16 mars 2007

Tempête de bonnes nouvelles

Que des bonnes nouvelles à vous annoncer aujourd’hui! Tout d’abord, un texte de votre nomadesse internationale a été publié par Cyberpresse hier.

J’ai eu toute une surprise en recevant le message de la dame et j’ai relu mon texte attentivement avec Philippe. De beaux souvenirs de voyage. Sincèrement, maintenant que nous sommes installés dans un grand appartement de la ville de Québec, que nous avons commencé à travailler tous les deux, il nous arrive de penser au Japon. En ce moment, c’est la saison des pruniers. Vous rappelez-vous ces milliers de fleurs odorantes? J’avoue que j’adapte mes fonds d’écran aux saisons du Japon!

Ensuite, deux endroits de Québec ont accepté de nous recevoir en concert! Un restaurant (dates à déterminer) et un centre communautaire, le Tam Tam Café. Vous êtes bien sûr tous et toutes invités, le mercredi 9 mai à 20h30. C’est gratuit! Nous interpréterons des chansons françaises, japonaises, anglaises ainsi que nos compositions. J’espère qu’il y aura beaucoup de monde!

Autre bonne nouvelle : j’ai commencé à visiter les écoles pour mes conférences sur le Japon. J’ai vu des élèves de Baie-St-Paul, St-Urbain et Port-Neuf. D’autres conférences à Sainte-Anne de Beaupré, La Malbaie et Lorretteville s’en viennent. J’ai été surprise de la curiosité des élèves et l’intelligence de leurs questions. Je dois avouer que je m’amuse énormément lors de ces visites! Mes moments préférés restent les tirages de cadeaux et l’essai d’un yukata pour une jeune fille chanceuse. C’est trop beau de voir leurs sourires! :)

19 février 2007

La vie rangée, Québec

À Québec, la neige est belle, quel hiver élégant! Les cinq pièces de notre appartement sont rangées et vivables. C’est déjà très bien et on commence à s’y sentir à l’aise. On a finalement peinturé les trois chambres en blanc et il a fallu tout nettoyer après le vernissage des planchers. Mais samedi soir, on apportait les dernières touches décoratives et c’était bien notre chez-nous.

Aujourd’hui, Philippe commence son travail chez Longtail Studios (par chance que la Loi 101 n’exige pas la traduction des noms de compagnies, j’aurais été de dire qu’il travaillait aux « Studios Longue Queue »)! C’est une compagnie de jeux de cellulaire. Il agira à titre de game designer et d’audio designer, ce qui est un bon défi et tout un encouragement pour ses compétences. :)

Les chats sont arrivés dans notre appartement vendredi matin. L’adaptation a été de courte durée : on aurait dit que Tsuki était déjà chez lui après dix minutes et Tama après deux heures. Ils dorment maintenant tranquillement dans leurs endroits préférés, ne se levant que pour exiger une caresse. Nous vivons avec des chats adorables.

Je continue de travailler à l’hôtel. Le Carnaval a été une bonne initiation, j’ai rencontré beaucoup de touristes. Il y a même deux personnes de Nouvelle-Calédonie avec lesquels je peux discuter de paysages familiers et de merveilleux souvenirs.

La semaine prochaine, je commence mes conférences sur le Japon dans les écoles. Je suis bien préparée et j’ai vraiment hâte de concrétiser ce projet qui me tient à cœur. Je rencontrerai des élèves de la maternelle à la 6e année!

On dit souvent que le plus difficile d’un voyage est le choc du retour. Eh bien, je le confirme. Le mois de janvier a été une épreuve très difficile. Pourtant, si vous aviez vu tout le soutien dont nous avons bénéficié! Mais cela n’a rien à voir. Le choc est d’un autre type.

D’abord, nous n’avions plus de maison. Nous vivions dans nos valises, chez des personnes merveilleuses où nous nous sommes sentis très bien. Le hic, c’est quand ça dure deux mois, on sent le besoin d’avoir un endroit qu’on appelle « chez-nous » qui nous ressemble. Merci à Pierre-Luc, Chantale, Elliot, Ariane, David, les parents et les beaux-parents pour tous les jours d’hébergement!

Ensuite, vivre sans emploi et sans argent n’est jamais une sinécure. Félix Leclerc disait que l’argent ne fait pas le bonheur, mais que de ne pas en avoir, ce n’est pas drôle non plus. On connaissait bien la justesse de cette affirmation, puisqu’on ne peut pas dire qu’on ait vécu la richesse au Japon. Mais quelque part dans nos rêves de retour, nous croyions que ce serait terminé au retour.

On avait beaucoup sacrifié pour partir là-bas et réaliser ce rêve. Nous étions prêts à le faire. Mais on oublie que le sacrifice continue quelque temps encore après le retour. Et comme on n’est plus dans la réalisation d’un rêve, c’est plus dur à supporter.

