Nous avons longé le massif central de l’île tout le trajet, alors c’était vraiment magnifique. La végétation du côté est manque d’eau. Plusieurs endroits ont été brûlés par le feu, il ne reste que des niaoulis au tronc noirci. C’est dommage, les Calédoniens n’ont pas encore d’organisation contre le feu (avion Canadair, garde-feu, système échelonné de sécheresse, etc.). Il faudrait sincèrement qu’ils y pensent, dans les dernières semaines plus de 4000 hectares ont été brûlés.
06 janvier 2006
Bourail et Malabou, Nouvelle-Calédonie
Complètement au nord de la grande terre (le « Caillou », comme on surnomme l’île principale de la Nouvelle-Calédonie), il y a Poum et au sud il y a Plum (prononcé « ploum »). Alors, c’est assez comique. Poum et Plum. ;) En ce vendredi matin, on se dirige donc vers Poum. Un trajet d’un peu plus de 400 kilomètres à partir de Nouméa, en longeant la côte est.
Premier arrêt : Bourail, le paradis des surfeurs. C’est un des rares lieux où la houle qui vient de l’océan arrive directement sur la plage. On peut aussi y admirer le Bonhomme et la Roche Percée, le lieu d’entrée au royaume sous-marin des morts, dans la tradition mélanésienne. Les vagues gigantesques, les rochers et le bonhomme, c’est quelque chose! Nous étions très impressionnés. D’un belvédère, on a pu admirer également la baie des Tortues et même en voir une flotter dans les vagues. Il y a une madone qui trône tout en haut de ce point de vue : Notre-Dame-des-Flots. Très très bel endroit.
Nous avons longé le massif central de l’île tout le trajet, alors c’était vraiment magnifique. La végétation du côté est manque d’eau. Plusieurs endroits ont été brûlés par le feu, il ne reste que des niaoulis au tronc noirci. C’est dommage, les Calédoniens n’ont pas encore d’organisation contre le feu (avion Canadair, garde-feu, système échelonné de sécheresse, etc.). Il faudrait sincèrement qu’ils y pensent, dans les dernières semaines plus de 4000 hectares ont été brûlés.
Nous sommes arrivés à destination, la plage Malabou (pas Malibu) en fin d’après-midi. La plage était très belle et l’endroit très bien. Nous avions des bungalows et nous avons pu admirer un beau coucher de soleil dans les arbres. Nous nous sommes baignés dans la mer et dans la piscine, avons mangé un excellent souper et avons fait un bon dodo.
Nous avons longé le massif central de l’île tout le trajet, alors c’était vraiment magnifique. La végétation du côté est manque d’eau. Plusieurs endroits ont été brûlés par le feu, il ne reste que des niaoulis au tronc noirci. C’est dommage, les Calédoniens n’ont pas encore d’organisation contre le feu (avion Canadair, garde-feu, système échelonné de sécheresse, etc.). Il faudrait sincèrement qu’ils y pensent, dans les dernières semaines plus de 4000 hectares ont été brûlés.
04 janvier 2006
Centre culturel Tjibaou, Nouméa, Nouvelle-Calédonie
Nous avons commencé notre promenade par le chemin kanak, car il était déjà 10 heures et nous préférions visiter l’intérieur aux heures les plus chaudes de la journée. C’est un chemin très intéressant, très beau, avec plusieurs espèces d’arbres, qui sont bien identifiées et expliquées selon la mythologie et les connaissances canaques. Il faisait tout de même très chaud, car aujourd’hui (et c’est très rare), le vent était presque absent.
Bientôt, nous sommes arrivés aux cases traditionnelles. Nous pouvions entrer à l’intérieur, mais nous y avons découvert des jeunes, car ce sont les vacances d’été ici et il y a des camps de jour à cet endroit. Ça doit être très amusant dans ce superbe lieu.
J’avais déjà vu l’œuvre architecturale sur photo, mais je vous avoue que c’est encore plus impressionnant lorsqu’on le voit s’intégrer si bien aux arbres, au lagon tout près, aux cases... Franchement, c’est majestueux.
