24 juin 2006

La Saint-Jean au Japon

Cette année, il est clair que ma Saint-Jean sera différente. Je vis à Kyoto, dans un milieu totalement japonais où le Québec n’est pas très représenté. Je suis toute seule avec mon drapeau.

J’ai eu la chance de trouver une minuscule école où je peux enseigner le français. J’ai donc plusieurs étudiantes qui savent maintenant ce que c’est le Québec, où c’est le Québec et comment c’est beau, le Québec...

J’ai commencé à leur en parler tout doucement, en incluant mon drapeau dans les cartes des pays à apprendre en français. Lors du cours sur les animaux, j’ai parlé des baleines dans Charlevoix. Lorsqu’il a fait froid, j’ai expliqué la neige et notre vie en hiver. Quand c’est la fête d’une étudiante, je lui prépare un gâteau au chocolat et je lui chante : « Chère étudiante, c’est à ton tour de te laisser parler d’amour... » Et j’ai fait imprimer des photos de Charlevoix qui leur font faire des « oh… ah… ».

Graduellement, non seulement ils commencent à connaître mon coin de pays, mais ils commencent à y rêver.

Le 24 juin, c’est un samedi. C’est ma plus longue journée de cours. Pour moi, il n’y aura pas de concerts et de feux d’artifices. Mais je me prépare toute une fête.

On se fera des petits drapeaux du Québec en cours. J’amènerai un CD avec de la musique d’artistes de chez nous. On jouera à la chaise musicale et, pour les plus avancés, on analysera la poésie de Desjardins et de Félix. Je leur apprendrai quelques expressions québécoises. Et je me ferai une joie de leur préparer des crêpes aux bleuets. Ce seront sûrement des cours remplis de rire. :)

Je penserai sûrement à mon coin de pays où il y aura des feux d’artifice et de la musique. Kyoto est une ville magnifique, le Japon est rempli de beautés, mais y’a rien de plus beau que le Québec, Charlevoix et ses gens. Quand on est loin, on le réalise très fort : y’a rien de plus beau que son pays.

Bonne Saint-Jean à tout le monde!

18 juin 2006

Mariage à Kobe, Japon

Voilà, c’est aujourd’hui la fête des Papas, même au Japon! Alors bonne fête à tous les papas! :)

Aujourd’hui, c’était pour nous une grande journée : nous avions notre premier contrat de chanson payé. Nous devions chanter à Kobe, sur le toit du nouvel aéroport pour un mariage chrétien (kekkon shiki).

Au début, nous avons chanté « Amazing Grace » en compagnie de d’autres personnes (un guitariste et une chanteuse classique). Ça s’est bien passé. Ma voix un peu grave m’a semblée un peu « gospelisé », mais c’est correct pour cette chanson.

Ensuite, nous chantions une chanson de mariage chrétienne en japonais. Très ennuyante, si vous voulez mon avis. Mais bon! :)

Philippe a joué plusieurs musiques instrumentales pendant le mariage, le guitariste aussi en a joué une. C’était très bien.

Puis nous avons offert notre « presento songu » au nouveau couple marié, notre composition : Quand la Terre parle au Ciel. Les paroles françaises figuraient même dans le programme remis aux invités. Ça s’est très bien passé. Pendant que je chantais, j’avais une vue complète sur Kobe, ses montagnes, ses édifices, la mer, c’était fantastique et très inspirant. Un avion a même décollé pour la finale de la chanson! :)

Nous avons donc été chanceux : le temps était magnifique, juste un petit peu de vent pour faire voguer les robes, c’était très joli. Un temps parfait. On ne pouvait pas demander mieux! Une bonne chose que ce soit fait, je suis bien contente, j’étais nerveuse et Philippe aussi! :)

Vous ai-je parlé des mariages chrétiens au Japon? Il me semble que non. Alors, j’explique un peu pour que compreniez bien le contexte. Les Japonais ne sont pas chrétiens pour la plupart. Mais ils sont très romantiques, les filles en particulier. Ils voient beaucoup de films américains où un prêtre marie une belle mariée habillée de blanc. Ce qui explique l’engouement pour le mariage « chrétien ».

