Je n’ai pas écrit sur mon blogue depuis mon retour du Japon. Le décalage horaire bien sûr a frappé. Le début de mon enseignement de japonais m’a pris du temps aussi. Mais étonnamment, ce sont les médias qui ont occupé la majeure partie de mes heures de travail. Et c’est bienvenu.
Car je dois avouer qu’après dix ans aux études supérieures (maîtrise et doctorat cumulés), je n’étais pas prête à m’embarquer dans un postdoctorat. J’espère pouvoir le faire plus tard, mais après avoir fait autre chose. Seulement… quoi?
Au moment où je me posais la question, j’ai reçu une invitation pour venir parler du changement d’heure à On va se le dire, à la télé de Radio-Canada. J’ai dit oui, car c’est un sujet qui me « gosse » deux fois par année. Puis ils m’ont demandé de revenir, et de revenir encore. J’ai fais donc plusieurs allers-retours à Montréal depuis quelques temps.
On m’a aussi contactée pour être recherchiste pour deux émissions spéciales de Ça prend un village qui seront diffusées pendant le temps des Fêtes à la radio. J’ai donc une carte d’employée de Radio-Canada pour quelques temps, c’est le fun. Je n’ai jamais été recherchiste pour une émission, mais j’ai déjà fait beaucoup de recherches et quelques centaines d’entrevues, alors c’est un bel assemblage des deux.
J’ai refait de la radio aussi, je suis allée discuter de la semaine de quatre jours à Du côté de chez Catherine un dimanche. Léo est venu avec moi à Montréal, on a fait la route ensemble, on est allés manger chinois.
La télé c’est un média qui dévoile tout. D’habitude, on ne voit pas mes gestes derrière le micro. À la télé, oui! Je parle toujours en faisant des faces... À la télé, c’est visible. Ton apparence, ton attitude, tout est là. Et n’étant pas comédienne, je n’ai rien d’autre à offrir que mon habituelle expressivité. Au début, je me questionnais beaucoup sur cela. Avant de comprendre que je n’avais qu’à simplement m’amuser, écouter, réagir avec les autres, des invités tous plus fascinants à découvrir les uns que les autres.
L’année 2020 approche, je me laisse encore un peu de temps pour pouvoir dire oui à des contrats momentanés, à des participations ponctuelles qui me motivent. En attendant de décanter le long processus universitaire et de (peut-être) mieux savoir où je m’en vais par la suite.
De toute façon, ma liste des choses à faire est déjà longue. Je viens d’y ajouter: corrections finales de L’Héritage du Kami, mon troisième roman dans le monde d’inspiration japonaise qui sortira chez Québec Amérique (en mars)! Finalement, j’ai très hâte à 2020!
Si vous venez au Salon, n’hésitez pas!
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19 novembre 2019
26 novembre 2015
Colloque OpenCon 2015 à Bruxelles
Promouvoir la science ouverte
Qu’est-ce que l’OpenCon au fait? Organisée pour une deuxième année par SPARC, une alliance de bibliothèques académiques qui promeut le libre accès à la recherche, l’OpenCon est un colloque qui réunit ceux qui s’intéressent à la science ouverte (open access). Mais qu’est-ce la science ouverte? C’est offrir un accès gratuit, immédiat et électronique aux articles scientifiques des chercheurs, ce qui permet d’utiliser pleinement ces données et ces résultats (open data) pour d’autres recherches. La science ouverte inclut également l’éducation ouverte (open education), une façon de faciliter l’enseignement et l’apprentissage en utilisant le réseau Internet.
Nous avions donc plusieurs conférences et tables rondes. Le samedi suivant les attentats à Paris, Daniel Spichtinger de la Commission européenne a plaidé pour un large accès à la science afin de faire reculer la peur. Car selon lui, c’est grâce à l’éducation que les gens développent un meilleur esprit critique. Mais pour cela, il ne faut pas les empêcher d’avoir accès à la connaissance comme le fait présentement le système en place. Pour donner un idée, il faut savoir que la bibliothèque de l’Université Laval dépense chaque année 8,25 millions (soit 69% de son budget) pour permettre à ses professeurs et étudiants d’avoir accès aux revues scientifiques. Et cela ne compte pas les montants déboursés par les professeurs pour que leurs articles soient publiés dans les revues les plus prestigieuses (ce qu’on appelle l’APC).