L’intérieur de chaque structure est aménagé et il y a des expositions que nous avons ensuite visitées. C’était très intéressant. On peut y voir des sculptures et des peintures réalisées par des artistes kanaks d’aujourd’hui. C’est à mon avis l’exposition la plus intéressante et la plus inspirante que j’aie vue ici. Ce centre culturel est réussi.
L’exposition temporaire traitait du bagne. De 1871 à 1879, on a emmené des condamnés (surtout à cause de leur opinion lors de la révolution française de 1871) en exil en Nouvelle-Calédonie. On les faisait travailler comme des chiens sous les injures et la chaleur. Rochefort, un évadé de ces bagnes, a raconté les mauvais traitements subis dans les journaux américains. Ç’avait été une claque dans la face (bien méritée) pour le gouvernement français de l’époque.
Il y avait une section spéciale à propos de Louise Michel, une écrivaine qui avait beaucoup apprécié ce pays, malgré le bagne. Elle est la seule à s’être intéressée aux kanaks et à ne pas les avoir considérés comme des sauvages violents et idiots. Ça m’étonne. Car la majorité des exilés étaient des écrivains, des journalistes, des artisans, qui s’étaient battus pour la liberté dans leur pays. Je croyais donc que c’était des gens un peu plus « ouverts d’esprit » pour réussir à imaginer une société meilleure. Mais non. Sur les quelques milliers, une seule personne semble avoir respectée les autochtones.
Voilà, c’était une belle visite. C’est un lieu à voir absolument.
03 janvier 2006
Baie des citrons, Nouméa, Nouvelle-Calédonie
Ce matin, ça y est : nous sommes allés nager à la Baie des citrons. L’eau était claire, la baie très calme et nous en avons bien profité. C’était fantastique, il me semble même que l’eau était « douce » sur la peau. Il paraît qu’il y a parfois des méduses dans le coin, mais nous avons été chanceux, les conditions étaient parfaites. Un beau moment.
02 janvier 2006
Musée de la ville, Nouméa, Nouvelle-Calédonie
Il y a trois musées à visiter à Nouméa : le Musée de la Nouvelle-Calédonie (ou musée territorial) dont j’ai déjà parlé, on peut y voir plusieurs œuvres d’ici et d’Océanie; le Musée de la ville que j’ai visité aujourd’hui, qui raconte l’établissement des Français autour de 1850 jusqu’à la 1re guerre mondiale et le Musée maritime où je pourrai voir une exposition spéciale sur Jules Verne (à notre programme pour la semaine prochaine).
Au Musée de la ville, qui n’est pas très long à visiter, on peut voir ce que les Français pensaient des kanaks (les habitants indigènes de Nouvelle-Calédonie, qui sont ici depuis 5000 ans). Un reportage nous apprenait que quelques kanaks furent emmenés en France pour faire des spectacles de cannibales, alors que cela n’a jamais été dans leurs coutumes (on se trompait de pays, ce sont les Papous qui mangent les gens!). On les faisait se déshabiller aussi pour « voir les sauvages ». En tout cas, c’était pas fort fort.
Le sous-sol du Musée est très frais, ça donne une sensation un peu « bunker » quand on descend le petit escalier. C’est froid et c’est entièrement consacré à la 1re guerre mondiale et tous ses massacrés. Une dernière lettre très triste est lue sur un vidéo et je vous jure que la guerre n’est pas une partie de plaisir. Mais je n’avais pas besoin de ce sous-sol pour m’en douter. Et j’avoue ne pas être fervente des manifestations de dates, de lieux et de batailles des régiments calédoniens à l’occasion de cette guerre.
Le soir, nous avons fait quelque chose d’un peu plus réjouissant : Nouméa présentait ses feux d’artifices du nouvel an! C’était très beau. Les plus impressionnants étaient ceux qu’on lançait sur l’eau et qui explosait de la mer!
