23 janvier 2012

Conseils aux voyageurs

Peut-être que dans vos résolutions pour l'année 2012, vous vous êtes dit que l'année du Dragon était le moment idéal pour visiter le Japon... Je vous le souhaite!

Alors pour vous aider dans votre aventure, j'ai mis à jour mon document PDF Conseils aux voyageurs en incluant mon voyage à Hokkaido ainsi mes nouvelles découvertes à Kyoto, Tokyo et Nara. Je suis un peu en retard (mon séjour a été fait en 2010), mais cela reste pertinent pour ceux qui partent cette année. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire un petit mot, il me fera plaisir de vous répondre.

Bon voyage au pays du soleil levant!

23 décembre 2011

Noël et le papier japonais

Fushimi-Inari et NoëlVous ai-je déjà dit à quel point les Japonais sont friands de papeterie? Des boutiques entières consacrées à l’art du papier, des thématiques qui changent à chaque saison, une qualité exceptionnelle… Dans mon armoire, j’ai un étage complet consacré aux calepins, cahiers de notes, livres et paquets de feuilles venant du Japon. J’aime également les formats, comme les Européens : du A4, mais surtout le charmant et parfait B5, qui se prend bien en main, se traîne dans tous les sacs, me semble être la taille parfaite pour écrire.

Je me rappelle d’avoir choisi mes cahiers de note en observant la taille de l’espacement des lignes. Par exemple, pour mes cours de japonais, j’aimais avoir un espacement très serré, ce qui me permettait de prolonger la vie de mon cahier, car ça devient très long avant de remplir une page! Au contraire, lorsque j’écris pour moi, je préfère un carnet sans ligne pour avoir une liberté complète!

En conséquence, j’apporte souvent des cadeaux en papier à mes amis japonais que je vais chercher à la Papeterie Saint-Gilles, à Saint-Irénée. Et, lorsque c’est Noël, je reçois des cartes magnifiques, même si cette fête n’est pas vraiment célébrée au Japon! La photo de ce blogue en est un exemple : une femme habillée d’un superbe kimono rouge se déplace sous les arches du sanctuaire Fushimi-Inari et des petits Pères Noël suivent ses pas… Avouons que c’est élégant…et mignon! Que l’année 2012 soit à l’image de ce dessin japonais: plein de surprises et de magie! Joyeuses Fêtes!

13 décembre 2011

Le thé et ses consignes sacrées

Tasse de théLe thé en feuilles, le thé en billes, les thés en poche, le thé en petit triangle, le thé en poudre… Il vient sous tant de formes. Mon quotidien, c’est le thé en feuilles. J’ai l’impression de le toucher de plus près, de voir la plante qui a été cueillie, séchée, traitée. Quand la feuille est très verte, comme la plupart des thés japonais, j’imagine la détermination du plant pour boire tous les petits grains de lumière qui passe à travers le tressage noir qui le couvre. Quand l’infusion est entre le vert et le bleu, comme les thés oolong, je voyage jusqu’à l’île montagneuse et humide de Taiwan. Quand il est chaï, parfumé aux mille épices, je rêve de porter un sari jaune doré sous le soleil brûlant de l’Inde. Quand je choisis un thé vert chinois, aromatisé au jasmin ou à l’osmanthus, j’ai l’impression de faire partie d’une lignée millénaire d’amateurs. Quand il est noir, je sors la vieille théière anglaise, it’s tea time, et c’est le thé à la bergamote (Earl Grey) qui parfume la maison.

Pour préparer le thé, il faut prendre deux minutes de pause. Chauffer de l’eau, se verser les feuilles (ou sortir le sachet), trouver sa tasse… D’une certaine façon, le thé implique un effort. C’est cette préparation, même minimale, qui contribue à son effet relaxant. Au travail, en classe, au lever du jour ou juste avant de dormir, on s’accorde deux minutes pour faire un thé.