La Commission européenne a donc mis en place une politique pour favoriser la science ouverte, à l’image de ce que fait depuis peu le CRSH au Canada: si la recherche est financée par des fonds publics, ses résultats seront libres et accessibles. C’est tout à fait logique: le public paie pour une étude, il a le droit d’y accéder. Mais le problème, c’est que la plupart des recherches sont maintenant faites en partenariat avec le privé...
Le conflit carrière vs science ouverte
Michael Eisen, cofondateur de la Public Library of Science (PLOS) et biologiste à l’University Berkeley, est ensuite venu présenter les difficultés de publier ses résultats en libre accès. Des dilemmes comme choisir entre bâtir sa carrière de professeur (en publiant dans des revues prestigieuses) ou travailler à un monde meilleur (en donnant à tous le droit d’utiliser ses données et de faire avancer la connaissance) se sont souvent présentés. Il a choisi de les ignorer. Il déplore qu’aujourd’hui on juge le chercheur en notant le nom des revues où il publie, au lieu de s’attarder au contenu et à la qualité de ses recherches. Il prône même que les brouillons d’articles soient publiés et qu’ils soient corrigés au fur et à mesure, pour permettre à d’autres de travailler avec les données. Une proposition qui s’applique au monde de la science pure, mais moins aux sciences humaines et sociales, je dois dire.
Ce qui me semble le plus déplorable du système actuel est qu'on ne publie que les résultats positifs, laissant en plan ce qui n’a pas fonctionné. Cela introduit un biais considérable quand on réunit les recherches pour faire des métaanalyses: on n’a presque aucune donnée sur les recherches n’ayant pas fonctionné. Or elles sont tout aussi importantes que les autres pour avoir une bonne idée de la situation.
La science ouverte au Canada
April Clyburne-Sherin est venue présenter le regroupement OOO Canada qui réunit des chercheurs préoccupés par le libre accès au Canada. Fondé l’an dernier, OOO Canada (le nom a fait naître bien des sourires dans l’assistance) met en place des actions pour favoriser le libre accès. Par exemple, au Canada, les étudiants dépensent 38% du coût des études à l'achat de livres qui deviennent obsolètes dès qu’ils sont mis à jour. Ce qui rappelle que les publications libres d'accès sont plus à jour que les textes publiés à haut coût quelques années auparavant.
On prend conscience de la force du système et des infrastructures quand on se heurte à ce qui ne marche pas. Si je connaissais déjà l’importance de la science ouverte, c’est lors de mon dernier congé de maternité que j’ai véritablement fait face à un grave problème: il m’était impossible de lire les articles scientifiques nécessaires à ma thèse. Mon accès était suspendu, comme si mon cerveau devait l’être aussi! Sans mentionner que dès que j’aurai terminé mes études, il me deviendra impossible d’accéder aux articles scientifiques que j’ai écrits...
Finalement, j’ai appris grâce à Jan Gondol, qui a travaillé pour le gouvernement de Slovaquie afin de mettre en place une entente intergouvernementale sur la science ouverte, que le Canada fait partie de ce partenariat et qu’un Plan d’action 2014-2016 est même en place dans notre pays pour favoriser le gouvernement ouvert!
Les journaux scientifiques sont « cotés » selon une méthode dont on ignore les critères précis, mais qui a un lien avec le nombre de citations où un acteur sera cité ailleurs. On appelle cela le « Impact Factor » (IF) d’un journal. Cela concerne les journaux anglophones. Si vous publiez en français, comme c’est le cas de plusieurs professeurs au Québec, vous ne publiez pas dans des revues scientifiques « reconnues ». Cela vous donne moins de points comme chercheur, ce qui peut vous nuire dans la recherche d’un emploi, car plusieurs universités se basent maintenant sur des statistiques qui inclut IF, soit le nombre de citations que vous avez dans d’autres articles. Pourtant, comme le rappelle Iara Vidal, bibliothécaire au Brésil: « L'impact des recherches dépasse leur nombre de citations, ce qui devrait réellement compter, c’est leur impact dans la société et hors du monde de l'éducation. Les chercheurs ne doivent pas seulement parler aux chercheurs, mais atteindre le reste des gens. »
Ce n’est pas la première fois que j’en entendais parler, mais étonnamment, un des chercheurs rappela que les journaux scientifiques reconnus n'ont pas de meilleurs articles, et qu’ils contiennent même plusieurs biais et problèmes de méthodologie. Les propositions pour améliorer l’accès furent nombreuses: inverser le réflexe des universités en rendant la publication libre-accès par défaut avec des démarches à faire de plus quand on veut restreindre l'accès à un article.