Finalement, le choc culturel. C’est évident que le Québec n’est pas comme le Japon. Après la joie de retrouver de merveilleux aspects, il y a aussi le retour des choses que l’on avait oubliées. Que les confitures sont beaucoup plus sucrées, que les transports en commun sont beaucoup moins commodes et développés, qu’on se débrouille assez mal sans auto, qu’il faut marcher pour trouver du bon tofu, qu’on doit chercher où est donc le bac à recyclage dans nos buildings, etc.

Des petites choses qui s’accumulent et qui peuvent fatiguer. Mais maintenant que la poussière retombe, elles me fatiguent de moins en moins. On se réadapte.

Après cette année, qu’avons-nous appris d’important au Japon? Que nous pouvons choisir. On ne peut pas tout donner à la chance. Il faut également décider d’y aller, de le faire, de partir. C’est beaucoup plus facile à dire qu’à vivre. Mais quand on l’a appris, on le sait pour tous les aspects de notre vie. Pis ça, c’est inestimable.

Je considère que depuis samedi soir, nous sommes enfin dans un chez-nous. Je n’ai pas encore d’attache sentimentale à Québec, je lui laisse un an pour me faire battre le cœur. L’an prochain, on réévalue. Je me souviens qu’au mois de mai, je savais que j’aimais Kyoto. Québec a un charme, c’est certain. Je vais prendre le temps de le découvrir et de le sentir. :)

Au vue des finances, il est probable qu’il n’y ait pas de voyage à l’autre bout du monde cette année. Alors, j’aurai tout le temps de voyager dans ma nouvelle cité. Et je vous la raconterai.

18 janvier 2007

Premiers contacts avec Québec en hiver

Semble-t-il que la vie est un long carnet de voyage. Alors, maintenant que j’y ai pris goût, je vais continuer, de temps à autre, à vous raconter nos aventures et découvertes.

Après notre retour, le décalage horaire fut long à passer! Pendant un bon trois semaines, nous ressemblions à des zombies à partir de 20h et nous nous réveillions à 6h le matin. Mais le rythme du Québec a fini par revenir et nous voilà bien intégrés à l’horaire de l’hiver.

Après de belles fêtes avec nos familles, nous sommes allés vivre chez des amis très accueillants à Québec. Nous y sommes depuis presque deux semaines. On n’a pas eu le temps de voir grand-chose de la ville à part les lieux où nous avons déposé nos curriculum vitae. Ça nous rappelle nos premières semaines dans la ville de Kyoto lorsque nous ne visitions rien, mais qu’on marchait partout.

Première belle nouvelle : nous avons trouvé un appartement pour le 12 février. Juste à la limite de Charlesbourg et Limoilou, c’est très près de tous les transports express des autobus et des épiceries. Il y a aussi une piscine qui comblera le grand manque de Philippe après cette année sans eau au Japon. C’est un grand cinq et demi au troisième étage. Nous sommes très contents et nous avons très hâte d’y être installés avec nos minous! :)

Deuxième belle nouvelle : j’ai trouvé un emploi aujourd’hui! Je serai réceptionniste à l’hôtel Jardins Ste-Anne, un petit hôtel de 18 chambres dans le Vieux-Québec, à deux minutes de la rue Saint-Jean et de la place d’Youville. Je suis très contente et j’y inviterai sûrement tous mes amis japonais qui vont adorer le cachet de l’endroit! :) Le patron est hyper sympathique, alors je crois que je m’y vais sentir bien. Je commence la formation lundi.

Cet emploi nous rassure, car les choses avancent bien pour Philippe également. Graduellement, tout se place et on va se créer un petit nid douillet à Québec.

Mes conférences dans les écoles primaires, secondaires et cégeps se planifient également, les professeurs sont intéressés. J’ai bien hâte de rencontrer tous ces élèves pour parler du Japon.

Pour ne pas oublier mon japonais, je me suis inscrite à un cours de japonais intermédiaire de l’Université Laval. Le professeur est un Japonais linguiste très drôle et très intelligent. La linguistique me fascine déjà, alors je suis totalement captivée. De temps en temps, parler le japonais me manque beaucoup, alors ça me fait du bien d’assister à ce cours. Je me suis aussi trouvée un petit restaurant japonais où j’ai sympathisé avec les employés (tous des Japonais).

Après un an au Japon, il faut avouer qu’il est resté une petite partie de mon cœur à Arashiyama, près du pont qui enjambe la lune et du temple du dragon céleste. Nous n’avons pas encore eu le temps de réfléchir à notre expérience japonaise, car nous mettons beaucoup d’efforts à la recherche d’emploi, mais je suis déjà consciente de cette petite partie de moi, restée là-bas. Cela ne me semble pas triste, bien au contraire. Ça me permet de pouvoir y retourner, en pensée.

Lorsque j’ai rencontré les gens qui lisent ce carnet, ils m’ont souvent dit qu’ils aimaient beaucoup les photos. Je vous en joins quelques unes.

