
C'est justement ce qui nous attendait à l'hôtel de Tokyo. Deux lits simples chacun de leur bord. Ce qui me trouble toujours un peu. Je dors mal toute seule après tant d'années à dormir à deux. Que pensent-ils? Qu'on veut nécessairement se sauter dessus? En plus, au Sunroute Plaza Hotel, la chambre n'est pas inspirante. Du tapis pâle avec des traces de saletés qui ne veulent pas partir, des murs construits à la façon japonaise (on entend les autres au travers et la fumée de cigarettes passent facilement), une chambre encore plus petite que les photos le disaient… Et une odeur d'humidité (moisi?) dans la salle de bain. Franchement, pour le même prix qu'à Sapporo, nous avions une chambre de mauvaise qualité. Quand je paye 125$ la nuit (tarif spécial d'une amie abonnée, notre chambre valait 220$!), je m'attends à quelque chose de bien quand même.

On vous accueille à l'entrée avec le sourire, on court vers vous pour prendre vos valises. On vous donne un numéro pour les récupérer, on est gentils comme tout à l'enregistrement et la fille des valises vous suit jusqu'en haut pour vous expliquer tout à propos de l'hôtel… Mais dans un japonais tellement poli que c'en était presque stressant d'entendre les "de gozaiiiiiiimasu" à tout moment, tous dit du même ton aigu. Elle entre avec vous dans la chambre et vous explique tout (euh… Disons qu'on comprend au premier coup d'oeil).
Le pire, c'est quand je lui ai posé la question de l'air climatisé. Il faisait chaud dans la chambre. Tokyo, à 22 heures, croulait sous un humide 25 degrés, et il avait fait 30 dans la journée (on annonçait la même chose le lendemain).
Mais vous comprenez que, comme ce n'est pas encore "officiellement" l'été, donc pas encore la période pour les yukata, ce n'est pas non plus la période de l'air climatisé…!
Elle m'a donc proposé d'ouvrir la fenêtre pour faire un peu d'aération en semblant dire que l'air climatisé ne fonctionnait pas. Vous imaginez ma face! Déception totale!
Cependant, dès qu'elle a quitté la chambre, nous avons constaté qu'il y avait un bouton pour l'ouvrir et nous l'avons ouvert. Déjà que nous devions dormir à deux dans un lit simple…
Dernier point contre cet hôtel: la dame m'a dit qu'aucun Internet n'était disponible… Et on vous demande de ne pas utiliser vos téléphones cellulaires dans la chambre pour ne pas provoquer d'alarme incendie… Très franchement, pour un Japonais, cette dernière consigne doit lui sembler comme la planète Mars!


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