de ce qu’on a créé pour lui et qui exclut bien évidemment les fées, les cœurs et les héroïnes. Même les chevaux sont pour les filles, selon ce texte d’une libraire jeunesse!
La libération des femmes
Elle peut aussi jouer avec des camions ou des superhéros.
Elle peut surtout lire ce qu’elle veut, même si le personnage est un garçon. Le masculin n’inclut-il pas le féminin en français?
Grâce au féminisme, on a permis à la femme d’être l’égale de l’homme. De choisir sa vie, sa carrière, le nombre d’enfants. Dans une large part, nous avons donc permis aux femmes de faire aussi ce qui était auparavant réservés aux hommes. C’est une remarquable avancée pour l’égalité. Et il faut continuer de solidifier ces droits.
Mais nous n’avons parcouru que la moitié du chemin.
Le garçonnet ne peut porter du rose ou du mauve.
Il ne peut jouer avec une poussette, bercer une poupée.
Il ne peut pas à s’identifier à un personnage féminin, ce qui lui exclut quantité de livres…
Avons-nous oublié de permettre aux hommes de faire ce que les femmes font? Ou est-ce trop difficile de permettre au « sexe fort » de copier le « sexe faible »?
Or en ne permettant pas au petit garçon d’expérimenter les jouets, les couleurs, les héroïnes, on lui dit déjà à quel point son statut de mâle est précieux, doit être préservé de toute attitude féminine, ce qui l’associerait à un homosexuel… On lui montre déjà ce qu’est la virilité, qui exclut le « prendre soin » d’une poupée, la tendresse, l’émotion.
Après tout, on le sait, les grands garçons ne pleurent pas.
Mais ils se suicident beaucoup, malheureusement.
S'abonner à :
Messages (Atom)