Dans les tables rondes qui se sont ensuite succédé, on a parlé d’un des soucis majeurs avec les revues scientifiques ouvertes: si elles sont libres d’accès, elles font payer les auteurs pour rendre leur texte disponible gratuitement (APC). Les professeurs utilisent donc une partie des subventions allouées pour payer la publication, ce qui prive la recherche d’une partie des fonds... Comment faire autrement? L’Amérique latine est un bon exemple de système coopératif: les chercheurs de ces pays utilisent en grande majorité le libre accès. Les revues scientifiques sont financées par des fonds publics et il est gratuit de publier et de lire.
Le colloque s’est clôt avec les mots de Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia qui a profité de l’occasion pour rappeler que si les universités du nord avaient encore les moyens de payer les abonnements des revues scientifiques, les universités du sud n’avaient pas ces capacités, ce qui est profondément injuste et contreproductif puisque ces étudiants ne pourront pas pleinement profiter des recherches en cours dans leur domaine. Avec toutes les coupures que les universités québécoises ont eu à encaisser dans les dernières années, ça devient un problème ici aussi: l’Université Laval est en train de couper dans la liste des revues disponibles pour épargner.
Je souligne également qu’à peu près toutes les tables rondes présentaient la mixité des genres. Comme on l’a vu, lorsqu’il n’y aucun résultat probant, c’est tout aussi important à souligner que l’inverse! Le site Décider entre hommes n’aurait donc pas pu mettre des photos pour dénoncer cet événement! :)
28 avril 2015
Guillaume Couture raconté par Serge Bouchard
À Lévis, le dimanche 26 avril dernier, 250 personnes ont assisté à la conférence de Serge Bouchard, écrivain, animateur et anthropologue, venu parler du premier habitant d’origine européenne à Lévis: Guillaume Couture (1618-1701). Une cinquantaine de personnes ont dû repartir bredouille, car la salle était pleine. Cette large assistance a fait plaisir à Monsieur Bouchard: « Ça fait beaucoup de monde qui vienne entendre parler d’histoire. C’est bouleversant, c’est étonnant, c’est peu commun. L’histoire n’est pas le premier sujet du roulement de nos vies, mais apparemment, vous êtes là, c’est réel. Donc il n’y a pas à se décourager, c’est intéressant de parler de l’histoire! »
Arrivé de Rouen, en 1637, Guillaume Couture est menuisier et charpentier. Rapidement, il quitte Québec pour construire Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, dans la baie Georgienne. Totalement fasciné par la vie des Amérindiens, il les observe et apprend la langue. En 1642, il est fait prisonnier par les Iroquois, torturé, puis adopté. À l’image de ce qui arrivera à Radisson quelques décennies plus tard, Guillaume Couture devient Iroquois sous le nom d’Achirra. En Nouvelle-France, on le croit mort. Quelle surprise de voir Guillaume arriver à la conférence de paix des Trois Rivières en 1645: « Trois chefs se présentent en grande cérémonie avec tout l’apparat. Parce que dans ce temps-là, les signes ostentatoires étaient très appréciés! Un des trois chefs, c’est Guillaume Couture. Il annonce aux Français, en français, qu’il a conseillé aux Iroquois de faire la paix avec eux. »
Cette paix négociée durera un an. Entre temps, Guillaume Couture est le premier à obtenir une concession sur la seigneurie de Lauzon en 1647. Aucun colon d’origine européenne n’osait s’y établir en raison des passages occasionnels des Iroquois. Guillaume Couture est la personne tout indiquée pour y faire sa place: « Tout le monde est étonné, on s’attend toujours à ce qu’il se fasse tuer : les Iroquois vont venir! Oui, ils viennent. Mais ils ne tuent pas Couture... C’est leur ami. Quand les Iroquois visitent, c’est pour prendre le thé chez lui. »
Il se marie avec Anne Aymard en 1649 avec qui il aura dix enfants. Souvent, Guillaume quitte le foyer pour servir d’interprète: « Il chialait tout le temps et il était agréable seulement quand il voyageait. Alors ils vont l’envoyer en exploration. C’était la meilleure façon pour qu’il arrête de chialer à la maison! » Il fera diverses expéditions jusqu’à ses 50 ans. Par la suite, il restera à Lévis où il occupera plusieurs fonctions dans la ville naissante: capitaine de la milice, juge, marchand d’anguilles et de fourrures. Il mourra à 83 ans, ce qui prouve que « la vie rude ne tue pas », comme l’a souligné M. Bouchard.
