22 juin 2011

Spectacle au Domaine Forget

Je n’en avais pas parlé, mais la semaine dernière, pendant notre séjour dans Charlevoix, nous avions passé une audition pour faire la première partie d’un artiste cet automne. Et donc…

Le samedi 12 novembre, nous ferons la première partie du spectacle de Nicola Ciccone au Domaine Forget!

Je vous en reparle, je suis très contente!

Valérie

17 juin 2011

Le jardin des lilas, Cap-à-l’Aigle

LilasC’est une espèce commune dans nos jardins. Les grappes de lilas, chargées de fleurs et lourds sur la branche, fleurissent à la fin mai à Montréal, au milieu juin à Québec et à la sortie des classes dans Charlevoix (c’est d’ailleurs ce que j’offrais à mes professeurs pour cadeau de fin d’année!). J’ai deux fleurs favorites : le lilas pour l’odeur et le myosotis pour la beauté… Et elles poussent en même temps!

Pour ceux qui habitent la métropole, il y a une belle collection de lilas qui flirte avec les pommiers au Jardin botanique. Mais je crois que le plus bel endroit pour admirer et sentir ces fleurs sont Les Jardins du cap à l’Aigle, un ancien village qui fait maintenant partie de La Malbaie, dans Charlevoix. Après presque dix années d’existence, les différentes variétés de lilas ont atteint de belles tailles.

Selon leur site web, c’est un horticulteur allemand, amoureux du projet, qui aurait fait don de ces lilas. Tous les plants sont différents : des lilas rose pâle, fuchsia, blancs, violets, deux couleurs, des lilas doubles, des lilas minuscules… Et on inscrit l’origine de chacune des variétés sous le plant : Pologne, France, Allemagne, etc. Fascinant.

Deux sites plus près du fleuve sont en développement et cela promet d’être magnifique dans les prochaines années. C’est donc un jardin à visiter et à revisiter pour les amoureux de ces fleurs. Et pour compléter le tout, les myosotis sont également omniprésents, on en trouve partout!

Pour ceux qui ne veulent pas visiter les jardins, les lilas, c’est comme les baleines : on n’a pas besoin de prendre le bateau pour en voir. Pour les lilas, faites simplement une promenade sur la rue Saint-Raphaël, l’ancienne route principale de Cap-à-l’Aigle, et vous pourrez voir que chaque maison a ses "arbres" de fleurs, parfois très vieux car ils sont très hauts et florissants! Un plaisir pour les yeux et le nez!

06 juin 2011

Escapade à Montréal

Jardin botanique de MontréalLes voyages ont toujours deux faces.

Évidemment, il y a les valises qu’il faut préparer, les choses à ne pas oublier, les cadeaux que l’on veut apporter et les emprunts à rendre. Il y a aussi le trajet pour se rendre, s’installer et se désinstaller, manger et boire sur la route… C’est le côté épuisant d’un voyage.

Mais si le voyage se limitait à cela, ce serait bien triste. Il y a aussi les rencontres avec des gens qu’on n’a pas vus depuis longtemps, les découvertes, les retours dans des lieux qu’on a tant aimés et des adaptations aux imprévus.

Grand départ avec tous les bagages. En arrivant, on a visité une nouvelle amie que j’ai rencontrée au Salon du livre de Hearst : Lucie Pagé. Si vous cherchez une excellente lecture, je vous conseille ses romans ou ses biographies, ça se dévore comme un dessert.

Jardin botanique de MontréalVendredi, on s’est rendu jusqu’au Jardin botanique. Je croyais que je pourrais admirer les pommiers en fleurs, mais c’était complètement terminé! Heureusement qu’aujourd’hui, de retour à Québec, je les vois en pleine floraison! J’ai tout de même pu profiter de la fin des lilas, mes fleurs préférées. À Québec, ces fleurs sont à leur maximum cette semaine, alors qu’elles commencent tout juste dans Charlevoix. Je suivrai donc le chemin des lilas : j’étais la semaine dernière à Montréal, je resterai cette semaine à Québec et la semaine prochaine, je serai dans Charlevoix! ;)

Consul japonais à MontréalDimanche, jour du départ, nous étions invités chez le Consul japonais. Nous avons mangé comme des rois et rencontré trois femmes extraordinaires avec qui nous garderons certainement contact! Nous avons même pu faire résonner le superbe piano du salon. Dès que Philippe voit un piano, il a un genre d’appel : il faut qu’il le fasse jouer, qu’il l’écoute raconter son histoire. Celui du Consul a une belle histoire à raconter car il a un son magnifique. Et à la fin de notre première chanson, une des photos sur le piano est tombée : c’était celle du consul et de Kent Nagano! Ah ah! ;)

C’était donc un beau voyage qui nous a fait du bien. À la fin du tel voyage, on défait les valises en souriant, heureux d’être revenus avec tant de bons souvenirs de notre sortie. Et c’est comme cela qu’on s’est couché hier soir, vers minuit.