Ce qu’il y a d’un peu spécial dans le mot « chrétien », c’est que le prêtre n’en est pas un. Il n’a aucune formation théologique et n’est finalement qu’un ministre de mariage. Mais tout est mis en œuvre pour que l’image passe bien : il porte une aube flamboyante, lit la Bible, fait la prière et explique qu’il faut répéter AMEN après lui. On a alors l’impression de vivre un mariage chrétien. Qui dure un gros 15 minutes!

Un peu étrange, n’est-ce pas? Disons que ça fait réfléchir. Oui, je l’avoue, la cérémonie est un petit spectacle. On pourrait crier à l’hypocrisie d’un événement sacré. Mais on doit ici reconnaître qu’on connaît tous un couple qui s’est marié à l’église parce que « ça faisait plus beau ». À mon humble avis, ce qui se passe au Japon ressemble un peu à ça.

27 mai 2006

Ikebukuro, Tokyo

C’était également une journée couverte et la pluie ne s’est pas gênée. Nous sommes allés visiter le quartier de notre hôtel : Ikebukuro. C’est un quartier très à la mode, c’est là qu’on peut trouver les plus gros centre d’achats du Japon. On peut voir énormément de choses à acheter... Nous avons visité le Tokyu Hands. Je n’ai acheté que des pochettes genre porte-folio (je trippe sur ce genre de pochettes).

Juste à côté, il y avait Amlux Toyota. C’est le show-room de cette compagnie, le gratte-ciel est assez beau. C’est pas mal, on peut y faire quelques simulations et voir des modèles de Toyota. Mais je ne suis pas assez fan pour y passer la journée. :)

J’ai préféré me diriger vers les grosses boutiques d’anime. C’est étonnant tout ce qu’on peut vendre autour des mangas et anime. Cartes, pochettes, vaisselle, gugusses… Après plusieurs recherches, j’ai trouvé les DVD de ma série préférée à un prix normal. Je dis ça car les prix des DVD au pays de la technologie sont incroyablement élevés : on parle de 60$ à 70$ le DVD...

Parallèlement, au contraire de tout ce que j’avais lu, les cartes de crédit s’utilisent dans plusieurs magasins, même si ça ne se compare pas à chez nous (où il n’y a que Tim Hortons qui ne prend pas la carte).

On a également visité le Sunshine City, une tour à bureaux immense!!! En-dessous, il y a un centre d’achats où nous avons vu deux petits singes faire...des singeries! C’était comique. C’est paradoxal de penser que c’est exactement à cet endroit qu’on a pendu un général après la Seconde guerre mondiale (avant la construction du gratte-ciel). Comme quoi, on ne voulait pas vraiment le commémorer.

Le soir, nous avions rendez-vous avec le cousin de Philippe, Christopher, qui habite Tokyo depuis quatre ans. Nous avons mangé dans un bon restaurant italien puis nous avons eu la chance d’assister à un concert classique exquis : piano, flûte, guitare et opéra. J’ai eu des frissons. Fait intéressant : les Japonaises du concert portaient de superbes bijoux et de merveilleuses robes de bal qu’elles ont changés trois fois. Hypnotisant.

09 avril 2006

Ohanami et Kiyomizu, Kyoto, Japon

En se rendant à la gare ce matin-là, nous avons pu constater qu’il y avait énormément de monde à Arashiyama. Nous avions bien fait d’éviter la cohue en visitant le coin vendredi!

Nous étions invités à un o-hanami (pique-nique sous les cerisiers) par une école pour laquelle nous travaillons. On a mangé des nouilles yakisoba, des onigiris (boules de riz), nous avons rencontré quelques uns de nos étudiants et amis. C’était une très sympathique sortie.