J’ai vu beaucoup de gens avoir envie d’essayer, en acheter dans un joli salon de thé, puis laisser le petit sachet vieillir dans un coin de l’armoire. Parce qu’on leur a expliqué qu’il fallait respecter la bonne température au risque de brûler les feuilles. Parce que le temps d’infusion idéal est inscrit sur la boite, mais qu’ils ont souvent oublié de le respecter... Il y a tant de règles… Et ils se sont découragés.

Je vais vous révéler un secret. Lorsque je vivais au Japon, un pays où le thé fait partie des mœurs comme le café ailleurs, j’ai été surprise de constater que la grande majorité des Japonais ne se préoccupait absolument pas de la température de leur infusion. Dans ce pays où la très ritualisée cérémonie du thé a été inventée, c’est avec de grands yeux étonnés que je les ai vus brûler des feuilles avec une eau bouillante.

Je me suis remise à respirer. Vous faites un thé pour relaxer? Ce n’est pas le temps de se casser la cervelle pour trouver le 75 degrés. Faites des expériences. Vous verrez : étonnamment certains thés supportent bien une eau trop chaude. Évidemment, les experts qualifieront mes actions de sacrilège, mais ils peuvent me condamner, j’aime mon thé tel qu’il est!

Il m’arrive de suivre les instructions : le dimanche après-midi, quand le temps est gris, en pyjama dans mon salon. J’ai alors le temps de passer dix minutes à la préparation du thé. C’est là que je sors mes thés les plus dispendieux : le gyokuro (vert japonais haut de gamme) ou le thé blanc. J’ai l’impression de me gâter.

Mais sinon, boire du thé en travaillant à mon ordinateur ou après un bon repas en famille sans compliquer les choses contribue à l’effet calmant. Je vous en souhaite autant!

15 novembre 2011

Charlevoix, musique et image

Il y a des moments où j’ai l’impression que rien n’avance, qu’il ne se passe rien d’intéressant à raconter. Puis, je ne sais pas si c’est mon horoscope qui se place tout à coup dans la constellation de « Réalisations », tout arrive en même temps. C’est le cas cette semaine! :)

1re partie de Nicola CicconeLe concert au Domaine Forget, samedi dernier, s’est très bien déroulé. Nous avons interprété Let it be, Vue sur Kyoto, Nuits d’Arabie, Hasta siempre, A Sore Feet Song, My love et Amsterdam. Nous étions très stressés au début, mais au fur et à mesure, la magie de la musique et le public très sympathique ont détendu nos nerfs. C’est difficile d’entrer sur scène pour une première partie, puisque les gens sont venus pour Nicola Ciccone. Il faut donc que ça ne soit pas trop long, varié et bien maîtrisé pour éviter l’ennui. C’est donc avec grand plaisir que nous avons reçu des commentaires comme « On en aurait pris encore! » après le concert… Merci!

Et puis, aujourd’hui, le vidéo que j’ai tourné fin septembre est sorti sur le web. J’aime beaucoup le résultat final, ça fait très dynamique, avec les images qui s’enchaînent dans les conversations. Les neuf minutes passent rapidement, étant donné que je visite plusieurs endroits, ça ne me semble pas ennuyant. Merci à l’équipe et à l’animateur Mathieu Roy! Merci surtout à ceux qui ont voté pour moi, j’ai eu beaucoup de plaisir à tourner ce vidéo (ça paraît je pense…)

05 novembre 2011

Sirop d'érable et santé

ÉrableIl y a de bonnes nouvelles qui nous donnent faim.

Ce sont les Japonais qui devaient nous l’apprendre: le sirop d’érable est meilleur pour notre santé que le sucre blanc. D’après vous, pourquoi trois grands organismes canadiens (Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Fédération des producteurs acéricoles du Québec) ont financés une recherche sur le sirop d’érable au Japon? Et pas dans n’importe laquelle des universités! On parle d’une étude scientifique à l’Université de Tokyo, communément appelée « Tôdai », la plus prestigieuse des universités japonaises...