Par sa conférence dynamique, Serge Bouchard a rendu l’histoire accessible et vivante. Il s’est désolé que les réalisateurs québécois ne parlent pas davantage de ces ancêtres plus grands que nature qui ont été à la base de notre société. Quelle fascinante série télé ferait la vie de Guillaume Couture, qui court de Québec à la baie Georgienne, du lac Mistassini au Labrador pour se terminer à Lévis… À bon entendeur salut!
24 février 2014
Olympiques : les médailles en points
Les Jeux olympiques de Sotchi ont débuté en suscitant la controverse. Certains ont appelé les athlètes au boycott pour la désastreuse loi discriminant les homosexuels en Russie. D’autres ont dénoncé le montant horrifiant dépensé pour en mettre plein la vue (60 milliards). Je reste outrée qu’on bafoue ainsi les droits des homosexuels en jetant l’argent par les fenêtres. Il fallait dénoncer, et on a arrêté de le faire pendant les Jeux, peut-être saoulés par les médailles canadiennes. Les Jeux réunissent la planète pour qu’on admire les meilleurs sportifs. Peut-on aussi en profiter pour faire avancer l’humanité? La Russie ne l’a pas fait. Et moi, tout le long de ma fréquentation olympique, j’ai eu en arrière-goût amer la culpabilité d'encourager un pays que je désapprouve.
Je suis une fan des sports d’hiver. J’adore le patinage artistique et les commentaires enthousiastes de Goldberg. J’ai vu aussi les bosses, la planche à neige, le hockey. Le Canada a obtenu de belles victoires. Mais pourtant, le classement des médailles olympiques, le rang est déterminé par l’or uniquement. Le message est clair: non seulement les Olympiques, ce n'est pas la place de "l'important, c'est de participer", mais si vous n’obtenez pas l’or, vous ne comptez même pas. Ève Christian s’interrogeait là-dessus également: Est-ce si désolant d’être deuxième?
Regardez comment on a titré la médaille d’argent de Patrick Chan :
- La malédiction continue
- Patrick Chan trébuche…vers l’argent!
- Patrick Chan doit se contenter de l’argent
- La médaille d’or échappe à Patrick Chan
Bien sûr, je sais que Chan était un espoir sérieux pour la médaille d’or, étant donné son passé de champion du monde à répétition. Mais il n’a quand même pas échoué!
Étonnamment, on a couvert avec plus de bonheur la médaille d’argent de Dominique Maltais, comme si la déception aux Jeux de Vancouver jouait en sa faveur: elle a réussi à faire mieux!
Se rendre aux Jeux olympiques est déjà une victoire. Pourrais-tu aussi reconnaître que de gagner une médaille, peu importe la couleur, vaut son prix d’or? En hockey, un match nul compte pour un point, alors qu’un match gagné vaut deux points. Pourquoi n’accorde-t-on aucune valeur au 2e et 3e, à qui on donne pourtant des médailles?
Je me suis amusée à refaire le classement du comité olympique en accordant trois points à la médaille d’or, deux points à la médaille d’argent et un point à la médaille de bronze. Le résultat est plus juste et plus intéressant:
Tableau des médailles par points

La Russie domine toujours largement le palmarès avec ses 70 points. Mais le Canada monte en deuxième place selon le rang par points, alors qu'il est troisième au rang officiel. Les États-Unis et la Norvège se retrouvent ex aequo. Avouons que ce serait rendre un hommage plus juste aux athlètes d'argent et de bronze!
Finalement, j’ai beaucoup aimé retrouver les Jeux à la télévision publique. J’ai souvent utilisé leur application sur ma tablette et je n’ai qu’un seul reproche à leur faire: pourquoi Radio-Canada affichait le tableau du classement en anglais? Je croyais que cela était lié à une règle du comité olympique jusqu’à ce que je tombe sur une image de la télévision publique japonaise où les noms sont bel et bien écrits dans la langue locale (même celui de P. Chan!)… C’était donc possible d’écrire « Épreuve des bosses » au lieu de « Mogul skiing »? La technologie actuelle permet la prouesse de traduire en français « Cross-country skiing » par « Ski de fond » à l’écran? :P Je me demande alors ce qui a empêché Radio-Canada de traduire les tableaux. Peut-être le fait qu’au Québec, on s’en fout parce qu’on comprend de toute façon.