Tant qu’à être dans l’est de la ville, nous avons pensé continuer l’exploration. Nous avons donc visité Gion en soirée (le quartier des geiko). C’était féérique. Les sakura étaient éclairés par des faisceaux de couleurs différentes. Il y en avait tellement!

Nous avons marché jusqu’au Kiyomizu-dera (temple de l’eau pure) car il était exceptionnellement ouvert la nuit. Il y avait du monde, mais on peut comprendre pourquoi. Les pavillons rouges sont illuminés, les sakuras sont partout et le site est vraiment enchanteur. Un des pavillons est monté sur des pilotis de bois gigantesques. On peut voir la ville jusqu’à la tour de Kyoto, c’est un endroit magique. On n’a pas regretté la longue marche!!!

29 mars 2006

Les premiers sakuras, Kyoto, Japon

Ça y est, j'ai vu mes premiers sakuras! Chaque arbre contient des milliers de fleurs et quelques unes se sont éclos sous le beau soleil des derniers jours! C'est superbe. J'ai même vu un arbre complet plein de fleurs ouvertes! Probablement que tous les arbres seront prêts en fin de semaine, nous irons prendre des milliers de photos. Il faut en profiter, les sakuras, ce sont des beautés éphémères, qui ne durent qu'une semaine.

Derrière chez nous, on aperçoit deux arbres gigantesques remplis de fleurs qu'on a vu s'ouvrir jour après jour.

D'ailleurs, cela se passe en même temps qu'une maison se fait démolir à coup de pelle chaque matin, je vous dis qu'on se lève plus tôt que d'habitude. Après trois jours, la démolition est presque terminée. Je me demande s'ils vont construire autre chose. En tout cas, à part le bruit, on ne peut pas se plaindre, pour éviter la poussière, le chantier était arrosé d'un jet d'eau et les côtés du chantier étaient protégés par de grandes bâches blanches pour éviter la poussière aux maisons tout près. :)

05 mars 2006

Pruniers du Kitano Tenmangu, Kyoto, Japon

Pour ceux qui sont fatigués de l’hiver, voici de belles images du printemps. C’est le temps de la floraison des pruniers. Ils commencent à peine, c’est très beau. On peut admirer deux sortes de pruniers : les blancs et les roses. Ça sent très bon et il y a beaucoup d’abeilles attirées par cette odeur enivrante. Mais j’ai moins peur des abeilles que des guêpes, alors ça va. :)

Pour admirer ces magnifiques arbres, nous nous sommes rendus au Kitano Tenmangu, un temple particulièrement reconnu pour ses nombreux pruniers : on en trouve environ 2000. Nous ne sommes pas entrés dans le parc où se trouvent la majorité des arbres, mais nous avons flâné autour du temple où on peut déjà en voir beaucoup. La majorité des arbres n’étaient pas en fleurs, mais quelques uns offraient déjà un magnifique spectacle. Que nous n’étions d’ailleurs pas les seuls à admirer.

Il est surprenant de voir autant de monde. Jusqu’à maintenant, j’ai vécu dans une ville très agréable et pas si peuplée que ça. Mais là, c’était incroyable, des gens partout, des appareils-photos en admiration et en gros plan devant les fleurs. Plusieurs femmes sont en kimono et on remarque plus d’étrangers. Il faut cependant dire que cette « populace » n’est pas très dérangeante, les gens sont sympathiques et il traîne une ambiance d’admiration et de bonne humeur. Nous avons passé un bon moment.

Plein de petits casse-croûtes se sont installés et préparaient des spécialités. Philippe a mangé une grosse saucisse au ketchup, moi une espèce d’omelette à la salade. Nous avons aussi acheté une crêpe en forme de poisson avec de la pâte d’haricots sucrée à l’intérieur. Et des bonbons. :)

19 février 2006

Arashiyama, Kyoto, Japon

Enfin!!! Libération, nous avons maintenant Internet! Après plus de deux semaines d’attente, de tergiversations, d’essais et d’aide de notre propriétaire (qui heureusement parle japonais ET anglais), nous y sommes!

