Depuis deux jours, nous nous promenons dans les rues de Kyoto, avec la liste des grands hôtels pour tenter de trouver un lieu où nous pourrions jouer de la musique. La première journée, soit le 15 janvier, nous avons décidé de faire tout à pied, comme ça nous pouvions voir Kyoto en même temps. On s'est donc présenté dans quelques hôtels, trouvé des pianos, mais chacun des hôtels à piano a également un pianiste. :( On s'est informé pour obtenir un cellulaire, car une ligne téléphonique coûte 800$ en partant et nous devons pouvoir être joint par nos futurs employeurs. On a visité également le Kyoto City International Foundation et les gens ont été très gentils pour la recherche d'appartements. Il a également plein d'affichettes avec des choses à vendre, des demandes d'échange, des emplois. Nous avons pris beaucoup de notes.Pour l'instant, ça a porté fruit car nous visiterons peut-être un appartement bientôt. Il est dans une région de Kyoto que nous n'avons pas encore visité. Également, nous avons plusieurs rendez-vous avec des Japonais qui veulent pratiquer leur français ou leur anglais (échange linguistique). Ça nous permettra d'avoir des amis dans la région et également de l'aide si nécessaire.
Hier, nous sommes repartis sur les routes de Kyoto. Cette fois avec le métro de Kyoto, qui est très très bien. Nous avons d'abord été dans un centre officiel pour obtenir notre carte d'étranger. Nous en avons besoin pour le cellulaire. Puis, nous sommes allés près de Kyoto Station pour éplucher les hôtels du coin qui pleuvent dans le coin. Je ne compte plus le nombre d'hôtels où nous sommes entrés. Une chose est sûre : notre japonais s'est quelque peu amélioré, la petite présentation commence à être bien rodée.
Malheureusement, aucun résultat non plus pour ces hôtels. Aujourd'hui, nous avons décidé de faire quelque démarche à la maison. Depuis deux jours (suite à notre marche forcenée), je souffre beaucoup des genoux alors je vais me laisser le temps de me remettre un peu. Le voyage, les valises, les marches, mes premières toilettes japonaises traditionnelles (genre "à la turque", un petit espace de céramique dans le sol), tout ça n'a pas aidé. Philippe a des courbatures aux jambes également et comme nous avons plusieurs téléphones à faire, ça adonne bien.
Demain, nous repartirons. Cette fois dans le coin de Gion, le quartier traditionnel de Kyoto (vous savez, les geishas?). Il y a peut-être des restaurants dans le coin où nous pourrions offrir nos services musicaux. En plus, un hôtel Hyatt se construit présentement et ouvrira ses portes en mars. Nous allons tenter de trouver quelqu'un à qui proposer notre musique.
Depuis deux jours que nous explorons Kyoto, je peux vous dire que c'est une très belle ville. Elle n'est pas très grande, on peut faire les points principaux à pied sans problème. Elle est entourée de montagnes qui me font un peu penser à celles de Charlevoix. Il y a de l'eau un peu partout, des rivières avec des petits passages de rochers qui nous font passer directement près de l'eau. Sinon, il a bien sûr les ponts! ;) J'adore les petites rues sinueuses labyrinthiques qu'on croise partout. Et hop, on voit les jolies maisons ou un temple surgir...Les gens également sont très gentils et on tente souvent de nous parler anglais. Hier, mon nez a senti, au détour d'une petite route, un magasin français d'huiles essentielles et la dame avait fait un visa vacances-travail à Toronto, alors elle était enchantée de nous parler. J'aime beaucoup interagir avec les gens comme ça. :) à chaque fois, je me rends compte qu'au-delà des cultures, des apprentissages et des différences, nous sommes tout de même tous humains.
Il fait froid dans les maisons. Ce n'est pas très isolé et les chauffages ne sont pas très adaptés non plus. Alors, on gèle des pieds et on surchauffe de la tête. Mais bon, le jour, la température est très bien.
Nous commençons à être plus à l'aise dans notre "guesthouse" également. Nous avons pris nos aises et communiquons un peu plus avec les gens. La nourriture d'ici est excellente et les pâisseries sont vraiment trop bonnes!
Nous sommes sortis épuisés de l'avion, car on n'avait pas vraiment réussi à dormir. Il pleuvait (et il pleut toujours), c'était gris, c'était laid. Mais en ramassant les valises, le simple fait d'y être, dans ce fameux pays, ça a suffit. Comme l'a dit Philippe : "L'excitation d'être là surpasse la peur". On est allé voir les douaniers avec un grand sourire qui nous était monté dans la face et qui ne décollait plus.
Nous sommes allés marcher dans notre nouveau quartier (Sakyo-ku), sous la pluie et le gris. Nous avons vu plusieurs oiseaux dans la rivière: hérons, grues, canards. Nous avons visité des magasins, mangé des nouilles japonaises dans un restaurant au menu à l'écriture verticale et aux chiffres en japonais (on ne comprenait pas grand-chose, mais nous avons commencé à essayer les mets!) et nous nous sommes acheté des pâtisseries qui avaient l'air bien bonnes (et qui l'étaient!!!).
Voilà, nous sommes au dernier jour de notre voyage en Nouvelle-Calédonie. Ce prélude à la grande aventure japonaise a été extraordinaire. J’ai fait un coquin petit bilan de ce pays que j’ai pu apprécier un bon mois :
- Le paysage : comme vous avez pu le voir avec les photos, nous avons découvert un pays à la végétation magnifique : des pins qui créent un paysage hors du commun, des fleurs aux couleurs débordantes, des montagnes toutes plissées, un lagon gigantesque et fascinant, bref, c’est un pays absolument paradisiaque.