31 mai 2011

L'impression en Chine

En fréquentant les Salons du livre plus souvent, je m'amuse à visiter les kiosques et, bien sûr, à acheter des livres. J'ai ainsi fait de belles découvertes (Mon Afrique de Lucie Pagé, L'envers de l'assiette de Laure Waridel, Les aventures de Radisson de Martin Fournier). 

Mais j'ai aussi appris que de nombreux éditeurs font imprimer leurs livres en Chine. Particulièrement lorsqu'il y a de la couleur, nos éditeurs québécois envoient le travail à Singapour ou en Chine. (∞~∞) Pour ne donner qu'un exemple, les éditions Dominique et compagnie, qui publie de nombreux auteurs reconnus, imprime tous leurs volumes en Chine. Il paraît que ça coûte vraiment moins cher... 

J'ai vécu au Japon, alors je sais que l'autre côté de la terre, c'est loin. Pourquoi imprimer un livre en Asie et le ramener ici par bateau, ce qui consommera énormément de pétrole (le poids d'un livre n'est pas léger, je vous le rappelle), coûte moins cher que de le faire produire ici? Normalement, ce livre devrait nous coûter les yeux de la tête puisqu'il a tant voyagé...

Non seulement c'est polluant, mais en plus, c'est très mauvais pour les emplois au Québec. C'est comme ça qu'on a tué le textile québécois, c'est comme ça que le meuble québécois pousse ses derniers soupirs... 

D'abord, on fait produire en Chine ce qui coûte le plus cher pour faire plus de profits et PEUT-ÊTRE en faire profiter le consommateur. Comme les entreprises, disons les imprimeries par exemple, doivent augmenter leurs prix parce qu'ils impriment moins de livres, surtout s'ils sont en couleur, les autres éditeurs doivent aussi faire produire en Chine parce que le service couleur n'est plus offert. Puis on finit par se dire que le noir et blanc coûterait sûrement moins cher aussi... Des imprimeries ferment, des employés sont mis à la rue, on en parle aux nouvelles et on se désole... Mais à chaque fois qu'on achète un livre fait en Chine, on encourage ce cercle vicieux.

On ne peut plus faire grand chose pour les vêtements ou les toutous, il n'y en a plus beaucoup qui se produit ailleurs qu'en Chine... Pour les meubles, c'est devenu difficile aussi. J'attends d'avoir de l'argent pour faire faire ma table à manger par un ébéniste, alors je peux vous dire que c'est devenu compliqué. Mais pour les livres, c'est encore possible.

Nos éditeurs sont payés par des fonds publics et leurs livres sont achetés par des Québécois (principalement). Alors c'est la moindre des choses que leurs produits encouragent des gens d'ici, des imprimeries locales.

Ça préserve nos emplois et ça évite une monstruosité de pollution.

Et quand je mets le nez dans cet arbre transformé en pages et en couleurs pour profiter de son odeur, il me semble que mon livre sent meilleur.

17 mai 2011

Bilan du Salon du livre de Hearst

Université de HearstLe Salon du livre de Hearst s’est terminé dimanche dernier. Lorsque j'ai reçu cette invitation, l'occasion était trop belle: on m’offrait plusieurs conférences et rencontres d'auteure... Je suis partie, mercredi dernier. Le voyage est assez long pour se rendre au nord de l’Ontario. Il faut savoir que je suis presque rendue à la Baie James, mais du côté de l'Ontario. En automobile, c’est à 15-16 heures de route. En avion, j'ai pris un vol vers Toronto (une heure et demie), puis un autre vers Timmins (une heure et demie), puis un petit bus est venu nous chercher pour faire trois heures de route vers le nord. En bonne compagnie, il faut le dire : je n'ai pas vu le temps passer parce que nous jasions joyeusement tout le long!

Le Salon se déroulait à l’Université de Hearst qui possède trois campus : un à Hearst (où nous étions), un autre à Kapuskasing et un dernier à Timmins. J’ai pu rencontrer plusieurs professeurs dont les domaines me sont familiers : sociologie, histoire, psychologie. Tout pour me rendre à l’aise!