Notre appartement

Bienvenue dans notre petit monde. Deux semaines, ça nous a donné pas mal de temps pour le mettre à notre goût. Décorations, petites lampes, étagères, draps, vaisselle, etc. Pas mal tout est installé maintenant et nous sommes très bien.

C'est un appartement de six tatamis avec une porte-patio qui ouvre sur un bel espace avec un arbre et c’est là que se trouve la laveuse. C’est également là que sèche notre linge. Nous avons également une petite cuisinette et une salle de bain format avion, mais très fonctionnelle. Nous sommes très contents. Pour ceux qui veulent s'établir à Kyoto: l'appartement coûte 520$ par mois (comprenant l'eau). Nous avons évidemment dû donner un "cadeau" à la propriétaire (450$) et une caution (1200$) qui est supposément remboursée à la fin (quand on enlève le montant pour le nettoyage, le changement de la serrure, etc.)

Nos emplois

Nous faisons maintenant le trajet vers nos emplois avec les vélos que nous avons achetés. Ça prend 40 à 60 minutes de vélo, c’est un bon exercice.

Philippe travaille tous les soirs avec un docteur. Il travaille également la semaine avec ses groupes d’enfants. Il enseigne l’anglais à tout ce beau monde.

J’enseigne également l’anglais à un docteur le vendredi et à une jeune femme le samedi. J’enseigne également le français à une petite fille, à une maman super gentille et à un Ontarien. Tout ceci est seulement une fois par semaine (parfois aux deux semaines), mais c’est quand même très agréable, j’en reviens à chaque fois souriante. :)

Notre quartier

Arashiyama est un quartier touristique à l’ouest de Kyoto, très couru par les Japonais qui viennent y admirer les montagnes remplis de cerisiers en fleurs (en avril) et de feuilles rouges (en novembre). Je peux vous dire que même maintenant, c’est bondé toutes les fins de semaine, à cinq minutes de chez nous. Nous avons découvert cela en cherchant un temple. Nous n’aurions jamais pensé qu’il y avait autant de gens si près, c’est tellement tranquille dans notre coin!

La propriétaire est aux petits soins avec nous, elle nous a fait faire un tour du quartier pour repérer les épiceries, la quincaillerie et le meilleur tofu du coin. On en mange très souvent depuis. On a également un restaurant de sushi pas cher à deux pas. :)

Le quartier touristique est absolument superbe. Il y a beaucoup de temples. Le Tôgetsukyo est un pont de bois très connu sur une large rivière aux pieds des montagnes. Son nom signifie « pont qui enjambe la lune ». Très pittoresque.

Jusqu’à maintenant, nous avons découvert deux parcs. Un qui sillonne la montagne et où on a trouvé un minou super gentil qui se prélassait au soleil. Vous savez à quel point cette anecdote est importante pour moi! L’autre parc cacherait des singes. Nous n’avons pas encore eu le temps d’y aller, mais ça ne devrait pas tarder. :)

17 janvier 2006

Exploration de Kyoto, Japon

En ce moment même, des chats miaulent comme des fous sur le toit. On avait été témoin d'une telle scène dans une petite rue de Kyoto il y a deux jours, maintenant ça se passe ici même, dans notre gîte. C'est trop drôle! Au début, on pensait qu'un chat était en train de mourir tellement ça crie, mais on comprend maintenant que c'est plus comme une longue argumentation. :) Ah ces minous!