Finalement, je vous souhaite une belle année 2007. J’espère que vous y trouverez du bonheur dans tous les aspects de votre vie et des petites surprises souriantes. Cette année, je nous souhaite aussi un monde un peu plus proche de la paix.

11 décembre 2006

Le retour du Japon

Dimanche, 10 décembre 2006. Il est tôt, il fait soleil lorsque nous fermons la porte de notre petit appartement pour une dernière fois. De notre balcon, on peut voir un arc-en-ciel au-dessus des montagnes d’Arashiyama. On le prend comme un bon présage.

On commence le transport des valises jusqu’à la gare. Nous avons le maximum avec nous : deux grosses valises chacun, une petite valise pour l’avion et un « sac à mains » (ordinateur et grand sac). On a passé la nuit à les peser pour les faire correspondre au poids maximal de la compagnie qui nous transporte.

Évidemment, nous n’avons pas assez de mains pour transporter tout cela. Il faudra faire deux voyages. Je fais le premier avec Philippe puis il va chercher le reste. J’en profite pour transporter les grosses valises de 23 kilos dans les escaliers, vers la voie d’embarquement. Les gens sont gentils : plusieurs personnes nous aident et je n’ai qu’un seul voyage à faire.

Lorsque Philippe arrive enfin, le train est sur le point de s’arrêter. L’employé de la gare l’accompagne avec une valise et voilà, nous sommes bel et bien embarqués dans le bon train.

Direction : gare de Kyoto, pour un transfert. De là, une dame nous aide à rouler nos valises jusqu’à l’autre voie d’embarquement, pas très loin. C’est le dernier train : un express entre Kyoto et l’aéroport d’Osaka où nous prendrons notre avion. Dire que dès « ce soir » (grâce au décalage horaire) nous serons chez nous!

On présente nos billets électroniques, notre numéro de confirmation obtenu voilà deux jours et nos valises à la porte d’embarquement. En pesant le tout, le commis nous informe que chaque valise fait 23,4 kilos (sa balance est plus précise que la nôtre) et qu’il faut enlever du poids. On ouvre les valises, jette certains objets dans la poubelle et on retourne à l’embarquement. Mais il y a un problème avec nos billets.

Je dois expliquer ici le contexte particulier de notre voyage. Nous sommes partis en décembre 2005 avec des points primes offerts par les parents de Philippe. Nous avions des billets aller-retour avec Air France pour la Nouvelle-Calédonie. Après un mois de vacances là-bas, nous sommes revenus jusqu’au Japon où nous avons prolongé « l’escale » de onze mois.

Jusque là, tout va bien. Le hic, c’est que la compagnie affiliée à Air France avec laquelle nous devions revenir n’avait pas reçu la confirmation que les points prime avaient bien été retiré du compte de mon beau-père.

Nous sommes dimanche. Ils ne peuvent pas téléphoner en France pour s’informer car tout est fermé, bien sûr. Après maintes discussions, tentatives d’explication et quelques pleurs, le pire arrive : l’avion part sans nous. Et il faudra attendre au lendemain pour avoir une solution. Peut-être…

C’est là, à l’aéroport du Kansai, que la réalité m’a frappée pour la première fois : j’étais vraiment très loin de chez moi. La conscience d’être à l’autre bout du monde ne m’avait jamais vraiment atteinte. J’avais Internet, le téléphone, un appartement, Philippe… Mais prise avec mes seules valises, sans autre choix que de dormir sur les bancs d’un aéroport, l’éloignement m’a sauté aux yeux. Aucune débrouillardise ne pouvait m’aider puisque il m’était impossible de retourner chez moi à pieds, en train ou en autobus.

Évidemment, conséquence normale de cette prise de conscience : je me mets à pleurer comme un bébé. Je me souviens vaguement des regards pleins de pitié des Japonaises qui me regardaient marcher dans les couloirs de l’aéroport comme une condamnée. Lorsque j’ai annoncé à mes parents que je ne rentrerais pas tout de suite et que je ne savais pas quand je serais de retour, je m’accrochais au téléphone comme une désespérée.

Heureusement, il y avait Philippe. Mon conjoint est un homme calme et je me suis lentement moi aussi calmée. On s’est trouvé un petit coin isolé avec une prise électrique, à laquelle on a branché notre ordinateur. J’avais quelques dessins animés qu’on a écoutés ensemble. Il nous restait quelques yens et on allait parfois flâner dans l’aéroport, même si on n’avait pas très faim.

On a fini par trouver une connexion WIFI qu’on a utilisée pour communiquer avec les amis. J’ai travaillé mon site web et j’y ai ajouté plusieurs fonds d’écran. On avait du temps à profusion. Nous avons passé la nuit à faire le guet à tour de rôle. Nos valises étaient tout ce qui nous restait : nous y tenions!

Le lendemain matin, nous avons téléphoné à Air France dès 9 h. Mais la compagnie aérienne ne pouvait rien faire par téléphone, il fallait rencontrer la responsable de l’aéroport.