C’était un risque à prendre, puisque les chercheurs n’étaient pas tenus d’en arriver à des conclusions positives à propos du sirop d’érable. Mais c’est ce qui est arrivé : le sirop d’érable diminue la production d’ammoniaque dans le foie, contrairement au sucre blanc. Ce serait dû aux antioxydants, aux vitamines et minéraux présents de l’excellent sirop sucré. Après les résultats gourmands d’une étude suédoise sur les bienfaits du chocolat contre l’AVC, je suis convaincue et je me mets tout de suite au régime sirop d’érable! (comme si ce n’était pas déjà le cas…) ;)

Pourquoi au Japon? C’est une remarquable idée qui permet d’avoir une superbe publicité dans un pays où notre sirop est déjà un chouchou! Tout dernièrement d’ailleurs, le 6e concours « Maple Sweets Contest » s’est tenu là-bas. J’aimerais faire partie du jury qui détermine quelle pâtisserie à l’érable est la meilleure. Après tout, j’ai toujours eu le bec sucré de sirop!

26 septembre 2011

Ambassadrice de Charlevoix

Cadeaux reçusSamedi, 24 septembre, neuf heures du matin. Je débarque de l’auto pour rencontrer l’équipe de tournage de la capsule vidéo. Il y a deux semaines, j’ai été choisie comme « ambassadrice de Charlevoix » après une audition et une mise en candidature sur Facebook (merci à tous ceux qui ont voté!). Ça y est : on va visiter les coins dont je leur avais parlé lors de l’audition. La journée sera chargée en rencontres et en dégustations!

On s’arrête déjeuner au Casino avec les viennoiseries de la boulangerie A. Bergeron. Ça commence sucré : on en a pour toute l’équipe. Je rencontre Mathieu, l’animateur qui me suivra tout au long de la journée et à qui je ferai découvrir la région. Ça s’enchaîne à toute vitesse : 11h, la fromagerie Saint-Fidèle où une gigantesque assiette de fromage m’attend; 13h, À chacun son pain où je salive sur le pain choco-bleuets; 15h, Microbrasserie Charlevoix où je retrouve qualité et chaleur au Saint-Pub si sympathique; 18h, souper cinq services en compagnie de mon amoureux à l’Auberge des Falaises et digestion dans le spa nordique nouvellement installé, puis retour au Manoir Richelieu pour un repos bien mérité. Vous verrez bientôt dans la capsule tous ces beaux endroits.

Comment se déroule un tournage? Eh bien, il y a plusieurs étapes. Grâce à la présence de l’animateur, c’est évidemment plus facile, car c’est lui qui pose les questions et lance les blagues. De mon côté, je n’ai qu’à répondre et expliquer pourquoi je lui ai proposé cet endroit. C’est ensuite que se joint à nous un spécialiste du lieu en question qui donne plus de détails sur son commerce. Nous goûtons les produits (évidemment qu’ils sont bons, sinon je n'aurais pas choisi cet endroit) et j’ai reçu de superbes cadeaux. Sur la photo, vous ne pouvez pas admirer tous les cadeaux, car quelques uns avaient déjà été dégustés…! Finalement, l’équipe de tournage (un caméraman et un percheur) filme des prises diverses pour pouvoir les incorporer au montage (l’arrivée à la fromagerie grâce à une caméra accrochée à la voiture, la boutique, le boulanger qui coupe le pain, la bière qui coule dans les verres, etc.)

Cette petite production devrait être en ligne bientôt, j’ai bien hâte de vous poster ce vidéo. Mais je vous confie quelque chose : j’étais tellement épuisée en revenant à l’hôtel que j’ai même dormi le dimanche après-midi! Faut dire que j’avais sérieusement fait travailler…mon estomac! ;)

18 septembre 2011

Tsunami. Des images pour le Japon

Des images pour le JaponIl est enfin arrivé. Le livre est magnifique, je l’ai posé sur la table pour pouvoir le feuilleter à tout moment.