Depuis deux jours, nous nous promenons dans les rues de Kyoto, avec la liste des grands hôtels pour tenter de trouver un lieu où nous pourrions jouer de la musique. La première journée, soit le 15 janvier, nous avons décidé de faire tout à pied, comme ça nous pouvions voir Kyoto en même temps. On s'est donc présenté dans quelques hôtels, trouvé des pianos, mais chacun des hôtels à piano a également un pianiste. :( On s'est informé pour obtenir un cellulaire, car une ligne téléphonique coûte 800$ en partant et nous devons pouvoir être joint par nos futurs employeurs. On a visité également le Kyoto City International Foundation et les gens ont été très gentils pour la recherche d'appartements. Il a également plein d'affichettes avec des choses à vendre, des demandes d'échange, des emplois. Nous avons pris beaucoup de notes.

Pour l'instant, ça a porté fruit car nous visiterons peut-être un appartement bientôt. Il est dans une région de Kyoto que nous n'avons pas encore visité. Également, nous avons plusieurs rendez-vous avec des Japonais qui veulent pratiquer leur français ou leur anglais (échange linguistique). Ça nous permettra d'avoir des amis dans la région et également de l'aide si nécessaire.

Hier, nous sommes repartis sur les routes de Kyoto. Cette fois avec le métro de Kyoto, qui est très très bien. Nous avons d'abord été dans un centre officiel pour obtenir notre carte d'étranger. Nous en avons besoin pour le cellulaire. Puis, nous sommes allés près de Kyoto Station pour éplucher les hôtels du coin qui pleuvent dans le coin. Je ne compte plus le nombre d'hôtels où nous sommes entrés. Une chose est sûre : notre japonais s'est quelque peu amélioré, la petite présentation commence à être bien rodée.

Malheureusement, aucun résultat non plus pour ces hôtels. Aujourd'hui, nous avons décidé de faire quelque démarche à la maison. Depuis deux jours (suite à notre marche forcenée), je souffre beaucoup des genoux alors je vais me laisser le temps de me remettre un peu. Le voyage, les valises, les marches, mes premières toilettes japonaises traditionnelles (genre "à la turque", un petit espace de céramique dans le sol), tout ça n'a pas aidé. Philippe a des courbatures aux jambes également et comme nous avons plusieurs téléphones à faire, ça adonne bien.

Demain, nous repartirons. Cette fois dans le coin de Gion, le quartier traditionnel de Kyoto (vous savez, les geishas?). Il y a peut-être des restaurants dans le coin où nous pourrions offrir nos services musicaux. En plus, un hôtel Hyatt se construit présentement et ouvrira ses portes en mars. Nous allons tenter de trouver quelqu'un à qui proposer notre musique.

Depuis deux jours que nous explorons Kyoto, je peux vous dire que c'est une très belle ville. Elle n'est pas très grande, on peut faire les points principaux à pied sans problème. Elle est entourée de montagnes qui me font un peu penser à celles de Charlevoix. Il y a de l'eau un peu partout, des rivières avec des petits passages de rochers qui nous font passer directement près de l'eau. Sinon, il a bien sûr les ponts! ;) J'adore les petites rues sinueuses labyrinthiques qu'on croise partout. Et hop, on voit les jolies maisons ou un temple surgir...

Les gens également sont très gentils et on tente souvent de nous parler anglais. Hier, mon nez a senti, au détour d'une petite route, un magasin français d'huiles essentielles et la dame avait fait un visa vacances-travail à Toronto, alors elle était enchantée de nous parler. J'aime beaucoup interagir avec les gens comme ça. :) à chaque fois, je me rends compte qu'au-delà des cultures, des apprentissages et des différences, nous sommes tout de même tous humains.

Il fait froid dans les maisons. Ce n'est pas très isolé et les chauffages ne sont pas très adaptés non plus. Alors, on gèle des pieds et on surchauffe de la tête. Mais bon, le jour, la température est très bien.

Nous commençons à être plus à l'aise dans notre "guesthouse" également. Nous avons pris nos aises et communiquons un peu plus avec les gens. La nourriture d'ici est excellente et les pâisseries sont vraiment trop bonnes!

