Aucun message portant le libellé Gaspésie. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Gaspésie. Afficher tous les messages

05 juillet 2003

Rocher Percé, Gaspésie, Québec

Alors, alors... Nous venons de quitter Percé, nous passons en ce moment même à Chandler.

Percé... Toute une aventure! Quand nous sommes arrivés, le temps était quand même assez clair. Nous avons pris quelques photos.

Cette fois-ci, notre emplacement de camping était sous les arbres, sans herbes, sur un sol remplie d'aiguilles d'épinettes pas très favorable à l'installation d'une tente. En effet, dès qu'on enfonçait un piquet, on restait bloqués dans une roche... En tout cas... Nous avons quand même réussi à l'installer...

Le problème s'est fait sentir à deux heures du matin lorsque nous nous sommes réveillés trempés. La deuxième couche de notre tente appuyait sur la première à cause de la pluie constante, ce qui a mouillé nos draps, nos oreillers, etc. Philippe s'est levé pour replanter les piquets plus tendus. Mais le reste de la nuit a été pénible et humide!

Nous étions debout tôt. Et nous nous sommes cherchés un gîte pour passer la nuit suivante au sec! Nous avons trouvé un chalet pas cher.

Ah! À 11h45, la marée était favorable à la visite du Rocher Percé. Le temps continuait d'être couvert, toutefois nous voulions voir le Rocher!!! Alors, nous y sommes allés, armés de nos imperméables et de l'appareil-photo! :) Ce fut une très belle excursion...à sensations fortes! En effet, il se trouve que c'était une "haute" marée basse, à cause de la lune. Nous avons fait la visite les pieds dans les vagues...souvent jusqu'aux genoux! Les grosses roches étaient glissantes, les petites étaient coupantes. Pendant que Philippe m'aidait à monter, une gentille mouette lui a joyeusement "baptisé" l'arrière de la tête... Alors, il a été bon pour un shampoing, pendant que je le tenais par les pieds, dans les vagues du Rocher! :)

Lentement, mais sûrement, nous avons atteint le fameux trou! Youppi! Il ne restait plus qu'à tout refaire en sens inverse, alors que la marée remontait.

Alors que l'on revenait, la brume se dissipa un peu. Vite: nous avons couru vers le quai pour faire une croisière autour du Rocher et de l'Ile Bonaventure. Nous avons attrapé le dernier bateau, le Delga II.

C'était vraiment beau, l'Ile étant très impressionnante. Ses flancs étaient parsemés d'oiseaux de toutes espèces: mouettes, petits pingouins, fous de Bassan et même quelques macareux!

Mais ce n'était pas fini! En débarquant sur l'Ile, le naturaliste nous informait que nous n'aurions sûrement pas le temps de faire les 2,8 km à pied pour voir les fous de Bassan avant le retour du bateau...

Philippe et moi, déterminés à les voir, sommes partis d'un pas si rapide que nous sommes arrivés aux colonies, et nous avons pu admirer les oiseaux une bonne demi-heure... Les fous de Bassan étaient là, à côté de nous, à perte de vue, la mer étant invisible à cause de la brume... Moment magique...

Faits intéressants: les fous de Bassan ont une période d'incubation de 44 jours! Et l'Ile Bonaventure était évitée par les Amérindiens à cause de la Gougou, une sorcière y habitant... :)

Retour au chalet, où nous nous sommes préparés pour la soirée pour un bon repas gaspésien au Restaurant Biard. C'était délicieux: crevettes, pétoncles, morue, sole, saumon, homard, crabe... Nous avons tout goûté! Il faut préciser que notre croisière imprévue nous avait empêché de dîner, alors nous avons très bien soupé! :)

Nous avons super bien dormi. Ce matin, nous avons été à la buanderie faire notre lavage, sécher la douillette et les oreillers, pendant que notre tente séchait sur la corde à linge.

Voilà! Nous avons quittés Percé dans la brume, comme nous l'avons connu! Mais ce fut tout de même une superbe partie de voyage et le Rocher, jaune et rouge, gigantesque, est véritablement quelque chose à voir! Et, comme le disait Philippe, il a quand même presque 10% de l'âge de la Terre (375 millions d'années)! :)

On continue le voyage. Nous venons de passer Port-Daniel. La baie des Chaleurs est en vue et, croyez-nous, on va se baigner!

03 juillet 2003

Parc Forillon, Gaspésie, Québec

La dernière fois, nous allions au Parc Forillon et nous ne savions pas ce que nous y 'forillon' (jeu de mots de Philippe)! :) Finalement, il y avait tellement de choses à faire que nous y serions bien restés plus longtemps.