Il est arrivé, mais pour être sincère, je ne l’attendais plus. J’avais complètement oublié ce don que j’avais fait aux sinistrés du Japon autour d’un projet magnifique : Tsunami, des images pour le Japon. Ce groupe a eu l’idée de solliciter l’aide des artistes graphiques pour amasser des fonds.

Le Japon est un pays qui a inspiré de nombreuses illustrateurs et peintres. C’est sans doute pourquoi les images qui ont été soumises sont si extraordinaires. Ce ne sont pas des dessins d’amateurs, mais bien des œuvres professionnelles d’artistes ayant compris le Japon. On le voit aux messages avec des kanjis sans faute, aux références culturelles et religieuses (shintoïsme, bouddhisme) et à l’authenticité de la représentation des villes, de l’architecture, de l’organisation de l’espace.

Si vous n’avez pas encore visité ce site, on peut y voir gratuitement les œuvres.N’hésitez pas à glisser votre souris jusqu’au bas de la page et à faire « Page précédente »… On y trouve tous les sentiments : l’honneur, le courage, la tristesse, l’empathie, la beauté au milieu de la tragédie, la noblesse et même l’humour, avec juste ce qu’il faut de délicatesse.

Ces chef-d’œuvre ont été vendus aux enchères à la fin d’avril et 31 500 euros ont été envoyés au Japon. Le livre d’art que j’ai acheté est un autre moyen de contribuer, mais nous ne connaissons pas encore le montant amassé grâce aux ventes.

Parmi les contributeurs, on retrouve surtout des artistes français, mais également des gens de l’Espagne, du Japon, de la Chine, de l’Italie, de la Belgique, des États-Unis et aussi du Canada. La plupart des dessinateurs ont indiqué une adresse web où l’on peut voir d’autres de leurs œuvres. C’est ainsi que j’ai remarqué qu’un des participants était lié à Frima Studios de Québec. Plusieurs artistes talentueux sont donc à découvrir…

13 septembre 2011

L'automne est arrivé

CharlevoixL’été est bel et bien terminé. J’ai recommencé les cours à l’université la semaine dernière, alors ça marque bien le passage vers l’automne. Avec la fin de l’été venait aussi le départ de mon amie japonaise, qui a passé deux mois à Québec. Nous sommes allés faire une tournée dans Charlevoix : sortie aux baleines sous la pluie battante (mais on a vu plein de baleines, sans prendre le bateau!), souper à la Pizzeria du Poste, théâtre « Le Père Noël est une ordure » à la Cité des arts et petites tentatives au Casino. Mayumi est repartie jeudi et elle semblait très contente de son séjour en terre québécoise. Tellement qu’elle prévoit revenir en hiver! Ça montre à quel point elle fut convaincue!

La publication de mon roman jeunesse avec Québec Amérique a été retardée au printemps 2013. Un an plus tard… Je suis un peu déçue, mais pas trop. Je crois qu’ils font le bon choix : ils avaient déjà beaucoup de nouveaux romans prévus et je tomberai un peu dans l’oubli si on me publie… En attendant 2013, je pourrai sûrement bénéficier d’une meilleure mise en marché, ce qui est important pour une auteure qui débute. Je travaille sur d'autres projets comme le concert dans Charlevoix à préparer, la première partie de Nicola Ciccone s’en vient, le 12 novembre prochain. Notre programme est prêt!

Finalement, j’ai participé à un concours pour devenir ambassadrice de Charlevoix et j'ai gagné. C’est le Casino qui l’organise et je tournerai un vidéo professionnel pour présenter ma région. J'ai hâte!