Au Japon aussi, on comprend les caractères anglais. Mais on respecte un peu plus les citoyens.
Je suis une fan des sports d’hiver. J’adore le patinage artistique et les commentaires enthousiastes de Goldberg. J’ai vu aussi les bosses, la planche à neige, le hockey. Le Canada a obtenu de belles victoires. Mais pourtant, le classement des médailles olympiques, le rang est déterminé par l’or uniquement. Le message est clair: non seulement les Olympiques, ce n'est pas la place de "l'important, c'est de participer", mais si vous n’obtenez pas l’or, vous ne comptez même pas. Ève Christian s’interrogeait là-dessus également: Est-ce si désolant d’être deuxième?
Regardez comment on a titré la médaille d’argent de Patrick Chan :
- La malédiction continue
- Patrick Chan trébuche…vers l’argent!
- Patrick Chan doit se contenter de l’argent
- La médaille d’or échappe à Patrick Chan
Bien sûr, je sais que Chan était un espoir sérieux pour la médaille d’or, étant donné son passé de champion du monde à répétition. Mais il n’a quand même pas échoué!
Étonnamment, on a couvert avec plus de bonheur la médaille d’argent de Dominique Maltais, comme si la déception aux Jeux de Vancouver jouait en sa faveur: elle a réussi à faire mieux!
Se rendre aux Jeux olympiques est déjà une victoire. Pourrais-tu aussi reconnaître que de gagner une médaille, peu importe la couleur, vaut son prix d’or? En hockey, un match nul compte pour un point, alors qu’un match gagné vaut deux points. Pourquoi n’accorde-t-on aucune valeur au 2e et 3e, à qui on donne pourtant des médailles?
Je me suis amusée à refaire le classement du comité olympique en accordant trois points à la médaille d’or, deux points à la médaille d’argent et un point à la médaille de bronze. Le résultat est plus juste et plus intéressant:
La Russie domine toujours largement le palmarès avec ses 70 points. Mais le Canada monte en deuxième place selon le rang par points, alors qu'il est troisième au rang officiel. Les États-Unis et la Norvège se retrouvent ex aequo. Avouons que ce serait rendre un hommage plus juste aux athlètes d'argent et de bronze!
Au Japon aussi, on comprend les caractères anglais. Mais on respecte un peu plus les citoyens.
01 janvier 2014
Bonne année 2014! あけましておめでとう。
Un petit mot pour vous souhaiter une superbe année 2014 que j'espère complète et sereine dans un monde plus harmonieux. Une autre façon de vous souhaiter la paix tout autour de vous et au-delà. L'équilibre aussi du côté de la santé: avec des plats savoureux à déguster, sans paniquer quand on mange un peu sucré, un peu salé, un peu huileux. Bref le juste milieu! Finalement, pour plusieurs d'entre nous, le bonheur est déjà là, tout autour. Je vous souhaite donc de le voir plus souvent flâner sur votre divan, marcher accroché à vos pas et au creux du regard pétillant de ceux qui vous regarde avec amour.
De mon côté, aucune publication ni aucun voyage n'est prévu en 2014, mais cela ne m'inquiète pas: ce genre de grandes réalisations nécessitent du travail en amont, et c'est le portrait de cette année. Je prévois donc beaucoup d'écriture: je travaille sur plusieurs projets qui seront peut-être publié un jour. Ce sera aussi une année de rencontres grâce à mes entrevues pour mon projet de doctorat, mes conférences sur le Japon, nos concerts de Yume. Et une année de sourires, en famille et entre amis.
Que l'année 2014 vous soit favorable.
あけましておめでとう。素晴らしい新年を迎えて下さいね。
03 janvier 2013
Bonne année 2013! あけましておめでとう!
Je vous souhaite la santé, parce que sans elle, on perd le goût à tout.
Je vous souhaite aussi l’amour, en grandes et petites doses, parce que ça donne de l’énergie.
Et je vous souhaite l’émerveillement pour avoir un regard pétillant.
À chaque début d’année, je me lance dans la production d’un album-souvenir. Il y a longtemps que je ne fais plus imprimer de photos, mais j’aime faire à chaque année un livre que je conserve dans ma bibliothèque.