Au Musée de la ville, qui n’est pas très long à visiter, on peut voir ce que les Français pensaient des kanaks (les habitants indigènes de Nouvelle-Calédonie, qui sont ici depuis 5000 ans). Un reportage nous apprenait que quelques kanaks furent emmenés en France pour faire des spectacles de cannibales, alors que cela n’a jamais été dans leurs coutumes (on se trompait de pays, ce sont les Papous qui mangent les gens!). On les faisait se déshabiller aussi pour « voir les sauvages ». En tout cas, c’était pas fort fort.
Le soir, nous avons fait quelque chose d’un peu plus réjouissant : Nouméa présentait ses feux d’artifices du nouvel an! C’était très beau. Les plus impressionnants étaient ceux qu’on lançait sur l’eau et qui explosait de la mer!
01 janvier 2006
Montravel, Nouméa, Nouvelle-Calédonie
Ce sont les singes araignées à mains noires (originaires d’Amérique centrale) qui nous ont le plus impressionnés. Nous sommes restés au moins vingt minutes devant leur grande cage à admirer leurs sauts gracieux et leurs jeux.
C’était vraiment un très beau parc, nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la partie un peu plus lointaine que nous n’avons pas eu le temps de voir. Et revoir ces singes araignées si amusants. :)
31 décembre 2005
Yaté et Goro, Nouvelle-Calédonie
Lorsque nous sommes à Nouméa, nous sommes sur une presqu’île au sud-ouest de la Grande Terre, comme on appelle l’île principale de la Nouvelle-Calédonie. Mais pas complètement au sud. Alors aujourd’hui, nous avons « monté » au sud (expression locale), une région un peu plus fraîche, car on se rapproche un peu plus du pôle sud. Tandis que le nord de l’île est plus chaud, car on se rapproche de l’équateur (le plaisir de renverser la Terre). :)
Les massifs et les cols sont très beaux. Durant le trajet, nous avons eu nos premières petites averses depuis deux semaines de présence ici. C’est tant mieux, car des feux de forêts dévorent les montagnes depuis une semaine, alors ça a sûrement amélioré cette triste situation.
Nous avons vu le lac de Yaté, un réservoir artificiel créé pour un barrage hydroélectrique. Il était plus bas qu’à l’habitude, mais sa couleur turquoise était surprenante. En bordure du lac, il y a beaucoup de fleurs « brosses à dents ». La forme de la fleur évoque plus un « brosse-biberon » qu’une brosse à dents! :)
Nous avons visité le gigantesque chantier de l’usine de Goro Nickel. Sur le chemin, il y avait également des traces de manifestations et d’incompréhension contre le projet. Ici, on fait souvent des barrages de routes et des grèves en prévision d’un problème. On brûle également des camions de construction, on s’installe des bâches et des barbecues pour mieux rester en place... Et la grève n’est pas un processus démocratique où la majorité doit être d’accord pour la déclencher, c’est simplement une gang de personnes qui décident de fermer telle route aujourd’hui et voilà... Enfin, je ne peux pas dire que je comprends parfaitement le système de grève calédonien, mais ça n’a pas l’air de bien fonctionner de ce côté-là.
Finalement, nous sommes arrivés au gite Kanua, à Port Boisé, et Philippe s’est bien sûr baigné. :) Ce petit voyage était bien agréable et les paysages magnifiques. :)
Les massifs et les cols sont très beaux. Durant le trajet, nous avons eu nos premières petites averses depuis deux semaines de présence ici. C’est tant mieux, car des feux de forêts dévorent les montagnes depuis une semaine, alors ça a sûrement amélioré cette triste situation.
Nous avons visité le gigantesque chantier de l’usine de Goro Nickel. Sur le chemin, il y avait également des traces de manifestations et d’incompréhension contre le projet. Ici, on fait souvent des barrages de routes et des grèves en prévision d’un problème. On brûle également des camions de construction, on s’installe des bâches et des barbecues pour mieux rester en place... Et la grève n’est pas un processus démocratique où la majorité doit être d’accord pour la déclencher, c’est simplement une gang de personnes qui décident de fermer telle route aujourd’hui et voilà... Enfin, je ne peux pas dire que je comprends parfaitement le système de grève calédonien, mais ça n’a pas l’air de bien fonctionner de ce côté-là.