Notre tente était super bien installée dans son petit coin de forêt d'où l'on entendait les vagues. À deux minutes de marche, il y avait la plage de galets où nous nous sommes trempés plusieurs fois les pieds. Commentaire de Philippe: 'Elle était frette'. Mon commentaire: 'Moins pire que le fleuve.' Hihihi!

Fait intéressant: quand nous sommes arrivés à notre emplacement de camping, un lièvre nous y attendait. Plus tard, nous avons appris à ouvrir des poubelles anti-ours (et anti-humains, tellement c'est quelque chose à ouvrir)! Ce qui nous a fait penser qu'il pouvait y avoir des ours dans le coin... Rassurant, n'est-ce pas? Nous avons ramassé nos poubelles à chaque fois!

Hier, nous voulions faire la Croisière Découverte, qui longe les falaises. Nous nous sommes rendus en vélo au quai, mais il n'y avait pas assez de monde. La croisière a été annulée. Nous avons donc décidé d'aller faire la croisière aux baleines. Premiers arrivés, derniers dans le bateau, le capitaine hésitant à partir à cause des vagues. Nous avons relaxé sur la plage et personne nous a averti du 'ok'. Enfin nous sommes bien partis avec eux dans le Zodiac et nous avons longé les falaises du sud dans la Baie de Gaspé...

C'était superbe: au loin on apercevait le Rocher Percé et l'Ile Bonaventure. Nous avons vu possiblement une baleine bleue (la plus grande du monde), des dauphins (j'étais super excitée et surprise), des baleines à bosse qui montrent leurs queues quand elles plongent (j'ai pris plein de photos), des fous de Bassan... La croisière a duré deux heures et demie et quelques personnes ont été malades à l'autre bout du bateau. Conseil: ne pas prendre un Zodiac si on le mal de mer!

Le soir, nous voulions souper auprès du feu de camp... Mmm.. Il fallait réussir à l'allumer! Notre bois était humide et pas bon! Il fumait! On n'a pas eu de mouches, même nous...nous voulions fuir la place! Mais bon... On a réussi à manger des guimauves alors qu'il faisait 12 degrés dehors... Vive l'été!

Nous avons aussi admiré les étoiles près de la mer: c'était superbe!

On se dirige vers Percé... Il pleuvait ce matin. Maintenant, il fait chaud et humide.

30 juin 2003

Cap-Chat, Gaspésie, Québec

Aujourd'hui, quand nous nous sommes réveillés, il pleuvait. Nous nous sommes dit que ce serait une journée idéale pour aller visiter les éoliennes en bicyclette, situées à 8 km de notre campement. ;)

Évidemment, nous avons mis nos imperméables pour rouler sous la pluie. Par chance, le vent très fort nous séchait au fur et à mesure que la pluie nous mouillait.

Un monsieur très sympathique nous indiqua le chemin à suivre pour accéder à la billeterie qui se trouvait au sommet de deux grandes côtes qui nous ont sûrement donné de meilleurs muscles!!!

Mais la montée et la visite en valaient le coût! Les éoliennes surprennent par leur grâce. J'ai été impressionnée par le doux son du vent dans les palmes. Cependant, j'ai été surprise du mini-coup de tonnerre qu'engendre la sortie des aéro-freins d'une éolienne.

La plupart de la visite guidée se fait à l'intérieur de la plus haute éolienne à axe vertical du monde qui était, sans aucun doute, très impressionnante, même si elle n'est plus en fonction depuis dix ans. On se serait cru dans un jeu de Final Fantasy (pour les connaisseurs!) :) Il faut préciser une chose: cette gigantesque éolienne de 430 tonnes est d'une origine entièrement québécoise: alliance entre notre gouvernement et SNC-Lavalin .

Les soixantes autres petites éoliennes, environ 55 mètres de haut chacune, sont une création des Danois. Leurs électricités combinées permet d'atteindre 100 MegaWatt. C'est assez génial de voir une technologie qui n'utilise ni le charbon ni le nucléaire et qui peut produire tant d'électricité! Vive la non-pollution! :)

En sortant de la visite, la pluie s'était arrêtée et les éoliennes étaient plongées dans le brouillard. On n'en voyait que certaines parties. C'était superbe, on se serait cru sur une autre planète!

Les 8 km de retour ont été dur pour les fesses non-habituées des cyclistes! De plus, la faim nous a poussé à nous arrêter dans ce qui semblait être le seul et unique restaurant de la place: Chez Richard! :)

Retour au campement et quelques courses, avant de se reposer en écrivant ce message pendant que le son d'une guitare joue à l'occasion (entrecoupé par le 'mangeage' de bretzels!) :)