J’ai aussi fait mon budget annuel que j’ai pu comparer avec les années passées. Et voulez-vous que je vous dise…je vous souhaite la santé encore une fois parce que le dentiste, ça coûte cher en titi! ;)
Le Père Noël a visité la maison de ma sœur, où nous étions venus l’attendre. Il avait mangé ses biscuits pendant la nuit, mais notre petit Léo s’est chargé de terminer l’assiette qui traînait près du sapin, au grand dam de son cousin qui le regardait faire avec surprise (pas de gaspillage de biscuits, quand même!) ;)
En 2013, nous passerons à l’année du Serpent dès le 10 février. Pour ceux que le 13 inquiète, changez de superstitions et adoptez le zodiaque chinois pour cette année, puisque le Serpent est un excellent signe, un symbole d’esprit, d’analyse et de chance.
Bonne année! Akemashite omedetô!
18 décembre 2012
Lancement de mon site web
Je vous présente donc mon site web où vous trouverez divers onglets vers mes livres, mes photos de voyages, les conférences offertes, ma biographie, le duo Yume... Bref, à peu près tous mes lieux de création.
Et en plus, j'ai le plaisir de vous annoncer que mon éditeur m'a préparé deux fonds d'écran avec la couverture de mon livre, téléchargeable sur mon nouveau site. Tout un cadeau de Noël pour une auteure!
Sur ces bonnes nouvelles, et avec la neige qui tombe depuis hier, je vous souhaite un beau Noël et surtout une année 2013 remplie de sourires.
05 novembre 2011
Sirop d'érable et santé
Ce sont les Japonais qui devaient nous l’apprendre: le sirop d’érable est meilleur pour notre santé que le sucre blanc. D’après vous, pourquoi trois grands organismes canadiens (Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Fédération des producteurs acéricoles du Québec) ont financés une recherche sur le sirop d’érable au Japon? Et pas dans n’importe laquelle des universités! On parle d’une étude scientifique à l’Université de Tokyo, communément appelée « Tôdai », la plus prestigieuse des universités japonaises...
C’était un risque à prendre, puisque les chercheurs n’étaient pas tenus d’en arriver à des conclusions positives à propos du sirop d’érable. Mais c’est ce qui est arrivé : le sirop d’érable diminue la production d’ammoniaque dans le foie, contrairement au sucre blanc. Ce serait dû aux antioxydants, aux vitamines et minéraux présents de l’excellent sirop sucré. Après les résultats gourmands d’une étude suédoise sur les bienfaits du chocolat contre l’AVC, je suis convaincue et je me mets tout de suite au régime sirop d’érable! (comme si ce n’était pas déjà le cas…) ;)
Pourquoi au Japon? C’est une remarquable idée qui permet d’avoir une superbe publicité dans un pays où notre sirop est déjà un chouchou! Tout dernièrement d’ailleurs, le 6e concours « Maple Sweets Contest » s’est tenu là-bas. J’aimerais faire partie du jury qui détermine quelle pâtisserie à l’érable est la meilleure. Après tout, j’ai toujours eu le bec sucré de sirop!
13 septembre 2011
L'automne est arrivé
La publication de mon roman jeunesse avec Québec Amérique a été retardée au printemps 2013. Un an plus tard… Je suis un peu déçue, mais pas trop. Je crois qu’ils font le bon choix : ils avaient déjà beaucoup de nouveaux romans prévus et je tomberai un peu dans l’oubli si on me publie… En attendant 2013, je pourrai sûrement bénéficier d’une meilleure mise en marché, ce qui est important pour une auteure qui débute. Je travaille sur d'autres projets comme le concert dans Charlevoix à préparer, la première partie de Nicola Ciccone s’en vient, le 12 novembre prochain. Notre programme est prêt!
Finalement, j’ai participé à un concours pour devenir ambassadrice de Charlevoix et j'ai gagné. C’est le Casino qui l’organise et je tournerai un vidéo professionnel pour présenter ma région. J'ai hâte!
24 décembre 2010
Joyeuses Fêtes!