Finalement, nous sommes arrivés au gite Kanua, à Port Boisé, et Philippe s’est bien sûr baigné. :) Ce petit voyage était bien agréable et les paysages magnifiques. :)
30 décembre 2005
Hélicoptère, Nouméa, Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie est entourée d’un gigantesque lagon, ceinturé d’une barrière où les vagues s’échouent et où les hauts fonds se terminent. C’est pourquoi l’eau est plutôt calme ici, les courants ne sont pas dangereux et il n’y a, habituellement, pas de requins (on a vu un requin blanc dernièrement, mais très loin de mon lieu de baignage habituel). Lorsqu’un bateau de cargaisons ou de croisière arrive, il doit emprunter une des « passes » du récif et suivre une voie très précise pour se rendre au port. Pour ce faire, un pilote calédonien embarque à bord et prend les commandes jusqu’au quai, comme on le fait sur le fleuve Saint-Laurent.
Nous avons également vu le phare Amédée, quelques tortues marines et des raies très noires. C’était vraiment impressionnant. J’ai adoré les moments où l’hélicoptère tournait : on penchait complètement. Et la vue est tellement panoramique. C’est encore mieux qu’en avion! :)
27 décembre 2005
Îlot aux Canards et kava, Nouméa, Nouvelle-Calédonie
Ce qu’il y a de spécial à faire là-bas, c’est le sentier marin. En effet, vous apportez avec vous masque et tuba, et vous suivez les bouées numérotées de 1 à 6. C’est fascinant. Avez-vous déjà rêvé de nager dans un aquarium avec des centaines de poissons colorés? Le rêve prend forme. On se sent devenir poisson et on dirait presque que ces petites bêtes curieuses viennent vous observer. Les poissons passent sous votre ventre, vos jambes et parfois, par hasard ou par rapidité, vous pouvez même en toucher un. Les coraux sont tout proches, parfois certaines personnes marchent sur le fond et les brisent.
L’expérience est évaluée à 30 minutes d’exploration. Nous sommes sortis après 1h30 de plaisir à voir les poissons de toutes sortes de couleurs. On en a vu plusieurs comme dans « Finding Nemo » : le poisson jaune et noir avec une cicatrice dans l’aquarium, des Dori tout bleu et d’autres. Mais on n’a pas vu Nemo. :) À la fin, on a vu une seiche, un espèce de poisson-poulpe. Sa tête semblait être un alliage de tentacules qu’il tenait bien serré. Son corps était entouré d’un espèce de rideau qui ondulait quand il bougeait. C’était superbe. Il était un peu vert, mauve, jaune. Magique. Nous l’avons suivi longtemps.
Expérience magique, je pourrais vous en parler encore longtemps. Parfois, on prenait notre respiration et on allait nager dans les poissons qui nous entouraient. Le monde sous-marin est si beau.
Sur le chemin du tour de l’île, un monsieur s’affichait nudiste. Comme il semblait souhaiter être regardé, je me suis bien gardé de le faire (alors je ne peux commenter sur sa physionomie). Un peu niaiseux le bonhomme tout de même. Il commençait à y avoir beaucoup de gens pourtant.