Après plusieurs dizaines de minutes d’attente, nous avons enfin croisé brièvement la dame d’Air France. Elle était très occupée, mais nous lui avons expliqué notre cas, au milieu de la file d’embarquement. Elle nous a répondu que le problème, selon elle, c’est qu’on ait voulu voyager avec une compagnie affiliée. Comme nous sommes arrivés avec un avion identifié Air France, il fallait repartir avec la même compagnie. « Oui, oui, oui, mais partons-nous bientôt? », nous sommes-nous empressés de répondre.

L’avion du jour était plein, même en classe affaires. Voyager avec Air France au mois de décembre n’est pas la bonne période pour avoir des problèmes. Mais la dame nous a préparé les billets pour le lendemain.

Soulagement et déception. Une autre nuit à dormir sur les bancs. Nous savions également que l’avion Osaka-Paris arrivait trop tard pour prendre la correspondance pour Montréal. Nous allions devoir passer une nuit à Paris. Nous avons réservé tout de suite un hôtel par Internet. Et nous sommes retournés nous installer dans notre coin préféré.

Toutes les nuits, les agents de sécurité de l’aéroport passaient prendre les numéros de nos passeports et nous demander des explications. Mais ils restaient très gentils. Ils devaient bien voir qu’on ne faisait pas grand mal.

Mardi 12 décembre 2006. Nous embarquons enfin dans l’avion. Lorsque j’ai vu le sol du Japon s’éloigner sous mes pieds, les soucis de ces deux jours saturés d’inquiétude et de tristesse se sont envolés. Ce vol a sans aucun doute été le plus agréable de notre vie, avec des agents de bord absolument charmants.

L’hôtel que nous avions réservé à Paris était très abordable, ce qui signifie peut-être que le sourire était une option. Mais c’était très secondaire, puisque nous ne pensions qu’à dormir. Quatorze heures de sommeil nous ont beaucoup calmés.

Mercredi 13 décembre 2006. On arrivait enfin au Québec, avec plus d’une heure de retard. Nous ne savions pas si nos valises avaient fait le voyage avec nous puisqu’il y avait une grève à Paris et plusieurs bagages étaient restés au sol. Mais heureusement, le hasard avait terminé de nous taquiner. Nos valises étaient là et nos parents aussi.

Il faisait 8 degrés à Osaka lors de notre décollage, 8 degrés à Paris lors de notre sommeil et 8 degrés à Montréal lors de notre arrivée. Et il pleuvait légèrement partout. On ne peut pas dire que le choc de l’hiver fut très grand. Mais quel voyage!

09 décembre 2006

Retour au Québec

Demain, c’est le grand jour, on part en avion vers le Québec. Enfin! Nous sommes très heureux de revenir, mais nous sommes également déjà un peu nostalgique de quitter ce si bel endroit où nous avons habité. Ce voyage aura été, sans nul doute, très enrichissant, certainement pas du côté argent, mais du côté connaissances, expériences, découvertes et tant d’autres points! Cette valeur est inestimable.

Le bilan du voyage ne peut être fait maintenant, car nous avons besoin d’un peu de recul pour bien comprendre tout ce qui nous ait arrivé depuis un an. Je vous enverrai ça dès que ce sera prêt. :)

Aujourd’hui, nous avons fait les valises, nettoyé l’appartement et marché une dernière fois dans notre quartier. Nous étions chanceux, ce soir commençait le Hana-Touro, l’éclairage du pont et de la montagne. C’était superbe. Nous avons ensuite soupé dans un bon restaurant et nous voilà de retour à la maison pour terminer les dernières petites choses.

Merci à vous tous d’avoir suivi nos aventures au Japon. Vous avez été d’un grand support pour nous.

Réponses à vos questions

Voici les réponses aux questions que vous avez posées à Mme Morita. Si vous ne trouvez pas votre question dans la liste, c’est qu’elle ne le savait pas ou que nous n’avons pas eu assez de temps.

Pourquoi les Japonais s’inclinent?

C’est pour montrer son sentiment, c’est plus poli d’ajouter un geste à l’expression « Désolé », « Merci », « Bonjour », etc. C’est dans la tradition depuis très longtemps et les jeunes continuent de l’appliquer sans aucun problème. En Chine, on ne fait pas cette salutation. Entre amis, c’est également moins important (l’inclinaison est moindre).

Est-ce que les jeunes Japonais sont bien perçus?

Mme Morita a beaucoup ri en disant que c’était toujours comme ça dans tous les pays : tout le monde critique les jeunes! ;) Mais sinon, ils restent assez respectueux de la norme. La plupart des gens changent leur couleur de cheveux, mais cela est normal maintenant dans la société japonaise (à part les couleurs éclatantes comme rose ou vert, par exemple). Les gens qui s’écartent de la norme sont surtout des musiciens.

Elle m’a cependant souligné que les parents avaient tendance à surprotéger leurs enfants, ce qui causait des problèmes. Par exemple, les enseignants se font chicaner parce que certains élèves ne réussissent pas, ce qui n’est certainement pas la faute de l’enfant, d’après les parents…

Pourquoi les Japonais prennent autant de photos d’eux en voyage?

