
L’Orchestre symphonique de Québec offrait sur la scène des Plaines d’Abraham un grand concert. Un grand chœur accompagnait l’orchestre et environ 50 000 personnes étaient là pour les écouter. L’ambiance était très différente des autres soirs. Moins d’effets lumineux, plus de gens assis, plus d’écoute attentive. Il y avait de grands amateurs de musique classique et des néophytes.
L’OSQ a commencé par « Ouverture 1812 » de Tchaikovsky, un de mes compositeurs préférés. J’aime les orchestres de Tchaikovsky : toujours beaucoup d’instruments à vent, de tambours, de résonance. D’ailleurs, parlant de résonance, des canons ont clos cette pièce : 23 coups dans le ciel de Québec!
Juste à côté, il y avait des toilettes publiques. J’ai vu les gens sortir à toute vitesse, courant comme des fous, apeurés par le bruit! Un grand moment « d’émotions »!

J’ai été moins impressionné par le baryton Nathaniel Watson, qui chantait plusieurs parties. Dans les aigus, on le perdait un peu.
À la fin de cette longue pièce, qui possède plus de moments émouvant que les extraits bien connus, un feu d’artifice s’est joint aux musiciens et aux chanteurs. C’était très réussi.
Coups de canons, feux d’artifice, grands concerts, ces moments de bruit intense m’ont étrangement rassurée. Je reste surprise de constater qu’on ose encore déranger, dans notre société très « politiquement correcte », pour accentuer l’émotion d’un public venu voir un spectacle.
Lors du 300e de Québec, les navires avaient tonné de leurs canons. Toute la ville avait vibré sous ces coups d’honneur. Dans notre pays, les canons et les feux ne servent qu’aux concerts. Quel grand privilège, n’est-ce pas?