19 août 2011

La Grande-Entrée et ses vagues extrêmes, Îles-de-la-Madeleine

Ile BoudreauQuand nous sommes partis vers les îles les plus éloignées de Cap-aux-Meules, ce matin, j'avais des papillons dans l'estomac. Je savais qu'après avoir traversé Havre-aux-Maisons, la Pointe-aux-Loups et Grosse-Île, j'arriverais sur Grande-Entrée, où nous attendait un sport extrême... Mais avant de se diriger vers l'Auberge Salicorne, qui offrait cette sortie spéciale, nous avons visité le bout du bout des îles: l'île Boudreau, qui n'est pas une île, mais une presqu'île.

Pour s'y rendre, on s'est un peu perdus dans un chemin de terre où seul des 4X4 pouvaient rouler. Heureusement qu'on l'a compris à temps! De retour au bon endroit, la marche vers l'île Boudreau s'amorce dans le sable, passe par les marais et se termine tout près de falaises rouges. Il faut suivre le chemin pour éviter l'érosion du grès fragile. Quelle vue quand on arrive à proximité de cette pointe qui s'allonge dans la mer! Magnifique! Et si peu de gens la visitent...

Iles-de-la-MadeleineSport extrême, je disais, alors sport extrême, nous y allons... Nous avions réservé une activité de « flottaison dans les caverses », mais le vent étant fort, cette activité s'appelait maintenant « vagues extrêmes »... On nous passe une combinaison isothermique (wetsuit) de 7 mm d'épaisseur (comme les plongeurs), puis une veste de sauvetage, un casque bien solide et on nous amène dans la mer... On saute de petites falaises et on se fait envoyer sur les rochers enduits d'algues par les vagues pour faire un genre de glissade « à l'envers » (on monte la glissade grâce à la force de l'eau).

Ils disent qu'on doit savoir nager... De la foutaise! Avec cette combinaison, même si vous savez nager, vous ne pourrez pas faire grand mouvements. Je vous conseille plutôt d'être en forme et d'être assez fort. Vous nagerez mieux que moi qui ait été sauveteuse.

Phare Le-Moine-Qui-PrieJ'ai voulu, moi aussi, terminer la sortie en grimpant le cap pour faire un saut de quelques pieds... Pour se faire, je devais m'en approcher, puis m'agripper à la roche quand la vague m'y amenait. Pas capable pantoute... Après cinq tentatives (à chaque fois je devais revenir aux rochers, à contre-vagues!), j'ai bu la tasse de ma vie avec une grosse vague qui m'a roulée pendant un bon dix secondes et trainée sur quelques mètres. J'étais à la fois soulagée et honteuse quand un guide s'est jeté à l'eau pour me « coacher », tandis qu'un autre m'attendait sur le roc pour me tendre la main. J'étais tellement fatiguée que lorsque je suis enfin montée et qu'il m'a dit: « Plie le genou et mets-le ici », j'avais à peine l'énergie pour plier mon articulation avec ce maudit wetsuit trempé et très très lourd...

Mais malgré ma présentation de « sport extrême » et de mes petites aventures, c'est une activité sécuritaire et bien organisée. En plus de la combinaison enveloppante (et encombrante), les trois guides testent tous les lieux où ils nous amènent et ils restent près du groupe. C'est bien intéressant si vous voulez nager dans les vagues entourant les Iles-de-la-Madeleine.

Iles-de-la-MadeleineNous étions bien évidemment fatigués après cette sortie. Alors nous avons choisi une dernière soirée de simplicité: arrêt à la Fromagerie Le Pied de vent pour acheter du Tomme des Demoiselles à pâte molle, puis à la boulangerie Madelon pour une baguette de pain et du jambon. Puis nous nous sommes rendus sur le chemin de la Grave, complètement à l'autre bout des îles, près de la plage où nous avons regardé le soleil se coucher en mangeant nos baguettes sandwich. Magique.

Notre voyage aux Iles fut magnifique, trop court certainement. Nous y reviendrons, c'est certain. Et cette fois-là, pour plus longtemps.