Hienghene est réputée pour ses gigantesques rochers noirs qui surgissent de la mer ou de la terre. Un de ces rochers a la forme d’une poule et il est placé à l’entrée de la baie. Hienghene est un petit village charmant au fond de la baie. C’est un lieu vraiment unique.
On nous avait conseillé de s’arrêter à la cascade de Tao en allant vers Hienghene. Nous sommes donc partis en avant-midi vers notre prochaine destination. Nous avons d’abord traversé les massifs pour atteindre la côte ouest de l’île. La végétation a changé : nous étions de plus en plus dans la forêt tropicale. C’est toujours superbe de passer dans les cols difficiles des montagnes, mais c’est encore plus surprenant de trouver des gens qui vivent un peu partout dans ces monts difficiles d’accès.
Sur la côte ouest, la végétation est beaucoup plus fournie. Il y a de gigantesques fougères arborescentes, des palmiers, la mer à gauche et de gigantesques montagnes à droite. Nous avons surveillé la cascade de Tao avec attention (il y en a plusieurs sur le chemin). Quand nous l’avons vue, c’était très clair qu’elle était hors du commun : on la voit descendre du haut de la montagne. On a payé un droit d’entrée à la tribu responsable, puis nous nous sommes baignés dans un bassin naturel où l’eau était fraîche et la vue splendide. On a l’impression d’être dans un film de Walt Disney et de voir la chute comme un décor féérique. On a bien profité du moment pour se faire masser le dos par le courant! ;)
Nous n’avions pas fini de découvrir de superbes choses sur le trajet. Prochaine étape : la Ouaième, une rivière entre les montagnes traversée par le dernier bac de Nouvelle-Calédonie. Un bac, c’est une plaque flottante et un petit moteur qui tire notre « barque » vers l’autre côté, avec une corde. Sur la photo, vous voyez la mer à gauche, l’embouchure de la Ouaième à droite et les monts.
Un peu plus loin, nous arrivions enfin à destination : Hienghene (ce qui signifie « marcher en pleurant »). Ouf! Tout de suite, nous avons eu droit à la vue sur les rochers noirs et la poule (plus de détails à la prochaine journée). Nous dormions dans un Club Med Village (il n’y a pas d’animations « Haut les mains », mais il y a toutes les commodités). Nous avons dormi dans une case kanak sans air climatisé. Il faisait 30 degrés dans la case. Le sommeil a été plus difficile pour tout le monde!
Premier arrêt : Bourail, le paradis des surfeurs. C’est un des rares lieux où la houle qui vient de l’océan arrive directement sur la plage. On peut aussi y admirer le Bonhomme et la Roche Percée, le lieu d’entrée au royaume sous-marin des morts, dans la tradition mélanésienne. Les vagues gigantesques, les rochers et le bonhomme, c’est quelque chose! Nous étions très impressionnés. D’un belvédère, on a pu admirer également la baie des Tortues et même en voir une flotter dans les vagues. Il y a une madone qui trône tout en haut de ce point de vue : Notre-Dame-des-Flots. Très très bel endroit.
Nous sommes arrivés à destination, la plage Malabou (pas Malibu) en fin d’après-midi. La plage était très belle et l’endroit très bien. Nous avions des bungalows et nous avons pu admirer un beau coucher de soleil dans les arbres. Nous nous sommes baignés dans la mer et dans la piscine, avons mangé un excellent souper et avons fait un bon dodo.
Jean-Marie Tjibaou était kanak et il tentait d’obtenir la création d’un état kanak en Nouvelle-Calédonie dans les années 60 (les kanaks ont obtenu la citoyenneté française en 1949 seulement). Il a été assassiné en 1986. Le centre culturel porte son nom et raconte brièvement son histoire.
Le plus beau point de vue est près de la statue de Jean-Marie Tjibaou. C’est magnifique. Le centre culturel est renommé à travers le monde pour son architecture inspirée de l’art kanak : de grandes structures de bois s’élèvent vers le ciel et s’intègrent superbement au paysage calédonien. Renzo Piano, l’architecte de cet ensemble, a également réalisé l’aéroport Kansai que nous allons bientôt voir. ;)
Le sous-sol du Musée est très frais, ça donne une sensation un peu « bunker » quand on descend le petit escalier. C’est froid et c’est entièrement consacré à la 1re guerre mondiale et tous ses massacrés. Une dernière lettre très triste est lue sur un vidéo et je vous jure que la guerre n’est pas une partie de plaisir. Mais je n’avais pas besoin de ce sous-sol pour m’en douter. Et j’avoue ne pas être fervente des manifestations de dates, de lieux et de batailles des régiments calédoniens à l’occasion de cette guerre.
Nous avons visité le Parc forestier du Montravel (ça se prononce « mont ravel », même si ça s’écrit tout ensemble). C’était magnifique. Il y a une partie zoologique, où nous avons vu plusieurs spécimens d’oiseaux colorés et même des paons en liberté. Philippe a discuté avec une perruche et elle lui répondait, c’était très drôle. J’ai tourné plusieurs vidéos de roussette, l’espèce de chauve-souris calédonienne, qui est d’ailleurs un mets de choix ici. Dans la partie botanique, nous avons pu admirer plusieurs espèces d’arbres et de palmiers.