Pour se souvenir, parce qu’on ne reviendra probablement pas là, parce que les appareils photos japonais sont excellents! ;)

Pourquoi font-ils « peace » avec les doigts quand ils prennent une photo?

Parce qu’en faisant cette expression, on sourit automatiquement ou presque. Ça fait donc de bonnes photos. ;)

Pourquoi les Japonais ne rient pas à gorge déployée?

Parce la discrétion est une vertu au Japon. On n’est pas habitué à exprimer ses sentiments en public. Mais dans la vie familiale ou avec les amis, c’est possible.

Pourquoi n’y a-t-il pas de savons dans les toilettes publiques au Japon?

S’il a du savon, on l’utilise. Mais s’il n’y en a pas, on a le sentiment que le lavage des mains à l’eau est suffisant.

Comment les Japonais fêtent Noël?

C’est une fête importée de l’Occident, au contraire du Nouvel An, qui est la plus grande fête japonaise. L’atmosphère est très différente entre les deux fêtes. Noël est très joyeux, on sort dîner dans un restaurant. Il y a beaucoup de musiques partout, les amoureux échangent des cadeaux. Les femmes reçoivent surtout des bijoux (Tiffany par exemple). Le Nouvel An est une fête plus calme et sacrée, qu’on passe en famille à manger des choses particulières à ce début d’année. Les enfants reçoivent des enveloppes avec de l’argent.

Quelles sont les fêtes les plus populaires?

Ça dépend des régions, il y en a beaucoup. Trois grands festivals sont à souligner : le Gion matsuri à Kyoto, le Sanja matsuri à Tokyo et le Hakata dontaku à Fukuoka.

Comme fête, le Setsubun (3 février) est particulièrement apprécié. Les parents se déguisent en démon, les enfants leur lancent des haricots en criant : « Sors démon et que la joie entre! » Chaque région a ses traditions pour cette fête.

Pourquoi certains Japonais ont une fascination presque malsaine pour la jeune fille encore enfant?

Au Japon, on apprécie beaucoup les choses nouvelles! Non sans blague, le « kawaii » est une mode très forte au Japon. On aime beaucoup ce qui est petit et mignon. C’est un éloge. Alors, la jeune fille enfant en est la représentation pour certains Japonais. Les femmes adultes de plus de 40 ans se font appeler « grand-mère ». On dit que 25 ans est le tournant pour une femme : sa peau change de texture et se dégrade. C’est pourquoi les femmes veulent se marier avant. Beaucoup d’idoles adolescentes (qui chantent très mal) font carrière à cause de cette mode du « kawaii ». Cette tendance a débuté il y a environ trente ans.

Quels sont les repas les plus populaires?

Ça dépend des générations. Les enfants aiment beaucoup le riz au curry (les adultes aussi), le steak haché et le poulet frit. Les adultes aiment les sushi pour les occasions spéciales, le donburi (riz avec tempura) et les nouilles (soba, udon, ramen, etc.). Le sukiyaki et le yakiniku (un plat coréen piquant) sont aussi très populaires.

Est-ce que les Japonais croient aux légendes?

Avant la Seconde Guerre mondiale, peut-être. Mais maintenant, les enfants ne vivent plus avec leurs grands-parents, alors les légendes se transmettent moins bien.

Pourquoi les Japonais peuvent être ancrés dans leurs traditions et vivre avec les technologies en même temps?

C’est une question très difficile à répondre. Pour les Japonais, ces deux notions ne sont pas contradictoires. On peut faire cohabiter l’ancien avec le nouveau. Pas besoin de détruire l’ancien pour ça. Par exemple, l’aéroport du Kansai a été construit dans la mer pour éviter de détruire de grands espaces. Les Japonais sont attachés à leur passé, mais peuvent vivre dans le monde moderne.

Pourquoi existe-t-il un festival des films français au Japon?

Parce ces films sont différents de ceux d’Hollywood ou du Japon, donc ils suscitent la curiosité. Avant, les films italiens étaient les plus populaires, mais les films français gagnent de plus en plus de popularité.

Est-ce que beaucoup de Japonais font carrière pour être sumo?

Non, c’est plutôt rare. Pour devenir sumo, il faut s’astreindre à une discipline très stricte que peu de gens peuvent supporter. On se lève très tôt, on fait des exercices difficiles, puis on mange un gros repas, puis on se rendort pour bien absorber les protéines. C’est une vie très contrôlée. Et même avec cet entraînement, le succès n’est pas assuré.

Aujourd’hui, les champions sumo au Japon sont des Mongols ou des Russes. Les Japonais sont plus rares.

Est-ce que les enfants doivent performer à l’école?

Oui, c’est encore la réalité. Le Japon ne possède aucune ressource naturelle (pétrole, diamant, etc.). L’éducation est donc synonyme de richesse. On investit donc beaucoup en recherches informatiques et électroniques. Les enfants subissent beaucoup de pression pour réussir le mieux possible et avoir un bel avenir. L’école d’où l’on sort est primordiale pour l’emploi futur.