23 septembre 2010
L'horoscope des saisons
Été
D'une chaleur d'abord agréable, il est fascinant de voir la nature retrouver des couleurs diversifiés. Bientôt, les fleurs, les fruits et les légumes pétillent de lumière sur les étalages. La tendance est d'acheter beaucoup pour ensuite réaliser qu'on ne pourra jamais tout manger, vite épuisé par l'humidité constante. Les odeurs de barbecue entrent par les fenêtres ouvertes pour capter la moindre toux de vent. Les insectes reprennent leur colonie de vacances dans la forêt en faisant des bzzz-bzzz excités.
Prédictions:
À moins de profiter d'une technologie qui « climate » l'air, l'intérieur n'est plus aussi confortable. Passez-y le moins de temps possible et visitez vos amis qui ne sont pas partis en vacances. N'oubliez pas que ceux qui ont une piscine sont plus gentils que les autres. Attention à votre santé qui aura tendance à fondre comme la glace de votre verre. Au mois de juillet, à cause de Perce-oreilles dans votre 3e jardin, vous aurez une plus forte tendance à l'agressivité, évitez d'en faire souffrir vos proches, surtout ceux qui cuisinent.
Saison pleine d'énergie, la nature reprend ses droits en nous fouettant de vents, de pluie et de soleil plus orangé. Les arbres se délaissent lentement de leurs surplus de feuilles de façon spectaculaire. L'air sent bon et la maison s'emplit de l'odeur des pommes chaudes. On rentre à la maison les joues un peu rougies par l'exercice et la brise fraîche. Rien ne peut égaler le plaisir de boire un thé chaud en se blottissant dans des vestes confortables.
Prédictions:
Idéale pour la chasse, l'automne vous permettra de faire de nouvelles conquêtes. Mouches et oiseaux, attirés par la chaleur du foyer, se précipiteront directement dans votre estomac. Profitez-en pour vous bourrer la panse et n'hésitez pas à tendre le nez vers les fenêtres ouvertes afin d'aspirer le moindre souffle d'odeur orangé. Attention à la distraction des feuilles qui tombent et de leur bruit croustillant lorsque vous sortez à l'extérieur, ce végétal n'est pas très bon à manger. Mais il fait assez frais pour courir partout sans s'épuiser rapidement, rechargez vos batteries!
Hiver
À l'envers des deux saisons précédentes, l'hiver rétablit l'harmonie en maximisant la teinte du blanc, une couleur dont nous avions bien besoin après tant de rouges et d'orangés. Les teintes restantes subissent un cure de rajeunissement et deviennent vibrantes: le bleu du fleuve ne sera jamais aussi profond et le ciel jamais aussi azuré. Le froid oblige les couvertures et la cuisine réconfortante.
Prédictions:
Profitez de l'apaisement immaculé pour rincer votre oeil en le fermant le plus souvent possible. Le Soleil s'est déplacé dans votre 2e maison de Floride, alors vous pouvez profiter de l'obscurité pour faire la grasse matinée. Avant de sortir marcher, habillez-vous. Cet hiver, vous rencontrerez votre âme-soeur. Vous le reconnaîtrez à son manteau ressemblant au Bonhomme Michelin. Faites-lui confiance, il sait ce qui est bon pour vous. Présentez-le aux membres de votre famille. Votre bonheur et votre sourire étincelant les convaincront de vous inviter à souper.
Saison entre le froid et le chaud, le printemps est d'abord le moment de la sortie des poubelles. La nature évacue les sables et autres saletés dans un grand frisson d'eau débordante. Les rivières se gonflent et les arbres se réveillent lentement de leur long sommeil. Une fois le grand ménage terminé, les oiseaux migrateurs reviennent, paniqués en voyant leur liste de tâches s'allonger avant l'arrivée des enfants. Les feuilles sortent pour leur faire de jolis abris.
Prédictions:
Attention à ne pas laisser tomber votre âme-soeur, la fièvre du printemps aura une forte influence cette année. L'infidélité est fréquente lorsque les oiseaux chanteurs sont à votre 4e décan, et ce sera le cas pour vous. Plongez dans une piscine froide ou démarrez de nouveaux projets de rénovation pourra calmer vos ardeurs. Les investissements en énergie s'avèrent d'ailleurs prometteurs, faites des placements!
Je ne doute pas que vous ayez compris de grandes vérités dans ce texte inspiré. ;)
04 février 2010
Lancement Passion Japon
Mots-clés de l'événement:
- Musique (nous chanterons quelques pièces en japonais)
- Thé (évidemment!)
Au plaisir de vous y rencontrer,
Valérie
28 mai 2009
On parle de nous...