14 janvier 2006

Premières impressions, Japon

Nous sommes sortis épuisés de l'avion, car on n'avait pas vraiment réussi à dormir. Il pleuvait (et il pleut toujours), c'était gris, c'était laid. Mais en ramassant les valises, le simple fait d'y être, dans ce fameux pays, ça a suffit. Comme l'a dit Philippe : "L'excitation d'être là surpasse la peur". On est allé voir les douaniers avec un grand sourire qui nous était monté dans la face et qui ne décollait plus.

Nous avons immédiatement pris un autobus pour Kyoto,il nous a laissé à la station principale après 1h30 de trajet dans les autoroutes. Ça fait bizarre de voir les gens rouler à gauche. On a vu beaucoup de paysages genre "parc industriel" et beaucoup de rivières. Même une ou des bûches flottaient partout, comme si on allait voir les draveurs surgir pour les amener au moulin à papier.

Lorsque l'autobus nous a laissé à Kyoto Station, on a eu du mal à se trouver un taxi car il n'y en avait pas pour toutes nos valises. Alors une employée d'un hôtel nous a aidé à prendre deux taxis et à expliquer ou était notre gîte.

Parce que le Japon n'a pas de système d'adresses précises (comme au Nicaragua). Les rues principales ont des noms, mais on se débrouille pour le reste. Cerise sur le gâteau : notre gîte est caché dans un petit espace entre deux maisons.

Voilà, nous y sommes. Le monsieur est hyper gentil, il va nous aider à trouver un appartement. Il nous a donné le dortoir complet (4 lits, une table, des chaises, un ordinateur branché à Internet, une grande télévision ou Philippe a installé sa PlayStation2!). La chambre est propre, je suis soulagée, on ne sait jamais quand ce qu'on réserve sur Internet (merci à Akira pour l'adresse!)

Nous sommes allés marcher dans notre nouveau quartier (Sakyo-ku), sous la pluie et le gris. Nous avons vu plusieurs oiseaux dans la rivière: hérons, grues, canards. Nous avons visité des magasins, mangé des nouilles japonaises dans un restaurant au menu à l'écriture verticale et aux chiffres en japonais (on ne comprenait pas grand-chose, mais nous avons commencé à essayer les mets!) et nous nous sommes acheté des pâtisseries qui avaient l'air bien bonnes (et qui l'étaient!!!).

Voici nos quelques petites constatations pour l'instant :

1. Êtes-vous déjà entré dans une toilette publique et que ça sente bon? Je sais, certains diront que je suis obsédée par les toilettes ces temps-ci! Mais que vous dire... C'est surprenant quand il n'y a pas le petit fond d'odeur qui pue, couvert par plein de produits désinfectants. Je ne sais pas comment ils font, mais ça sentait bon dans les toilettes de l'aéroport. Et au gîte, le bol est présent et CHAUFFANT! Bon, le reste de la toilette est pas mal froide (pas isolée pantoute de l'extérieur), mais on s'assoit sur du chaud! Surprenant! ;)

2. Les gens sont si gentils! Ils sont serviables, souriants, motivés et attentionnés. J'avais un peu peur au début de susciter de drôles de réactions, mais finalement c'est vraiment super pour notre première journée contacts. Surtout avec notre petit japonais rouillé. :)

3. Ici, les parapluies ou les vélos, on les laisse à l'entrée des magasins. Sans cadenas. Dans un petit espace à cette fin. Et on les retrouve à la sortie. Après quelques années à Montréal, je suis stupéfaite.

Pour ceux qui s'inquiètent parce qu'on parle beaucoup de la neige japonaise ces temps-ci, il faut savoir que nous sommes dans le sud du Japon. Il fait 10 degrés aujourd'hui.

Nous avons maintenant 14 heures de différence avec le Québec. Demain, nous partirons à la recherche d'appartements et de jobs. Ce soir, on relaxe, on s'installe et on dort!