Quelles sont les choses dont les Japonais sont les plus fiers au niveau culture et économique?

Sans doute la nature, le changement des saisons et toutes les beautés qu’on y trouve. Ils sont très fiers également de leur assiduité au travail (parfois trop) et de l’harmonie en collectivité.

Quelles mœurs doit-on savoir lorsqu’on travaille dans une entreprise japonaise?

Il y en a beaucoup! C’est primordial de respecter l’harmonie du bureau, de toujours saluer, d’être gai. Il y a également beaucoup d’activités de groupe et il faut y assister, sinon il faudra se justifier avec une explication valide (décès par exemple).

Est-ce les employés travaillent la fin de semaine?

Non, la semaine de travail est officiellement de cinq jours. Mais beaucoup de gens se rendent encore au travail le samedi et même le dimanche, bénévolement.

Combien d’heures travaillent-ils par semaine?

Officiellement, le code du travail conseille du 9h à 5h. Mais les employés de banque, par exemple, rentrent très tôt, à 7h et ils finissent à 23h.

Pourquoi les Japonais s’assoient par terre au lieu d’utiliser des chaises?

Pour nous, cela est tout aussi confortable qu’une chaise, et moins embarrassant.

Pourquoi utilisent-ils des planchers en tatamis?

Maintenant, de plus en plus de maisons ne possèdent pas de pièce recouvert de tatamis. S’il y en a, c’est seulement une. Maintenant, on les fait parfois venir de Chine, car c’est moins cher (le tatami est fait à la main). Dans une auberge, les tatamis donnent un style très décontracté, propre à la détente. C’est aussi facile à nettoyer et on peut marcher sans faire de bruit.

Est-ce que le taux de suicide est toujours aussi élevé?

Malheureusement, c’est vrai que le taux de suicide est très élevé chez les jeunes japonais. Il est de plus en plus difficile de vivre dans une société tendue, frustrée, qui perd plus facilement son sang-froid. On n’a plus le temps de réfléchir profondément avant d’agir.

Pour un voyage d’une semaine, que conseillez-vous?

La région de Tôfoku (nord-est) est très belle. Il y a beaucoup de onsen (source d’eau chaude), la nature est merveilleuse (lacs, montagnes), il y a beaucoup de bons fruits. On dit qu’une des montagnes est envahie de démons, elle est couverte d’une forêt ravagée, mystérieuse. On raconte que des phénomènes étranges s’y déroulent. C’est une région à voir.

Voilà, ce sont les réponses de Mme Morita. Merci beaucoup pour toutes vos questions très intéressantes! :)

06 décembre 2006

Arashiyama, Kyoto, Japon

Aujourd’hui, nous ne sommes pas allés bien loin, nous avons profité du soleil matinal pour photographier notre Arashiyama aux couleurs d’automne. C’était très beau. J’ai remarqué qu’à neuf heures, il n’y a pas beaucoup de monde qui se promène dans le coin. Hier, au Hôryû-ji, nous sommes arrivés à 10h et il n’y avait presque personne non plus. Bien sûr, ça se remplit très vite ensuite, mais je trouve tout de même ça surprenant. À 9h, sur la place Saint-Marc à Venise, il y a foule, n’est-ce pas? À Kyoto, à 9h (ce n’est pas si tôt quand même), on peut visiter les temples en toute sérénité.

Ce qui est bizarre, c’est qu’on pourrait penser que si la journée de visite commence plus tard, elle se termine sûrement plus tard aussi. Les boutiques ferment tôt (5h ou 6h) et les restaurants n’ouvrent pas très tard non plus. Hier, à Asuka, on a même refusé de nous louer des bicyclettes à 3h de l’après-midi! Par chance qu’on commence nos journées un peu plus tôt ces temps-ci. :)

Après avoir posé notre regard admiratif sur le Togetsu-kyô (le pont qui traverse la lune), nous sommes allés au Tenryû-ji (Temple du dragon céleste). J’ai toujours été fière que mon adresse s’écrive comme ainsi : Kyoto, partie ouest, temple du dragon céleste (traduction). C’est un temple tout près de la maison, on y a souvent marché. Mais nous voulions entrer pour voir le dragon. Malheureusement, il se repose à ce moment-ci de l’année. ;) Mais la nature était superbe et nous avons tout de même pu voir un autre dragon. Et un vrai héron qui traversait placidement un petit pont.

J’avais mes derniers cours après cette visite, nous profiterons donc de l’après-midi pour commencer les valises. En revenant à la maison, j'ai rencontré deux jeunes filles habillées en maiko. Belle journée. :)

21 novembre 2006

La métamorphose lugubre du ginkgo

Lorsque nous sommes arrivés à Kyoto en janvier, nous avons pu constater que ce n’était pas la meilleure saison pour visiter la cité. La température se situait près du point de congélation, il bruinait, tout était gris. Les arbres étaient comme en novembre au Québec : sombres et menaçants. Lorsqu’on m’a dit que les arbres qui bordaient la rivière Kamogawa étaient de fameux sakura, reconnus pour leur beauté, je dois avouer que j’ai eu un doute.