Je suis tout de même très heureuse d’avoir accompli ce travail en trois semaines. J’espère que les exemplaires se vendront!
J’y ai mis plein d’images, de souvenirs et de plaisir. Bonne lecture!
Le livre a bénéficié depuis trois semaines d’une bonne diffusion. Après un lancement rempli de gens extraordinaires, j’ai eu la chance de compter sur les mots d’excellents journalistes pour parler de mon aventure.
10 mai 2009
Lancement Passion Japon
Pour ceux qui n'ont pu être présents, le livre est maintenant disponible en librairies. J'espère que vous en apprécierez la lecture, n'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires!
07 janvier 2009
Mon bilan de 2008
Pour moi, 2008 aura été marqué par le 400e anniversaire de Québec, c’est certain. Je suis passée par un sérieux remous lors de la refonte de l’équipe, dans les premiers mois de l’année. Il est difficile de répertorier le nombre de gens qui sont partis ou qui ont été mis à la porte en lisant les journaux, puisqu’on ne parlait que des dirigeants. Avec les médias qui en rajoutaient (et parfois en inventaient), j’étais assez démotivée. Cette période mouvementée a été difficile à vivre pour tout le monde.
Cependant, je suis sincèrement heureuse d’être restée. En mai, lors du lancement des activités à La Rochelle en France, j’ai senti l’enthousiasme traverser l’Atlantique et me rejoindre, même si j’étais à Québec. Les festivités étaient vraiment démarrées. Comme je travaillais à l’international, je préparais les missions avec l’équipe et je participais également à l’accueil des délégations. Je rencontrais des gens de partout et je commençais même à les reconnaître.
Évidemment, à la fin août, j’étais un peu « kaput », comme on le dit en allemand. Et je n’avais même pas participé à toutes les activités! Mais j’étais satisfaite car c’était un été unique.
En plus de tout cela, j’ai eu la chance de chanter à un mariage, deux spectacles et trois récitals en 2008. J’ai également terminé mon essai sur le Japon, qui sera publié cette année. J’ai l’impression de m’être réconciliée avec des parties essentielles de ma personnalité.
D’être certaine manière, c’est en 2008 que j’ai commencé à me sentir à l’aise à Québec, grâce à un nouvel appartement et aux multiples sorties en ville.
Finalement, il faut également parler de mon retour aux études. Je me suis sentie très vieille en septembre! J’avais du mal à me remettre dans le rythme et le langage scolaire. J’étais fatiguée du 400e, j’étais dans un nouveau domaine et j’avais du mal à me concentrer comme je l’aurais voulu. Après quatre mois, l’adaptation s’est faite et j’apprécie beaucoup mon domaine. Je trouve les études à la maîtrise très stimulantes.
Voilà le bilan de mon année 2008. C’est un plus positif que le bilan économique, n’est-ce pas? Quel serait le vôtre? Avez-vous également apprécié cette année record de neige et de pluie?
Je vous souhaite la santé et le bonheur pour 2009.
26 décembre 2007
Noël à Québec
Nous avons passé un très beau Noël. Cette année, comme je travaille pour les activités du 400e du 31 décembre, nous sommes restés à Québec pour Noël et nous avons invité la famille chez nous. On a d'abord mangé une bonne fondue, puis nous avons été à une messe avec des excellents chanteurs (église Très-Saint-Sacrement), puis nous sommes revenus à la maison pour les cadeaux et les jeux. On s'est couché vers 4h30 du matin.
Cette nuit, on s'est rendu compte que certains ne fêtent pas Noël en même temps, puisqu'il y avait le party, deux appartements plus bas. Leur porte était ouverte sur le corridor, la fumée de cigarettes embaumait tout le bloc, la musique et les cris de joie aussi. Aujourd'hui, jour de la boxe (Boxing Day ;) , je ne suis pas en état
De plus, cette année, si on attend quelques jours de plus, la taxe fédérale (TPS) baissera d'un pourcent le 1er janvier... Vaut mieux aller magasiner le 2 janvier!
Bisous à tous et joyeuses périodes des Fêtes!
09 août 2007
La Société du 400e
Mon contrat couvrira toutes les festivités, jusqu’à la fin de 2008. Après, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je lui fais confiance. Même si ça peut prendre du temps, si on s’accroche à un rêve, on finit par y arriver. Et des rêves… je n’en manque pas! :)
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