Nous sommes revenus très heureux de notre petit voyage à l’îlot aux Canards. Si vous venez ici, je vous conseille vivement d’y aller. :) Pas pour le nudiste, mais pour les poissons bien sûr! ;)
Dernière petite aventure : nous sommes sortis avec ma correspondante japonaise dans l’après-midi. Elle nous a emmené dans un « nakamal », un lieu où l’on peut boire du kava. Pour ceux qui veulent plus d’informations sur le kava, qui est interdit au Canada :
http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=kava_ps
Ça ressemble un peu à la valériane ou à la camomille pour les effets. On m’avait dit que c’était très mauvais. Alors là, je dois remercier ma maman. En effet, j’ai eu la chance d’être souvent soignée avec des produits naturalistes (ne pas confondre avec « naturistes »!). J’ai donc pu boire des ampoules de noni ou d’aloes. Très sincèrement, le plus efficace, et le plus mauvais aussi, c’est l’aloes : on dirait de l’ammoniaque. Alors, le kava, ce n’est pas pire. Ça goûte les herbes, la plante.
Quand on le boit dans sa petite coquille de noix de coco, ça gèle la bouche, comme chez le dentiste. Les dentistes pourraient presque utiliser ça pour geler la bouche de ses patients et pour les calmer! « Ouvre un peu la bouche et avale ton kava, mon p’tit! » :)
Comme on était déjà calme, l’effet ne s’est pas fait sentir très fort. :) Après nous avons discuté, l’endroit était très beau, rempli de plantes, avec une vue sur les monts Koghi.
25 décembre 2005
Ouen Toro, monts Koghi, plage Kuendu, Nouvelle-Calédonie
Un très joyeux Noël à tous. :)
Ouen Toro, 23 décembre 2005
On monte, on monte (en auto!) pour un magnifique point de vue sur Nouméa et ses baies. C’est vraiment superbe. C’est difficile à transmettre par courriel, mais imaginez le vent qui vous fouette, les baies bleues et leurs multiples îles bossues... La Nouvelle-Calédonie est vraiment un bel endroit.
Cascade des monts Koghi, 24 décembre 2005
Samedi, nous sommes partis vers la cascade des monts Koghi. Sur le chemin, nous avons vu un magnifique bateau de croisière, le Pacific Sun, qui venait d’accoster. Un ensemble de musical calédonienne accueillait les voyageurs et j’ai pu voir une danse kanak, d’un style très guerrier. J’ai beaucoup apprécié.
Pour rejoindre les cascades, nous devons monter longtemps en voiture. Les paysages sont superbes et différents, puisque nous sommes plus près des montagnes. Après avoir stationné à une auberge, nous sommes partis et nous nous sommes un peu perdus sur les sentiers. :) Heureusement que nous avions des gens avec nous qui avaient souvent fait ce chemin et savait comment nous remettre sur la bonne voie. :) Les arbres étaient magnifiques. J’ai même vu des fougères arborescentes, une des plus vieilles plantes de la terre. C’est tellement beau...
Quand nous sommes arrivés à la cascade, pas très active car on manque un peu d’eau de pluie, Philippe s’est baigné dans le trou, genre petit bassin naturel. :) Ça c’est bien lui! C’était très rafraîchissant, un peu froid même! :)
Au retour, près de l’auto, un gentil chat nous a accueilli et a vraiment demandé des flattes, ce que tout le monde s’est empressé de lui offrir. Il était même revenu nous voir lorsque nous avons embarqué dans l’auto et nous regardait partir, comme un bon ami. Oui, oui, j’aime les chats! :)
Nous avons mangé dans un McDo parce que je voulais essayer le Mc Malibu, qui n’était pas pire. C’est drôle, ce n’était pas la même odeur dans le McDo du Québec.
Plage Kuendu, 25 décembre 2005
Le temps est superbe aujourd’hui et nous sommes allés à la plage Kuendu. Nous nous sommes super bien amusés. C’est une plage plus tranquille que l’Anse Vata et moins achalandée que celle de la Baie des Citrons. Nous avons vraiment apprécié. L’eau était bleue et le coin était très beau. J’ai pris plusieurs photos de fleurs, car c’est la saison des flamboyants, des bougainvilliers, des hibiscus et de plein d’autres espèces que je ne connais pas encore.
On monte, on monte (en auto!) pour un magnifique point de vue sur Nouméa et ses baies. C’est vraiment superbe. C’est difficile à transmettre par courriel, mais imaginez le vent qui vous fouette, les baies bleues et leurs multiples îles bossues... La Nouvelle-Calédonie est vraiment un bel endroit.