Le spectacle de l’hiver à Kyoto n’est pas toujours réjouissant. La majorité des arbres dans la ville sont des feuillus, alors il est triste de voir la majorité d’entre eux tout nus, à part les bambous qui conservent leurs feuilles. Mais les pires à voir n’étaient pas les noirs cerisiers qui longeaient la rivière, mais les arbres qui bordaient les rues. Je ne savais pas encore leur nom, mais ils me faisaient un peu peur. C’étaient des arbres très hauts, aux branches courtes, avec un air lugubre. Les jours de pluie, on se serait cru dans un film de Tim Burton, du genre « Sleepy Hollow ».

J’ai été surprise quand j’ai appris que ces arbres tristes étaient des ginkgos bilobas. Alors, c’était ça, l’arbre légendaire? Lire l'article de Wikipédia. Celui qui existe depuis 300 millions d’années, qui a vu les dinosaures, qui peut vivre 2500 ans et qui guérit nombre de maladies?

À la vue de mon visage stupéfait et déçu, mon interlocuteur japonais s’empressa de me dire que tous les ans, on devait tailler les itchoo (comme on les appelle au Japon), car ils poussent extrêmement vite en été.

Comme j’ai arpenté la rue Marutamachi de long en large toute l’année, j’ai surveillé attentivement les ginkgos. Eh bien, il avait raison. En juin, en moins d’une semaine, de petites branches ont poussé de partout et les feuilles du ginkgo sont apparues. Je dois dire que cela transformait avantageusement mon paysage quoditien.

Il y avait tellement de feuilles qui poussaient que l’arbre est devenu quasiment touffu. Les feuilles elles-mêmes sont superbes, car elles ont la forme d’un éventail. Quel bel arbre!

En octobre, le fruit puant des arbres femelles (d’après mon pif, ça ressemble assez à l’odeur du vomi) est excellent. Il faut prendre le temps d’enlever la coquille puante, car à l’intérieur se cache une petite noix tendre sans odeur qu’on fait cuire au four micro-ondes, comme du popcorn. On trempe la noix chaude dans une pincée de sel, et voilà une autre découverte délicieuse, mais réservée aux adultes car elle peut être toxique pour les enfants. Évidemment, la ville de Kyoto ne devient pas malodorante chaque automne puisqu’on prend bien soin de planter des ginkgos mâles au bord des rues.

Je n’étais pas au bout de mes surprises. Non seulement le ginkgo résiste-t-il à la pollution (ce qui explique pourquoi il borde les rues), mais il devient en automne d’un jaune doré absolument magnifique.

Malheureusement, l’histoire triste commence justement en plein automne. Les gens de la voirie s’attellent à la tâche de couper toutes les branches des ginkgos des rues de Kyoto. C’est terrible. Un désastre. On massacre la beauté naissante. Est-ce qu’on coupe les fleurs d’un sakura avant leur éclosion? Après de longues recherches pour comprendre le sens de cette pratique, j’ai fini par obtenir une réponse. Les feuilles tombées des ginkgos encombrent les rues et les terrains des maisons. Au Japon, on est responsable des feuilles de notre arbre qui tombent dans la cour du voisin. Ainsi pour éviter ce genre de « pollution », on préfère couper les feuilles avant qu’elles ne tombent.

D’ailleurs, j’ai pu constater qu’on faisait la même chose avec d’autres arbres. Nous avons vu une femme d’entretien enlever systématiquement les pétales des roses sauvages pour éviter qu’elles ne tombent dans le sentier du temple. C’est ainsi qu’on réalise que les perceptions peuvent être très différentes à l’autre bout du monde.

15 novembre 2006

Le retour approche

Comment allez-vous? Nous, nous allons très bien. Le retour se compte maintenant en jours et cela nous rend très heureux. En plus, l’automne est vraiment beau ici et les feuilles sont très colorées. Le vent est frais, nous avons commencé à chauffer l’appartement depuis quelques jours.

Nous avons aussi commencé à vendre les choses : piano, télé, vélo, chaises, lampe, tiroirs, etc. Graduellement, l’appartement s’agrandit.

J’ai déjà donné, à certains étudiants, leur dernier cours. Chaque semaine, je dois dire au revoir à d’autres étudiants. Certains enfants savent qu’ils ne restent que deux cours et ils ont déjà des larmes dans les yeux. C’est émouvant. J’ai préparé des petits albums avec les photos de tous nos cours. Je vais leur offrir lors de la dernière leçon.