Hearst, c'est une ville d'exploitation forestière. Dès que je suis sortie du bus, c'est la première odeur qui m'a sauté au nez: l'épinette. Comme ça sent bon! De la fenêtre de ma chambre, j'avais une vue directe sur la compagnie qui exploite la sciure et qui travaille jour et nuit, avec les trains qui passent, le bois qui est chargé, etc... C'est bruyant, mais très particulier de voir tout cela se dérouler.

HearstEn tout cas, la température était agréable. Lors de mon arrivée, il faisait 22 degrés et très ensoleillé. Les autres jours, il y a eu de la pluie avec de l'odeur d'orage toute la journée, mais pas très froid. Et le dernier jour, encore du beau temps. Ça adonne bien, c’était ma journée la moins chargée.

Les gens parlent français partout. Je n’ai pas eu à parler une seule fois du séjour. Leur français est sans accent, avec des sacres parfois... Ça me fait beaucoup penser au Québec. Il faut dire que la ville est toute jeune, comme vous pourrez le lire sur cette photo. Et que dans les colonisateurs, il y en avait beaucoup du Saguenay-Lac-Saint-Jean! ;) Quand on sait que le Lac-Saint-Jean a d’abord été peuplé par des gens de Charlevoix, je comprends pourquoi je me sens proche des gens rencontrés.

HearstD’ailleurs, en fait de rencontres, ça été fantastique. J’ai visité sept classes, de primaire et secondaire. À mon arrivée, j’avais dans ma chambre le texte d’un jeune qui avait lu Passion Japon et qui avait poussé la curiosité jusqu’aux spécialités culinaires japonaises. Dans une classe, une jeune m’a offert deux dessins de type manga. Je n’ai pu m’empêcher d’en numériser un pour vous le présenter. Samedi, lors du dernier jour du Salon, j’ai terminé avec ma conférence. La technologie était au rendez-vous, j’ai même pu brancher un iPad sur grand écran pour présenter la version électronique de mon livre.

Comme première expérience avec la communauté franco-ontarienne, c’était réussi. J’en garde de chaleureux souvenirs. Merci!

03 mai 2011

Salon du livre de Hearst

Salon du livre de HearstJe suis invitée au Salon du livre de Hearst, en Ontario. Ce salon franco-ontarien a lieu aux deux ans et cette année la thématique est "Emprunter le regard de l'autre". C'est très beau, n'est-ce pas? Est-ce que ce n'est pas ce que l'on fait, à chaque fois que l'on ouvre un livre?

Je serai présente à Hearst du 12 au 14 mai 2011 pour des rencontres d'auteure, des séances de signature, des pratiques d'origami et une conférence sur le Japon. J'ai très hâte de rencontrer la communauté francophone de l'Ontario pour jaser du Japon, de voyages et d'écriture! À très bientôt!

14 avril 2011

Salon du livre de Québec

L'an dernier, à la même date, je flânais sous les cerisiers de Kyoto, près de la Kamogawa... ce qui m'a empêché d'être présente au Salon international du livre de Québec. Cette année, je pourrai y être et ce sera un plaisir de vous y rencontrer!

Pour l'occasion, mon éditeur a préparé une version enrichie de Passion Japon, qui est magnifique (eh oui, j'aime mon livre!). Ce que ça veut dire? Eh bien, deux vidéos où je vous parle en direct du Japon et toutes les photos en couleur! Cette nouvelle version de Passion Japon est disponible:

Passion Japon - version enrichie

Au Salon, je participerai à deux activités le vendredi 15 avril 2011:

15h à 16h - TABLE RONDE : COMMENT LE NUMÉRIQUE PEUT SERVIR À METTRE EN VALEUR LA LITTÉRATURE D'ICI ? avec Bianca Drapeau, Valérie Harvey, Dominique Lemieux et un lecteur, à la Scène des Rendez-vous littéraires.

17h30 à 18h30 - DÉDICACES pour Passion Japon, au kiosque de Septentrion (118).

Vous pouvez passer pour me dire un "bonjour", discuter du Japon ou du sujet de votre choix, j'ai hâte de vous y voir!

Valérie

Pour aider le Japon

Des images pour le JaponJe reçois régulièrement des nouvelles de mes amis japonais, à Kyoto. Ils sont toujours en sécurité, mais ils me disent que les tremblements de terre sont très fréquents, ces jours-ci. Une amie me racontait qu'il est presque gênant d'aller à l'épicerie, de se faire de bons repas et de passer de bons moments alors qu'on connaît la situation dans le nord du pays. C'est pourquoi des mouvements de solidarité se sont organisés: plusieurs envoient des jouets, des couvertures, des denrées dans le nord pour venir en aide aux sinistrés.