Cascade des monts Koghi, 24 décembre 2005
Pour rejoindre les cascades, nous devons monter longtemps en voiture. Les paysages sont superbes et différents, puisque nous sommes plus près des montagnes. Après avoir stationné à une auberge, nous sommes partis et nous nous sommes un peu perdus sur les sentiers. :) Heureusement que nous avions des gens avec nous qui avaient souvent fait ce chemin et savait comment nous remettre sur la bonne voie. :) Les arbres étaient magnifiques. J’ai même vu des fougères arborescentes, une des plus vieilles plantes de la terre. C’est tellement beau...
Au retour, près de l’auto, un gentil chat nous a accueilli et a vraiment demandé des flattes, ce que tout le monde s’est empressé de lui offrir. Il était même revenu nous voir lorsque nous avons embarqué dans l’auto et nous regardait partir, comme un bon ami. Oui, oui, j’aime les chats! :)
Nous avons mangé dans un McDo parce que je voulais essayer le Mc Malibu, qui n’était pas pire. C’est drôle, ce n’était pas la même odeur dans le McDo du Québec.
Plage Kuendu, 25 décembre 2005
22 décembre 2005
Les débordements de Noël, Nouméa, Nouvelle-Calédonie
On me demandait justement il y a quelques jours si Noël était aussi commercial ici qu’au Québec. Je ne savais pas trop quoi répondre, je n’avais pas vu grand-chose encore.
Je dois avouer que Noël est différent. La ville a installé quelques décorations très jolies dans les rues et un grand arbre sur la Place des cocotiers. Les gens qui installent des décorations sur leur balcon et dans les arbres sont très rares, je n’ai vu que quelques lumières placées ici et là. Les magasins ne semblent pas avoir changé complètement leur marchandise pour des objets rouges et verts, certains n’évoquent même pas la venue de Noël et d’autres ont une petite section spécifique. Les objets d’arts ou les vêtements restent les mêmes.
Il faut savoir qu’ici c’est la période calme de l’année, malgré la venue de plusieurs touristes, car beaucoup de gens tombent en vacances, les enfants particulièrement qui profitent enfin de leurs vacances d’été. Nous sommes dans l’hémisphère sud après tout! :)
Mais hier, on m’a montré le « Jardin de Noël ». Un débordement typique, comme on en voit chez nous. Une transformation totale d’une maison qui devient tout à coup une curiosité. J’avoue que j’ai rarement vu un tel étalage de décorations. Autant les gens d’ici peuvent être plutôt sobres là-dessus, autant l’exagération vaut la peine d’être racontée.
Imaginez des lumières de Noël partout, toutes sortes de couleurs un peu pêle-mêle, à tous les endroits de votre maison. Une crèche assez grande en plastique où on devine à peine les yeux des personnages, de l’animation dans la soirée avec un père Noël qui vous fait chanter « vive le vent, vive le vent, vive le vent d’été, qui s’en va, sifflant, soufflant, dans les grands cocotiers » (ça, c'était drôle). Vous pouvez faire le tour de la maison. Vous découvrez le terrain du propriétaire, le fameux jardin de Noël, c’est-à-dire des lumières dans tout ce que le monsieur a trouvé : des branches, des clôtures, un autre père Noël en arrière, la galerie, des personnages fatigués de Walt Disney, Zorro...
Et pour couronner le tout, dites-vous que vous habitez juste à côté du monsieur qui possède cette maison. Que tous les ans, dès le mois de mars, il commence à installer ses décorations excessives. Et que tous les mois de décembre, vous ne pouvez plus emprunter votre minuscule rue pour rentrer à la maison et que stationner votre voiture devient un calvaire. En effet, la ville et tous ses enfants se réunissent devant ce jardin d’électricité.