Je dois dire que j’ai été chanceuse. J’ai eu environ une vingtaine d’étudiants, la majorité étant des adultes. Tous mes étudiants enfants étaient toujours calmes et mignons. Je n’ai pas vraiment eu à faire de la discipline (ouf!). En plus, j’ai enseigné le français à la moitié de mes étudiants, ce qui était inespéré à Kyoto.

Avec les étudiants adultes, on apprend beaucoup, c’est génial. Ils nous parlent du Japon, de leur famille, de leur vie. J’ai aussi beaucoup parlé de mon Québec, de ma culture. C’est certainement avec ces personnes qu’on échange le plus. C’est donc une bonne chose de leur enseigner.

Par contre, ce n’est pas ainsi qu’on apprend le japonais. Je dois dire qu’être professeur au Japon ne permet absolument pas d’apprendre le japonais. Oui, on apprend quelques mots par-ci, par-là, mais les étudiants souhaitent entendre la langue qu’ils étudient. Il faut donc parler l’anglais ou le français (quoique avec les étudiants débutants en français, je parlais en japonais pour les explications).

Pour apprendre le japonais, il faut donc avoir la volonté de s’y mettre et d’y travailler. Ce n’est pas une langue facile. À partir du mois d’avril, je me suis donc payée une professeure privée, car les cours gratuits du Centre de Kyoto étaient un peu difficiles. Avec Tae-chan, j’ai vraiment beaucoup appris. Pas seulement le japonais. C’est grâce à elle qu’on a découvert le bunraku, l’ikebana, la pension au Mont Fuji, le noh, le quartier chinois de Yokohama, les meilleurs okashi (pâtisseries) de Kyoto et d’autres, et d’autres! :)

Quand je lui ai appris que je m’étais inscrite à un examen de japonais pour le mois de décembre, elle a décidé de me lancer dans le grand programme : devoirs, devoirs et devoirs. J’ai donc terminé les deux gros livres Minna no Nihongo en trois mois! Je vous dis que j’ai travaillé fort! ;) Mais j’espère que je pourrai passer l’examen, car je sais qu’il est difficile. :)

Voilà mes petites pensées d’aujourd’hui. :)

Ah! Hier, Philippe et moi avons envoyé notre démo à des compagnies de disques québécoises. On espère fort fort avoir des réponses! :) Mais sinon, on ne se découragera pas et on fera comme à Kyoto : on se forgera un petit public graduellement. :)

11 octobre 2006

Les sons au Japon

Le monde merveilleux des sons du Japon est tellement présent et particulier que je vais me faire un plaisir de vous en donner un aperçu.

Les transports en commun
Toutes les entrées extérieures de train ou de métro émettent deux petites notes étranges, à intervalles réguliers. Je me demande bien à quoi cela peut servir. La meilleure théorie reste pour l’instant est que ces escaliers sont ainsi soulignés aux aveugles. Mais y a-t-il tant d’aveugles au Japon? Je n’en ai pas encore vu un.

Dans certains métros, chaque direction souligne l’arrivée du prochain train par une musique discrète. Une dame vous explique automatiquement ce qui se passe. L’employé du guichet peut également expliquer comment procéder dans son micro et entrer en conflit avec le message automatique. On ne comprend plus rien finalement. Trop de bonnes intentions, c’est comme pas assez.

Les intersections
Chaque feu de circulation possède des indications pour les piétons: un petit bonhomme vert qui s’allume et un oiseau. Le gentil moineau pépie quand on traverse nord-sud et il y a une petite musique pour la direction est-ouest. Quand on arrive près du haut-parleur, ça peut percer les oreilles. Mais sinon, c’est bien utile, on n’a même pas besoin de regarder. Sauf si on est comme moi qui ai cherché (la première fois!) où était l’oiseau qui n’arrêtait pas de crier...

Pour les intersections du centre-ville, c’est différent. Parce que l’on peut également traverser en diagonale (tous les feux sont rouges). Alors, on a droit à une musique complète très caractéristique et qui nous reste longtemps dans la tête.

Le pachinko
Ce jeu est le casino des Japonais. Vous entrez là-dedans et c’est la pire des cacophonies que je n’ai jamais entendues. Toutes les machines crient, ça clignote, les employés gueulent, etc. On est sorti à toute vitesse avant de devenir fou!

Les petits camions
Au début, je ne comprenais pas pourquoi certains camions se promenaient lentement dans la rue à 8h le matin avec la musique et le haut-parleur en criant quelque chose! Maintenant, je sais qu’ils sont là pour la récupération du papier, des appareils électriques, etc. C’est supposé être plus facile, mais ils nous réveillent souvent le dimanche matin! En plus, ils passent plusieurs fois dans la rue.

Les moines
Ce matin, une nouveauté : à 7h30, un groupe de moine bouddhiste sont passés en méditant des « hum, hum ». Excusez-moi, je n’ai pas pris de photos, j’étais bien au chaud dans mon lit et j’essayais de me rendormir avant que le cadran sonne. Mais rien à faire : les moines sont repassés plusieurs fois près de ma fenêtre pour être sûrs que je ne dorme pas trop longtemps!