18 août 2011

L'île d'Entrée, Îles-de-la-Madeleine

Iles de la MadeleineCe matin, après un petit déjeuner où nous avons pris le temps de jaser avec des gens qui habitent également l'auberge, nous sommes partis vers le port de Cap-aux-Meules. C'est là que sont amarrés les bateaux de pêcheurs, que les traversiers de Souris et de Montréal/Québec accostent. Et c'est de là que partait notre petit zodiac en direction de l'île d'Entrée, la seule qui n'est pas reliée aux autres.

Une demi-heure de vent sud-ouest, de vagues fort agréables pour nous, mais un peu trop fortes pour d'autres. Beaucoup d'éclaboussures, de plaisir et de rires.

Iles de la MadeleineAvec notre capitaine Marco, nous avons fait le tour de l'île d'Entrée et nous avons pu comprendre un peu mieux la formation des Iles-de-la-Madeleine. En fait, ces iles sont posées sur sept pics de sel qui remontent depuis le fond marin. Par dessus le sel, qui forme la base de toutes les iles, se trouve du grès rouge (qui donne de superbes paysages, mais est une matière friable) et des roches volcaniques (de couleur grise et plus solides) qui vient d'un temps où les volcans entourant ces terres ont laissé beaucoup de matières. Les iles sont donc toutes divisées en deux: du grès rouge et de la roche grise. Maintenant que nous le savons, nous sommes capables de voir cette coupure, facilement observable quand on fait le tour en bateau de l'île d'Entrée ou quand nous sommes revenus sur l'île de Cap-aux-Meules.

L'île d'Entrée, c'est une centaine d'anglophones d'origine irlandaise et écossaise, qui vivent sur des collines presque uniquement couvertes d'herbes. Un traversier s'y rend jusqu'aux glaces, puis ensuite un petit avion prend le relais en hiver. Il y a une école anglaise où les enfants peuvent étudier jusqu'en 8e année. Ensuite, ils doivent venir en pensionnat sur les autres îles pour terminer le secondaire.

Iles de la MadeleineDes animaux vivent au milieu des collines, qui est leur vaste pâturage. Vaches et chevaux nous regardent monter la Big Hill, le point le plus élevé des Îles-de-la-Madeleine, avec 175 mètres. Un cheval nous a même suivi pendant un moment, espérant que nous aurions un second trognon de pomme à lui offrir... Les vaches, quant à elles, aime l'herbe salée du bord des falaises et elles s'avancent très près, beaucoup plus près qu'il est sécuritaire de le faire! Il arrive parfois qu'un bord s'écroule et on voit les traces d'éboulis quand on fait le tour en bateau.

De la Big Hill, la vue est magnifique. On peut voir le grand C formé par les Îles-de-la-Madeleine. Le vent souffle fort, toute l'Île d'Entrée est d'un vert tendre, c'est très apaisant. Nous avons vraiment apprécié notre balade dans cette « petite Irlande ».

De retour à Cap-aux-Meules, nous avons roulé vers l'Étand-du-Nord où nous avons bu un thé au salon Le Flâneur, un endroit bien charmant et fort bien situé, juste devant les quais. Non loin de là, une dame nous avait parlé d'une petite plage, au bout du chemin Delaney. Philippe s'y est baigné, mais l'eau était froide et il y avait quelques méduses. Un Madelinot venu en promenade avec ses deux chiens sympathiques a pris le temps de jaser avec nous. Nous avons ainsi appris que ce n'était pas un très bon endroit pour la baignade à cause des nombreuses carcasses de bateaux tout près (raison très extraordinaire pour nous!) On a parlé musique et chansons, les îles étant un endroit privilégié pour les musiciens. Il a réussi à nous donner le goût: la prochaine fois on apporte la guitare et on s'installe pour chanter quelques pièces de Yume. On prévoit déjà notre prochain voyage!