Alors oui, il arrive que, même en Nouvelle-Calédonie, la joie de Noël devient une exagération. Je ne comprendrai jamais pourquoi certaines personnes ont besoin d’exposer la magie de Noël d’une façon aussi éclairée et bruyante, un peu exhibitionniste. J’ai plutôt l’impression que cet étalage flou gâche un peu ce que devrait être Noël.
Mais bon, on est mal placé pour critiquer le monsieur. Je me souviens qu’il y a toujours chez nous quelqu’un qui se charge de faire la première page du journal avec ses factures d’électricité du mois de décembre. Et que le fouillis n’est souvent guère mieux que ce que j’ai vu hier.
Reste que j’ai toujours apprécié me promener dans les rues enneigées le soir pour regarder ce que les gens ont trouvé cette année pour souligner (pas étaler!) la beauté de Noël. Une couronne, une étoile, un arbre, un père Noël. Je garde un superbe souvenir des promenades en voiture en famille dans les rues de ma petite ville dans le temps des Fêtes.
Jusqu’à ce que je retrouve ces mêmes décorations laissées là pour la Saint-Valentin ou Pâques... Mais ça, c’est une autre histoire.
Joyeux Noël à tout le monde! :)
Je dois avouer que Noël est différent. La ville a installé quelques décorations très jolies dans les rues et un grand arbre sur la Place des cocotiers. Les gens qui installent des décorations sur leur balcon et dans les arbres sont très rares, je n’ai vu que quelques lumières placées ici et là. Les magasins ne semblent pas avoir changé complètement leur marchandise pour des objets rouges et verts, certains n’évoquent même pas la venue de Noël et d’autres ont une petite section spécifique. Les objets d’arts ou les vêtements restent les mêmes.
Il faut savoir qu’ici c’est la période calme de l’année, malgré la venue de plusieurs touristes, car beaucoup de gens tombent en vacances, les enfants particulièrement qui profitent enfin de leurs vacances d’été. Nous sommes dans l’hémisphère sud après tout! :)
Mais hier, on m’a montré le « Jardin de Noël ». Un débordement typique, comme on en voit chez nous. Une transformation totale d’une maison qui devient tout à coup une curiosité. J’avoue que j’ai rarement vu un tel étalage de décorations. Autant les gens d’ici peuvent être plutôt sobres là-dessus, autant l’exagération vaut la peine d’être racontée.
Et pour couronner le tout, dites-vous que vous habitez juste à côté du monsieur qui possède cette maison. Que tous les ans, dès le mois de mars, il commence à installer ses décorations excessives. Et que tous les mois de décembre, vous ne pouvez plus emprunter votre minuscule rue pour rentrer à la maison et que stationner votre voiture devient un calvaire. En effet, la ville et tous ses enfants se réunissent devant ce jardin d’électricité.
Alors oui, il arrive que, même en Nouvelle-Calédonie, la joie de Noël devient une exagération. Je ne comprendrai jamais pourquoi certaines personnes ont besoin d’exposer la magie de Noël d’une façon aussi éclairée et bruyante, un peu exhibitionniste. J’ai plutôt l’impression que cet étalage flou gâche un peu ce que devrait être Noël.
Mais bon, on est mal placé pour critiquer le monsieur. Je me souviens qu’il y a toujours chez nous quelqu’un qui se charge de faire la première page du journal avec ses factures d’électricité du mois de décembre. Et que le fouillis n’est souvent guère mieux que ce que j’ai vu hier.
Reste que j’ai toujours apprécié me promener dans les rues enneigées le soir pour regarder ce que les gens ont trouvé cette année pour souligner (pas étaler!) la beauté de Noël. Une couronne, une étoile, un arbre, un père Noël. Je garde un superbe souvenir des promenades en voiture en famille dans les rues de ma petite ville dans le temps des Fêtes.
Jusqu’à ce que je retrouve ces mêmes décorations laissées là pour la Saint-Valentin ou Pâques... Mais ça, c’est une autre histoire.
Joyeux Noël à tout le monde! :)
S'abonner à :
Messages (Atom)