13 janvier 2006

Bilan, Nouvelle-Calédonie

Voilà, nous sommes au dernier jour de notre voyage en Nouvelle-Calédonie. Ce prélude à la grande aventure japonaise a été extraordinaire. J’ai fait un coquin petit bilan de ce pays que j’ai pu apprécier un bon mois :

Petits aspects négatifs

- Le verre : faites attention lorsque vous marchez sur les trottoirs, sur la plage, dans le lagon, car il y a toujours un morceau de verre brisé. Les gens semblent prendre un malin plaisir à briser leurs bouteilles après une fête.

- Le prix : préparez-vous à ne pas ramener beaucoup de souvenirs, ou à mettre votre compte à plat. Ici, les souvenirs sont très beaux : des paréos originaux, des robes missions (ou robes poches comme j’aime les appeler) très colorées, des sculptures de bois (flèches faîtières, petite case kanak, cagou), des bols en bois avec des pattes (c’est tellement cute!!!, mais à 30$ CAN le bol de peanuts...), des perles de Tahiti toutes plus belles les unes que les autres (et chères!!!), des colliers faits avec la mer (nacre, coquillage, perle, dents de poisson, etc.) ou des produits cosmétiques locaux (niaouli, tamanu, noni, vanille). Vous voyez? C’est tentant, n’est-ce pas? Mais vous devrez faire un choix, car votre pouvoir d’achat (lorsque vous êtes Canadien) n’est vraiment pas le même!

- Les toilettes : si vous êtes une fille, que vous avez besoin d’aller aux toilettes, ce ne sera pas comme au Québec. Dans les stations service ou les restaurants, les toilettes n’ont pas de bol, alors on ne s’assoit donc pas. Ça va pour les petits besoins. Mais pour nous, y’a aussi des périodes clés où on apprécierait pouvoir s’asseoir, c’est plus hygiénique. Alors, lorsque vous voyagez ici, ne soyez pas trop vieux (c’est dur pour les cuisses), n’ayez pas trop envie et ne soyez pas dans la mauvaise période de votre cycle parce que vous allez rager. ;)

Grands aspects positifs

- Les bebittes : certains sont habitués à la brousse africaine ou la jungle latino-américaine et savent qu’ils devront vivre avec les mouches qui piquent, les bestioles qui courent et les araignées qui sautent. Pas ici. Les maringouins ne viendront pas en masse vous dévorer (même s’il y en a aussi dans la campagne), les cafards ne vous sauteront pas dessus et vous ne passerez pas votre temps à chercher un scorpion dans votre chambre. Et pour ça, la Nouvelle-Calédonie est fantastique.

- La langue : c’est plaisant, car on y parle français. On peut se débrouiller partout, on ne se pose pas de questions lorsqu’on va au musée ou au restaurant, on peut être complètement à l’autre bout de la planète et se faire comprendre. Je dois cependant admettre que parfois, nous ne sommes pas certains d’être dans un pays francophone car les Français adorent l’anglais. Ils font du windsurf, du funboard (planche à voile), font leur coup d’essai sur un practice de golf avant d’aller taper sur le green, ils mangent des Happy Meal (Joyeux Festins), des Choices Best of (trio au McDo) et des McMorning avec des Hash Brown (McMatin avec une patate). Et c’est comme ça partout. Mais bon, on parle quand même le français.

- Le paysage : comme vous avez pu le voir avec les photos, nous avons découvert un pays à la végétation magnifique : des pins qui créent un paysage hors du commun, des fleurs aux couleurs débordantes, des montagnes toutes plissées, un lagon gigantesque et fascinant, bref, c’est un pays absolument paradisiaque.

- Les sports : vous avez les montagnes pour ceux préfèrent la randonnée ou l’équitation, vous avez l’océan pour ceux qui souhaitent plutôt la baignade, les sports de voile, la plongée ou le bateau, vous avez la plage pour ceux qui veulent bronzer ou se reposer, vous avez la ville pour ceux qui veulent de l’animation. Et vous avez partout de grandes promenades pour ceux qui veulent courir, marcher ou admirer la nature.