De notre côté, la meilleure façon de leur venir en aide, c'est d'envoyer de l'argent. De nombreuses initiatives ont eu lieu pour amasser des fonds: concert classique à Québec, spectacle de tambours japonais à Montréal (Arashi Daiko), souper bénéfice à Baie-Saint-Paul (Chez Bouquet). Merci à tous ceux qui organisent ces événements et y participent!

En France, les bédéistes ont dessiné des images qui seront vendues aux enchères. Allez sur le site web pour y jeter un coup d'œil, ces images sont magnifiques!

Des images pour le Japon

La Croix-Rouge est l'organisme officiel qui recueille et distribue les dons. Vous pouvez donner en ligne à cette adresse:

La Croix-Rouge

Finalement, sachez que 200 miles AirMiles représentent 25$ pour le Japon. Vous pouvez donc contribuer de cette façon si cela vous intéresse. Voici l'adresse:

Dons AirMiles

Merci à tous!

22 mars 2011

La situation au Japon

Depuis le tremblement de terre, les amoureux du Japon sont nombreux à suivre les informations transmises par les médias. J’aimerais donc y ajouter quelques éléments plus personnels. Grâce à mes amis toujours présents là-bas, j’ai reçu plusieurs rapports de la situation telle que les Japonais la vivent. Alors je me permets de vous les communiquer.

D’abord, je remercie Pierre Nadeau, un Québécois vivant dans la région de Nara, qui m’a permis de reproduire ici certains extraits de sa lettre d’information. Pierre apprend l’art du sabre depuis plusieurs années, on peut visiter son site web ici.

Voici les nouvelles qu’il transmettait cette semaine :

« Le nombre de disparus est stable, mais on s'attend à la fois à ce qu'il baisse à mesure qu'on compare les différentes listes (les morts confirmés sont encore sur la liste des disparus; et plusieurs personnes sont partis d'urgence sans donner d'info) et qu'il monte alors qu'on obtient des bases de données plus précises.
Dans tous les cas, le chiffre de plus de 15 000 morts et disparus est exagéré. On s'attend à un nombre de morts confirmé autour de 10 000.

La situation se calme alors que les routes et rails sont de plus en plus réouvertes, dégagées. Les produits essentiels sont acheminés vers les refuges des zones dévastées. Il reste encore un nombre considérable de réfugiés (autour de 300 000) et les conditions se détériorent sur place alors que les toilettes et l'hygiène, la nourriture, les carburants et le confort manquent. Les jeunes enfants et les personnes âgées sont affaiblis. »

Le principal problème soulevé par mes amis étrangers qui résident au Japon (ils sont tous dans la région de Kyoto), c’est que les médias occidentaux traitent la catastrophe de façon beaucoup plus tragique que les Japonais et que certains rapports sont exagérés. Il y a bien sûr un risque radioactif, mais la situation s’améliore tout de même de jour en jour. Si les épiceries de Tokyo sont moins fournies en aliments et boissons diverses, c’est parce que les gens font des provisions, il y a donc un surplus de la demande.

Malgré cette catastrophe, les gens gardent le moral. Il n’y a pas de panique, pas de pillages non plus. J’ai d’ailleurs reçu un appel du journal Le Devoir, étonné de certaines particularités japonaises, voici l’article tiré de cette entrevue.

J’ai été étonnée et admirative en recevant ce courriel, d’une Japonaise de 77 ans:

« Dans tout l'archipel, la menace des tremblements de terre crée un sentiment d'angoisse. J'ai fait des provisions d'eau. Malgré tout, si je repense à l'époque de la guerre, la situation aujourd'hui n'est pas du tout douloureuse. Les informations qui nous parviennent compliquent les choses, je me dis qu'il ne faut pas s'égarer et faire face avec courage. »

Un autre Japonais m’a répondu : « C’est difficile, mais au Japon, nous avons un proverbe qui dit que ‘Demain sera ce que je serai’ (ashita wa wagami). » Si c’est vrai, à voir leur attitude digne et courageuse, le futur japonais s’annonce radieux, ce que nous leur souhaitons de tout cœur.

C’est bientôt la saison des cerisiers là-bas. La beauté de ce printemps apportera sûrement au cœur des Japonais un espoir supplémentaire. La nature peut être destructrice, mais le printemps revient toujours.

12 mars 2011

Tremblement de terre, Japon

La nouvelle du tremblement de terre au Japon nous a beaucoup touchés. Nos amis japonais sont sain et sauf, mais il reste que d’autres personnes et ce pays que nous adorons a été durement éprouvé. Il n’y a pas de mots pour la peine que nous avons ressentie en voyant les images… Dire que nous y étions, il y a à peine neuf mois.

日本の皆さん、私たちの心はいやされる考えを送ります。